Un impératif changement de scrutin…

Madame Le Pen, si elle gagne, va se heurter à une difficulté supplémentaire, celle d’avoir une majorité à l’Assemblée nationale. On nous dira qu’en général le président fraîchement élu bénéficie d’une dynamique qui lui donne une majorité. Ce ne fut déjà pas le cas lors de la dernière élection de Macron, on peut donc légitimement imaginer que le phénomène peut se reproduire. Même si on peut légitimement s’interroger sur cette bizarrerie spéciale à Macron.

Dans ce cas rien ne sera possible et nous entrerons dans une période de blocages et d’incertitudes politiques. Ceux qui hier ne voulaient pas rajouter du chaos à celui existant, n’hésiteront pas dans ce cas de figure à s’affranchir de cette délicatesse. La solution pour elle serait de changer le mode de scrutin et d’instaurer ce que nous préconisons au PRF, un scrutin majoritaire uninominal à un tour. C’est simple, c’est basique et ça permettra d’avoir une majorité claire. Surtout cela évitera de reproduire la situation que nous connaissons depuis la dernière législative, à savoir qu’un parti arrivé largement en tête au premier tour, n’a pas le plus de députés au soir du second tour.

Mais pour parvenir à ce résultat il n’y a qu’une solution, demander par référendum, avant de dissoudre l’actuelle assemblée, que le scrutin des législatives adopte ce nouveau mode. Si le peuple accepte, elle pourra ensuite dissoudre l’assemblée et sera assurée d’avoir une confortable majorité. Il lui restera ensuite à élaborer d’autres stratégies pour parvenir à modifier le mode de révision de la constitution trop centré sur l’article 89. L’autre question de fond sera de savoir si une loi référendaire, c’est-à-dire directement issue de la volonté du souverain, c’est-à-dire le peuple, peut être modifiée par les parlementaires. Le précédent de 2005 sur l’Europe nous donne un début de réponse, et c’est justement pour éviter que se renouvelle cette trahison des élites, qu’il va devenir impératif de protéger juridiquement les décisions que le peuple prend.

Une autre bataille s’annonce donc, mais la première à livrer, que ce soit pour madame Le Pen ou pour tout autre candidat patriote ou du moins se réclamant du camp patriote, c’est de modifier le mode de scrutin avant de dissoudre. Que fera-t-elle de cette préconisation ? Voudra-t-elle rester dans une sorte de tradition pour ne pas être taxée d’un charcutage électoral ? Possible, mais certaine situation mérite que l’on prépare l’avenir sur des initiatives osées, et à se moquer des critiques, qui bien souvent viennent de ceux qui ne veulent rien changer parce que le système leur est favorable. Il faut savoir ce que l’on veut, et se donner les moyens d’exercer le pouvoir dans les meilleures conditions. Cette démarche entrerait parfaitement dans le champ de compétence de l’article 11. Ferrand ne pourrait donc pas s’y opposer, et le peuple serait alors souverain pour décider s’il veut avoir une assemblée stable et cohérente, ou s’il préfère avoir une myriade de partis qui se regardent et s’annulent sur les grands sujets toujours en opposition avec le désir d’un peuple qui ne peut le faire savoir que dans la rue ou lors des sondages, pour le moment avec absence totale d’efficacité.

Une assemblée majoritaire ne garantit pas au peuple une harmonie entre ce qu’il désire majoritairement et ce que les députés feront, mais cela donne cependant l’assurance que globalement la majorité sera respectée dans ses choix et décision, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, puisque artificiellement, nous avons une assemblée dont le poids n’a rien de proportionnel avec la réalité, et les résultats du premier tour en 2027 nous le rappelleront cruellement sans pour autant provoquer une réaction correctrice, sauf si notre proposition est mise en musique.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/10/28/un-imperatif-changement-de-scrutin/

Votre commentaire