
Droite et centre ont creusé leur propre tombe en niant le droit à l’existence du FN/RN.
S’il fallait citer un exemple de ratage absolu de stratégie politique, celui de la diabolisation continue du FN et du recours systématique au barrage républicain anti-RN lors de chaque élection est un modèle du genre. Marine peut remercier tout l’arc dit républicain de l’avoir soutenue dans sa conquête de l’électorat patriote attaché à ses racines et à son identité. En menant strictement la même politique que la gauche, depuis les années Chirac, droite et centre ont fini par démontrer leur totale inutilité à l’électorat souverainiste.
Par conséquent, on comprend que la panique s’empare des états-majors politiques face à l’abîme qui sépare dorénavant le peuple de ses élites dirigeantes. Seul le parti qui n’a jamais gouverné et ne l’a donc jamais trahi recueille les faveurs du peuple natif. Mais chez les leaders c’est la débandade.
On voit Sarkozy prôner un rapprochement avec le RN qu’il a toujours combattu, tandis que Larcher et Retailleau s’arc-boutent sur leur hypocrite ni-ni, renvoyant lâchement dos à dos le parti antisémite LFI et le RN pro-Israël. Attal stagne dans les bas fonds, Wauquiez et Darmanin ont misé sur le mauvais cheval, Philippe, qui accélère sur son toboggan. Et Lisnard demande à Ciotti de lâcher le RN pour le rejoindre. L’idée d’une primaire de la droite et du centre refait surface.
Voilà où en sont la droite et le centre, une misérable équipe de Pieds nickelés qui n’ont joué que leur carte personnelle depuis des lustres, sans jamais écouter le peuple et ses choix identitaires. Tous ont sciemment nié le naufrage de leur politique migratoire suicidaire qui n’apporte que violence, divisions et chaos racial, comme on le constate une fois de plus lors de chaque WE.
Cette panique des élites dirigeantes profite à la clarté du discours populiste, qui se pose en alternative face à la culture de l’échec. Ceux qui ont tout raté, qui ont ruiné le pays, disloqué la nation et semé les germes d’un embrasement interconfessionnel et racial n’ont plus aucun argument pour défendre leur bilan et justifier leur maintien aux affaires. Leur gestion des questions régaliennes et migratoires nous a conduits dans le mur.
Dans ce monumental naufrage démocratique, le grief le plus dénoncé concerne le traitement de la démocratie directe. L’épisode du traité de Lisbonne en 2007, survenant après le rejet par référendum de la Constitution européenne en 2005, reste pour tout patriote le symbole d’une confiscation de la parole populaire par les élites parlementaires. Une violation impardonnable de la démocratie. C’est précisément sur cette blessure démocratique que le RN a bâti son contre-discours, en plaçant le recours systématique au référendum au centre de sa promesse institutionnelle. Ce que demande le peuple, c’est que les élus l’écoutent. Quoi de plus légitime ?
Ce que la crise actuelle de la droite et du centre démontre, ce n’est pas seulement une panique générale des leaders désemparés par les conséquences de leur propre politique, c’est surtout le grand retour du fait démocratique. Quand les élus ne savent ni écouter ni protéger le peuple, celui-ci se tourne vers le seul parti qui entend gouverner en lui donnant la parole afin de décider de son propre avenir. Tout le contraire des 40 années de mépris qu’ont subi les citoyens.
Jacques Guillemain
https://ripostelaique.com/40-ans-de-cordon-sanitaire-ont-propulse-le-rn-vers-les-40/
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