Les Démagogues et leurs Idiots utiles

Bernard Plouvier

Les années électorales sont très favorables à la prolifération de ces deux archétypes, obligatoirement accouplés, car, sans son cortège de crétins (« Lénine » aurait parlé d’idiots utiles) qui ne demandent qu’à être dupés, le démagogue n’est rien. Comme l’hystérique et le psychopathe, le démagogue ne vit que du regard et des applaudissements d’un public voué à l’adoration d’une idole, d’ailleurs éminemment fongible. De même qu’un « clou chasse l’autre », une idole se démode.

Ces constatations n’ont rien de spécifiquement français, encore moins de moderne. Mais l’An 2022 en France (comme le fut d’ailleurs 2017) est manifestement un grand cru de la démagogie et du crétinisme, au moins en trois registres : l’économie, l’immigration incontrôlée et les droits de la Nation… dont se fichent éperdument les actuels démagogues.

À l’origine, le mot « économie » signifiait l’organisation de la vie au sein d’une. Au XVIIIe siècle en Europe, l’on se mit à parler d’économie politique pour désigner la production et la distribution des produits, ainsi que l’organisation du travail au sein d’un État. Au XIXe siècle, on abrégea l’expression en « économie » et tout le monde comprit que l’on était passé du particulier au général, mais aussi de la pratique plus ou moins sage aux nuées théoriques.  

Quel que soit le système politique, économique et social, il y aura toujours des riches et des pauvres, et de façon légitime. Il est logique qu’un individu très travailleur et brillant gagne davantage d’argent que le sot ou le paresseux. Il est évident que le sous-doué et le sous-productif ne doivent pas recevoir les mêmes salaires et primes que leurs antithèses. La véritable justice sociale repose sur le fait que chacun reçoive son dû, en principe corrélé à l’utilité de l’individu pour l’État et la Nation.

Ce ne sont pas les disparités de fortune qui sont critiquables si elles reposent sur une activité honnête. Ce qui est ignoble, c’est l’absence de reconnaissance du travail utile, la prime donnée aux pitres et aux malins, aux techniques financières et à l’exploitation abusive du travail d’autrui. Or ce sont les fondements les plus évidents de l’économie globale, où la désinformation politico-médiatique règne en maître, où les Occidentaux importent du continent asiatique la quasi-totalité des biens de consommation courante et vivent depuis des années en étant payés en monnaie de singe, qu’il faudra peut-être un jour rembourser en vraies valeurs.

Un État fondé sur l’éthique devrait déterminer pour chaque emploi ce qu’est le juste salaire et faire participer les véritables travailleurs, ceux qui fournissent des produits ou des services utiles, aux bénéfices de leur entreprise. Est parfaitement illégitime la richesse gagnée sans effort ni utilité ou de façon malhonnête. L’État, qui est par définition voué à la gestion du Bien commun de la Nation, doit lourdement taxer le produit de la spéculation, à peine moins délictueuse que le vol, et confisquer l’argent de la corruption et du crime organisé.

Si la démocratie se définit par l’égalité de tous devant la loi, la justice sociale ne peut qu’être l’expression de la méritocratie. Pleurer sur la misère des sous-productifs et des sous-doués n’est d’aucun intérêt pour personne.

Mais aux pauvres et à ceux qui sont destinés à le demeurer une génération après l’autre, par l’effet de leur bêtise, de leur paresse ou de leur nullité, certains ont voulu proposer un dérivatif. Aux XIXe et XXe siècles, les sectateurs des Dioscures Marx et Engels se sont faits les chantres de la guerre des classes sociales, ce qui a enchanté les sous-doués haineux et violents. Les régimes fondés sur l’utopie communiste se sont effondrés sous le poids de l’inefficacité, liée à la sottise institutionnelle, mais aussi à une corruption, un népotisme et un favoritisme plus accentués que dans aucun autre système politico-économique. Il demeure pourtant quelques dinosaures pour vanter la qualité de ce brouet.

Alors que l’on pouvait espérer la mort de la haine des classes grâce à la disparition de l’URSS et de ses satellites, on nous réimpose deux vieilleries que l’on avait cru disparues à jamais de notre pays depuis trois-quarts de siècle : la haine raciale et la haine religieuse.

L’immigration de masse d’origine africaine et proche-orientale importe une religion à la fois guerrière et conquérante, mais également fataliste. Allah sait tout et donne à ses mahométans ce qu’il faut, quand il le faut, singulièrement la victoire sur les « infidèles », à condition toutefois que les guerriers de l’islam veuillent se mobiliser dans un Djihâd qui n’est une affaire d’épuration personnelle que pour les soufis. C’est en réalité une guerre totale, impitoyable envers qui refuse de se convertir.

L’ennui pour les Français autochtones, c’est que – sans demander le moins du monde l’avis du Peuple Souverain – on accueille, une décennie après l’autre, un nombre ahurissant de ces fidèles, alors même que règne dans le pays et depuis les années 1970 un chômage structurel incompressible.

Le système occidental est vicié par la profonde sottise des jouisseurs amoraux qui dominent les milieux de l’économie depuis le début de l’ère mondialiste, quand les impératifs financiers à court terme l’ont emporté sur la logique de la saine entreprise. Selon les grandes zones planétaires, tous les États de la planète ou presque sont entrés, de 1980 à l’An 2000, dans cette économie amorale, détachée de sa finalité : la gestion du Bien Commun de chaque Nation. Par leur irréflexion et leur cupidité malsaine, les nouveaux maîtres ont multiplié les motifs d’explosion sociale en tout pays.

Ils ont lassé les meilleurs travailleurs en instaurant une instabilité professionnelle touchant non plus seulement les fainéants, les trublions et les médiocres, mais aussi les plus performants. Une société progresse quand les meilleurs – les plus intelligents, les plus inventifs, les plus efficaces, les plus travailleurs – peuvent espérer une promotion sociale, fondée sur leurs mérites. Ce fut toujours le stimulant des pauvres actifs et ingénieux, qui se hissaient, en une ou deux générations, au niveau des classes moyennes voire supérieures.

L’absurde société globalo-mondialiste offre trois grandes causes de déstabilisation personnelle et d’aspiration à la subversion politique et sociale :

1 – ne plus pouvoir accéder à une fonction de responsabilité alors que les mérites personnels et les services rendus justifient cette promotion, et ce en raison du népotisme et du favoritisme de causes ethnique, religieuse ou maçonnique, et pour caser les rejetons des amis, des actionnaires, des amants et/ou amantes des sujets en situation temporaire de dominance, dans le secteur privé – ce qui peut paraître logique – ou public – et là, c’est inadmissible.

2 – pour un honnête travailleur, ne plus avoir la possibilité d’acquérir son logement du fait d’une spéculation immobilière effrénée. Et s’il l’a acquis, la possibilité de le conserver dépend de la stabilité de sa vie familiale, menacée par l’inconduite du mâle ou par le féminisme hystérique. Nos sociétés occidentales, mais les mahométans ne font pas mieux, ont banalisé le divorce, soit que la trop adulée princesse veuille dominer son mâle, soit que l’une ou l’autre des parties veuille tenter de se rajeunir en changeant de partenaire.

3 – l’incivilité, la délinquance, la criminalité et l’activisme religieux des immigrés issus d’autres continents, se comportant en conquérants alors même qu’ils sont arrivés en mendiants.

Tels sont les problèmes que d’authentiques gouvernants doivent s’attacher à résoudre et rapidement, avant que ne survienne l’explosion violente, génératrice d’une énorme quantité de morts et de dégâts. 

On en est fort éloigné en France depuis 1981. Ces cinq dernières années, le merveilleux PDG Macron n’a fait qu’ajouter, son cocktail personnel d’arrogance et d’agressivité verbale à la malfaisance de ses prédécesseurs. Et la Macron-Touch fait fureur : les Français l’adorent et en redemandent – OK, il s’agit seulement de 35 à 40% de l’électorat, mais du fait de l’abstention des paumés-désabusés, cette minorité devient majorité et l’on rejoue, de façon objectivement très surprenante, le scenario de 2017, où une bande de nullards d’exception, dont certains traînaient diverses casseroles judiciaires, s’est abattue sur l’État, officiellement pour gouverner la Nation. Et l’on a vu le résultat !  

L’unique réponse à donner aux agités du bocal qui viennent de nouveau proposer à la Nation française le brouet marxiste, nappé de diverses sauces, ou le brouet mahométan, déjà repoussé d’Europe (il y a plus de mille ans dans le cas français), est de rappeler cette profonde vérité : la Démocratie ne repose que sur l’égalité des droits entre tous les citoyens, la méritocratie, le recours à la Nation pour les grandes décisions, enfin sur le refus de la confusion des valeurs : la gestion du Bien commun des Nations ne doit jamais devenir une affaire religieuse. Il est vrai que ce sont les fondements des régimes populistes où la Nation est homogène.

http://synthesenationale.hautetfort.com/

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