
Tarek K. aura donné du fil à retordre aux policiers. Le 16 septembre dernier, les forces de l’ordre interviennent dans le centre-ville de Toulon pour une altercation entre deux individus. Sur place, elles constatent que l’un d’eux est en situation irrégulière et visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
L’homme se rebelle, insulte les agents et refuse de les suivre. Contraint de les accompagner, il ne tarde pas à se déchaîner. « Premièrement, on se demande pourquoi vous êtes toujours là », lance le tribunal, qui déplore son « comportement inacceptable » durant la garde à vue. « Vous avez commencé à traiter les policiers de “fils de pute”, les menaçant. D’autres agents ont donc pris le relais, histoire que vous vous calmiez », relate la présidente, Marie-Laure Arnouil.
Mais rien n’y fait. Les insultes et provocations pleuvent sur les policières : « T’as un gros cul, grosse pute », « Je vais te faire du mal », « Je te baise »… Comme si cela ne suffisait pas, le prévenu exhibe son sexe devant elles. Excédée, l’une des policières lui lance : « Avec ce que tu as, tu ne risques pas de faire grand mal ! » Une remarque qui fait bondir le mis en cause, qui redouble de violence.
« Les forces de police ne sont pas là pour servir d’exutoire »
« En montrant son sexe à tout le monde, on s’expose à ce genre de réflexion, Monsieur », lui rappelle tant bien que mal le tribunal.
Partie civile, Me Régis Durand dénonce une « exhibition sexuelle mêlée à des outrages plus désagréables les uns que les autres ». « La garde à vue a été un véritable festival. À tel point qu’on a dû le changer de commissariat à plusieurs reprises. D’abord à La Garde, puis à Toulon, ensuite à La Seyne. Avec des problèmes à chaque fois ! Il faut comprendre que les forces de police ne sont pas là pour servir d’exutoire, elles ne font que leur travail ! »
L’avocat du prévenu, Me Antoine Gignoux, tente de nuancer le portrait de son client : « Il reconnaît les faits, et c’est important. Il a conscience que ce qu’il a fait est intolérable. Il n’était pas dans son état normal. »
Le tribunal condamne finalement Tarek K. à 18 mois de prison, avec maintien en détention. À sa sortie, il fera l’objet d’une interdiction définitive du territoire français.
Source : Nice-Matin, 2 novembre 2026.
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