La langue parfaite n’a pas passé le week-end

Il était une fois une langue parfaite.

Elle était régulière, logique, sans exception, sans verbe irrégulier qui vous tend un piège au détour d’un passé simple. Elle était conçue avec amour par un médecin humaniste et soutenue pendant 140 ans par des idéalistes d’une sincérité à toute épreuve.

Il était une fois, aussi, un anglais d’aéroport, rabougri, approximatif, qui confond allègrement “since” et “for”, que personne n’a dessiné, que personne n’a voté, et que personne n’a jamais défendu dans une commission parlementaire.

Mais patatras, ce n’est pas la langue belle & logique, qui est parlée aujourd’hui par un milliard et demi de personnes…

Et voilà un prêtre qui reçoit une langue en rêve, un Premier ministre qui veut réduire l’anglais à 850 mots, un Journal officiel qui invente un dièse qui n’en est pas un, bref, une véritable collection d’anecdotes réjouissantes… derrière laquelle se cache une leçon sérieuse, que Friedrich Hayek avait formulée bien avant la chasse au “hashtag” : la langue est le plus ancien et le plus massif des ordres spontanés, et elle se moque éperdument de ceux qui prétendent la planifier…

Ces histoires de bricolages linguistiques sont développées dans la suite de cet article sur Substack, réservé à mes abonnés, et qui vous incitera, je l’espère, à vous abonner à votre tour, ce qui me permet, pour le prix d’un café en terrasse par article, de continuer à vous fournir quelques réflexions, un peu de poil à gratter et quelques mèmes rigolos.

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