
Par Gaston Le Torch
Hé les miloufs, vous avez remarqué comme la situation évolue vite ? Disons que « la France bouge ». Chaque samedi, vous êtes appelés en renfort de la police dans le cadre de l’opération sentinelle. C’est qu’un début et si ça se trouve le Gouvernement fera appel à vous pour bien plus… Voilà pourquoi il faut que vous commenciez à vous intéresser à la politique qui est revenue en force alors qu’on nous bassinait avec la « guerre culturelle »… Et, pour commencer, voyons le retour des rois. Oui, oui des ROIS !!!
Voilà donc le nouveau monde qui se dessine. Fini le droit, finies les belles règles internationales, finis les grands principes de souveraineté entre nations. Tout ça, les traités, les institutions, les discours sur la paix et la prospérité… au vestiaire ! Une autre époque commence. Les auteurs américains l’appellent le néo-royalisme. En clair, le retour du pouvoir personnel.
Trump en est le grand ordonnateur. L’Amérique n’est plus tout à fait un État au service d’une nation, mais une affaire de famille, de fidèles et d’intérêts bien placés. Et autour du souverain, les obligés se pressent. L’État devient la propriété politique d’une coterie.
Le Venezuela ? Son pétrole. Le Groenland ? Ses territoires et ses perspectives immobilières. Les droits de douane ? Un moyen de faire payer les autres, de les contraindre à investir et de redistribuer les profits aux amis du pouvoir. La politique étrangère n’est plus seulement une affaire de puissance nationale : elle devient une entreprise de captation des richesses au bénéfice du ROI.
Et Trump n’est pas seul dans cette aventure. Poutine, Orbán, Modi, Erdoğan présentent, chacun à sa manière, les mêmes symptômes : un chef, une cour, des fidèles, des oligarques. Le pouvoir se personnalise, les institutions s’effacent, les intérêts particuliers prennent le pas sur l’intérêt général. Les États ne sont plus vraiment égaux entre eux. Il y a les grands souverains et les autres, ceux qui négocient, s’inclinent et finissent par apporter leurs présents.
Reste à justifier tout ça. Autrefois, les rois tenaient leur autorité de Dieu. Les nouveaux souverains invoquent leurs qualités exceptionnelles, leur génie personnel, leur mission historique, parfois même la Providence. Le droit devient une entrave, la démocratie une faiblesse et le chef se présente comme l’homme providentiel que rien ne saurait arrêter.
Et l’Europe dans tout ça ? Elle négocie, elle concède, elle recule. Elle croit acheter la paix par quelques concessions supplémentaires. Mais chaque concession appelle la suivante. Dans ce nouveau jeu, céder ne suffit jamais : il faut encore payer tribut et reconnaître le maître.
https://www.actionfrancaise.net/2026/11/05/le-retour-des-rois/
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