Crise alimentaire. Le grain doit être dans l’assiette. L’Allemagne ne veut plus de biocarburant jusqu’en 2030

par  | 19 Mai 2022 |

Je vais beaucoup vous parler de résilience ces prochains jours, et la raison est simple. 

Il ne sert à rien de couiner ou de se plaindre face aux changements qui s’imposent à nous. Nous pouvons les discuter politiquement pour autant que l’on nous en laisse le choix, ce qui n’est pas évident vous en conviendrez lorsque l’on souhaite exprimer une voix un peu différente ou des nuances aussi bien sur la vaccination que sur la Russie. C’est tout de suite les anathèmes. Nous pouvons surtout nous préparer et nous adapter. Lire la suite

Les dessous de la reddition d’Azovstal et des mercenaires étrangers : probable entente entre la Russie et l’Otan

Le rôle de l’OTAN et des Etats-Unis, fomenteurs de l’éternisation de la guerre entre Russie et Ukraine continue, se précise avec la reddition des soldats ukrainiens assiégés dans l’aciérie de Marioupol et de quelques mercenaires étrangers au profil bien trempés. Les tunnels d’Azovastal réservent des surprises.

Depuis le début du conflit, il ne faisait pas de doute que des conseillers militaires américains et de l’OTAN ainsi qu’israéliens apportaient leur aide et leur expérience à l’armée ukrainienne. Considérant qu’Azovstal était une position stratégique, il est quasiment indubitable que certains s’y trouvaient au moment de la capitulation. D’ailleurs au jour d’aujourd’hui, Moscou considère il y aurait encore un millier de combattants, principalement du régiment Azov, que la Russie invite à se rendre, et peut-être aussi certains de ces conseillers militaires étrangers, The Time évoquant le chiffre de 400. Lire la suite

Gustave Thibon arraché à la pesanteur

[Ci-dessus : Gustave Thibon vers la fin de sa vie. Ses entretiens avec Philippe Barthelet révèlent la finesse d’une pensée souvent mal comprise, et parfois détournée, ainsi qu’une âme éprise de poésie. Le philosophe cite avec une intense jubilation les vers des poètes qui, depuis sa jeunesse, n’ont cessé de le hanter]

Recension : Philippe Barthelet, Entretiens avec Gustave Thibon, Rocher, 240 p.

Décédé au début de l’année 2001 à un âge “jüngerien” (il était né en 1903), Gustave Thibon reste, en dépit d’une œuvre étalée sur six décennies et de plusieurs émissions de télévision qui lui ont été consacrées, un auteur mal connu. Non au sens où son œuvre n’aurait touché qu’un public confidentiel, mais parce qu’elle a été reçue et commentée surtout dans des milieux assurément incapables d’en faire ressortir la richesse et la subtilité. Je veux évidemment parler de certaines franges assez rances du “national-catholicisme à la française”, qui eussent bien volontiers limité le “métaphysicien poète” au paysan ardéchois chantre de la fameuse “terre qui ne ment pas”. Lire la suite

Philippe Monguillot battu à mort à Bayonne : les accusés ne sont plus poursuivis pour meurtre mais pour “violences volontaires”. Ils risquent au maximum 20 ans de prison. Une juge en a décidé ainsi, réfutant les réquisitions du parquet (MàJ)

Les deux principaux suspects, qui ont tué Philippe Monguillot le 5 juillet 2020, ne risquent plus la prison à perpétuité. L’épouse de la victime, Véronique Monguillot, se dit «anéantie». Lire la suite

Taha Bouhafs et l’agonie interminable de la politesse politique, par Clément Martin

Taha Bouhafs

Dans un tweet récent[1], la journaliste du Figaro Eugénie Bastié se lamentait du fait que le militant indigéniste notoire Taha Bouhafs (épinglé à de multiples reprises dans son propre camp pour des déclarations incendiaires) retire sa candidature aux législatives dans la 14e circonscription du Rhône. Selon ce dernier, son choix aurait été motivé par la pression médiatique ultraviolente dont il aurait fait l’objet (menaces de mort, entre autres[2]). Eugénie Bastié affirme qu’il aurait été préférable de battre l’ex-candidat de La France Insoumise dans les urnes plutôt que d’employer la pression médiatique à son encontre. Ce que révèle l’attitude de la journaliste du Figaro, c’est l’aveuglement et la ringardise de la droite, empêtrée dans son souci de la respectabilité politique et de l’adhésion aux « règles du jeu », alors même que celles-ci n’ont jamais été que des entraves pour la droite.

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De Taha Bouhafs au burkini : comment la gauche française piétine méticuleusement le féminisme

burkini

« Ne m’appelez plus jamais gauche, la gauche, elle m’a laissé tomber. » L’épave du paquebot féministe, navire amiral du progressisme occidental, vient une fois de plus de se fracasser sur ses insondables contradictions.

Le premier trou dans la coque, béant, c’est bien sûr celui des agressions sexuelles – gérées en interne – dont a fait l’objet l’ex-futur-candidat aux législatives Taha Bouhafs. « Si Clémentine Autain a eu une forme de discrétion (sic) sur la nature des accusations qui étaient portées contre Taha Bouhafs, c’est parce que d’abord et avant tout, ce qui doit primer dans ce genre de cas, c’est la parole et la volonté de ces femmes », a justifié Adrien Quatennens, sur Europe 1, dimanche. Les arguments sont éculés.

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Agressions, insécurité, immigration… Ces Français qui s’exilent parce qu’ils « ne reconnaissent plus la France » (MàJ)

Ces Français qui s’exilent parce qu’ils «ne reconnaissent plus la France»

Vu sur FdeSouche

11/05/22

Insécurité, incivilités, communautarisme, «cancel culture»… Dans la part croissante de nos concitoyens qui s’expatrient, un certain nombre y est poussé par dépit.

Ils ne reconnaissent plus la France. Celle de leur jeunesse ou celle que leur racontent leurs parents. Agressions, cambriolages, incivilités, trafics, montée du communautarisme, mais aussi la «fracture de la société», dénoncent-ils, ou cette «cancel culture» qui fait table rase de leur passé… Inquiets d’une «grande métamorphose» – bien décrite par Jérôme Fourquet dans L’Archipel français ou La France sous nos yeux (1) -, ce pays qu’ils aiment, ils ont pourtant choisi de le quitter. «L’une des conséquences de la mondialisation, c’est qu’une part croissante de nos concitoyens s’expatrie, analyse le directeur du département opinion à l’Ifop. Leurs motivations sont très différentes: économiques, fiscales, et puis aussi des questions de qualité de vie, de sécurité, d’identité. Typiquement, dans certaines destinations touristiques, comme Bangkok, Manille, Miami ou Lisbonne, on remarque un vote Zemmour très supérieur à sa moyenne nationale: le vote d’une petite communauté française plus ou moins âgée, expatriée par dépit, qui pense que notre pays fout le camp…». (…)

www.lefigaro.fr

Jack London, une éthique du sauvage

Jack London, une éthique du sauvage

Trois questions à Benjamin Demeslay sur l’écrivain américain Jack London.

Jack London est un écrivain mais c’est aussi un homme à la vie tumultueuse, qui a multiplié les voyages et les aventures, vivant comme une « comète » de passage sur Terre. N’est-il finalement pas l’anti-modèle de l’homme capitaliste sous toutes ses formes ?

Jack London (1876-1916) est, bien sûr, l’auteur de L’Appel de la Forêt (1903) et de Croc blanc (1906) : des romans politiques exposant une radicale et profonde compréhension de la société, que l’on résume trop souvent à leur seul statut de roman de jeunesse. Il est aussi – d’abord sans doute – un auteur à succès qui dût vivre de sa plume pour quitter sa condition sociale ; pour s’accomplir. Ne comptant sur aucun héritage, aucune rente, London capitalisa l’expérience américaine, quêtant le succès comme sa propre mesure au cours d’expériences nombreuses, intenses, souvent brèves. La jeunesse de London se confond avec celle de son continent alors que les États-Unis se couvrent de voies de communication, développent leur industrie, attirent une immigration pléthorique.

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