La France en faillite : 30 années d’incompétence criminelle

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La dette publique française est passée de 663,5 milliards d’euros en 1995 (55,5 % du PIB) à environ 3644 milliards d’euros (120 % du PIB). Cette trajectoire s’explique par des budgets continuellement déficitaires depuis 1975, combinés à des crises économiques majeures très mal gérées (crise financière de 2008, pandémie de Covid-19 en 2020) et au poids croissant de la charge des intérêts.

Voici un bilan comparatif mesurant l’incurie de chaque Président :

Les cancres comme Macron, mais pas que lui, peuvent incriminer les crises en tous genres, mais ces crises majeures, financière, sanitaire, énergétique ou sociale, ne sont pas le privilège de la seule France, elles ont touché toute l’Europe. Et quand la BCE a baissé ses taux à zéro, la France en a profité pour emprunter massivement, non pas pour rembourser des prêts anciens contractés à 3 %, mais pour bénéficier de « l’argent gratuit ». Moyennant quoi, nos lumières de Bercy empruntent aujourd’hui à 5 % pour rembourser les emprunts à taux zéro !

Bilan de l’évolution par Président (1995-2026)

Président Période Dette au début Dette à la fin Augmentation brute Évolution en points de PIB
Jacques Chirac 1995 – 2007 663,5 Md€ 1 212 Md€ +549 Md€ +9 pts (55,5% à 64,1%)
Nicolas Sarkozy 2007 – 2012 1 212 Md€ 1 869 Md€ +657 Md€ +26 pts (64% à 90,2%)
François Hollande 2012 – 2017 1 869 Md€ 2 218 Md€ +349 Md€ +8 pts (90,2% à 98%)
Emmanuel Macron 2017 – Présent 2 218 Md€ ~3 644 Md€ +1 426 Md€ +21 pts (98% à 119,9%)

Facteurs clés de l’augmentation

– Jacques Chirac (2 mandats, 12 ans) : Une progression nominale modérée. Le poids de la dette a profité d’une accalmie et d’une baisse temporaire sous la cohabitation Jospin (1997-2002) grâce à une forte croissance mondiale (“cagnotte fiscale”), avant de repartir à la hausse par la suite.

– Nicolas Sarkozy (1 mandat, 5 ans) : Le président ayant le plus creusé la dette en points de PIB par an. Son mandat a été directement percuté par la crise des subprimes de 2008, qui a forcé l’État à injecter des milliards d’euros dans des plans de relance et de sauvetage bancaire alors que les recettes fiscales s’effondraient.

– François Hollande (1 mandat, 5 ans) : Une hausse plus contenue en fin de mandat. La dette a continué de progresser suite aux séquelles de la crise de la zone euro, avant une relative stabilisation sur la deuxième moitié du quinquennat due à la réduction progressive des déficits et à une ère de taux d’intérêt très bas. 

– Emmanuel Macron (en cours) : La plus forte augmentation de la dette en valeur absolue sous la Ve République. Ce bond intègre la gestion de la crise des Gilets Jaunes, les dépenses massives du “quoi qu’il en coûte” pendant la pandémie de Covid-19 en 2020 (+270 Md€ en un an), suivies des boucliers tarifaires face à la crise énergétique et du dérapage récent des finances publiques. Avec notre génie élyséen la dette a augmenté de 12 milliards par mois.

Et l’Allemagne, sur la période 1995-2026 ?

En 1995, la France et l’Allemagne avaient un niveau d’endettement quasiment identique (environ 55 % du PIB). Aujourd’hui, en 2026, la France frôle les 120 % tandis que l’Allemagne a réussi à stabiliser la sienne à près de 64 %. Ce décrochage historique s’est fait en plusieurs étapes bien précises, révélant deux cultures budgétaires opposées.

Tableau comparatif (1995 vs 2026)

Indicateur (Dette / PIB) France Allemagne L’écart
Niveau en 1995 55,8 % 54,9 % Égalité quasi-parfaite (+0,9 pt)
Niveau en 2010 (Pic de la crise) 85,3 % 81,0 % L’Allemagne encaisse, mais réagit (+4,3 pts)
Niveau aujourd’hui (2026) 119,9 % 64,0 % Le grand fossé (+55,9 pts)

Les 3 clés pour comprendre cette divergence

– Les réformes (2003-2007) : Au début des années 2000, l’Allemagne subit le coût financier de sa réunification. Elle choisit alors de mener de dures réformes structurelles (réformes Hartz du marché du travail, maîtrise des dépenses sociales). Dès 2007, le budget allemand revient à l’équilibre, tandis que la France continue d’accumuler des déficits structurels. 

– Le « frein à la dette » allemand : En 2009, après la crise financière, l’Allemagne inscrit la rigueur budgétaire dans sa Constitution. Ce mécanisme interdit au gouvernement fédéral de voter des budgets avec un déficit structurel supérieur à 0,35 % du PIB. En France, aucun garde-fou constitutionnel similaire n’a été mis en place.

– La gestion des crises récentes (2020-2026) : Face au Covid-19 et à la crise énergétique, les deux pays ont massivement dépensé. Cependant, l’Allemagne a utilisé ses excédents passés pour amortir le choc, permettant à sa dette de culminer brièvement avant de redescendre. La France, partie d’un niveau déjà élevé (98 % du PIB en 2019), a financé le « quoi qu’il en coûte » intégralement à crédit, créant une marche supplémentaire de 20 points de PIB impossible à résorber.

Jamais la France n’a été dans un si piteux état, extrêmement dangereux au regard du chaos social et racial qui s’installe. Et vient s’y ajouter le fardeau ukrainien, dont le coût démentiel atteint pour la France des dizaines de milliards d’engagements futurs.

Ce n’est encore que le début de la bise que ressent la cigale France. Le peuple gaulois n’a encore rien vu de l’hiver sibérien qui s’annonce et qui va durer des années.

Jacques Guillemain 

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