
« C’est grave. Extrêmement grave. » Marie Grimaud, l’avocate qui défend quatre familles de victimes de violences sexuelles dans le périscolaire, est atterrée. À côté d’elle, dans le public, des parents préfèrent quitter la réunion plutôt que d’exploser face à « tant d’incompétence et de laxisme » de la Ville de Paris. Un père qui tient le micro afin de poser une question se met à trembler et préfère se rasseoir.
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Elle explique que les deux logiciels, celui de la gestion de paie et celui de la Caspe (circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance) qui dispatche les agents selon les besoins du jour, « ne fonctionnent pas ensemble. » Dans la foulée, elle reconnaîtra que « ce n’est pas normal », mais que ces plannings sont « truffés d’erreurs ».
Problème, « dans plusieurs affaires, des gardes à vue ont été levées, il y a eu des classements sans suite, sur la base de ces plannings », réagit Me Marie Grimaud. L’effroi est réel dans la salle.
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Quant à l’enquête administrative, elle n’a même pas pointé ce dysfonctionnement. « Ce n’était pas dans nos missions », tente de se dédouaner l’inspecteur général, sans convaincre l’assemblée. Du côté de la Ville, la cheffe de la Dasco et Anne-Claire Boux, l’adjointe au maire de Paris chargée des affaires scolaires, tentent de minimiser le problème, disant qu’ils n’ont pas directement transmis ces éléments à la justice. « Et nous retravaillons pour les transmettre au plus vite. »
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