[POINT DE VUE] Taxe émeutes dans les contrats d’assurance : ils cassent, nous payons

Capture d'écran CNews.

La journée du 24 octobre n’a pas ressemblé à ce que l’on imaginait, et c’est plutôt heureux. On attendait une journée d’apocalypse, mais Laurent Nuñez, quoiqu’au rattrapage – nous en parlions il y a quelques jours – a réussi l’épreuve. Les policiers ont pu faire leur travail et repousser les émeutiers. Maintenant, c’est l’heure des comptes…et des factures. Et il y a fort à parier que ce sont les Français honnêtes qui vont devoir payer.

Plusieurs médias que l’on ne pourra guère accuser de complotisme, comme Les Echos ou Radio France, ont relayé cette information : si, pour le moment, ce sont l’État et les assureurs qui paient les dégâts causés par l’alliance des gauchistes et des racailles, communiant dans la joie du saccage, il n’en sera pas de même à partir du 1er janvier 2027. Entérinée dans le budget 2026, la « taxe émeutes » entrerait ainsi en vigueur dès la nouvelle année. Elle prévoit une augmentation de 0.8 % des cotisations de tous les assurés de France, sur le modèle du régime CATNAT, pour « catastrophes naturelles ». Désormais, lorsque les dégâts dépasseront 700 000 euros, ou 300 000 euros pour des bâtiments publics, tous les assurés seront priés de bien vouloir mettre la main au portefeuille, « en solidarité » probablement, selon l’un des lieux communs de la Macronie.

Les « dégradations », litote qui désigne la destruction de bâtiments publics ou privés, coûtent de plus en plus cher : pour les Gilets Jaunes, un total de 255 millions d’euros pour l’ensemble des mobilisations ; pour les émeutes qui suivirent la mort de Nahel, délinquant récidiviste, au moins 800 millions d’euros ; et, pour les deux samedis de « mobilisation lycéenne » qui n’avaient rien de lycéen, on parle déjà d’un milliard d’euros.

Et le « tu casses, tu payes »?

Avec ce goût de l’administration qui est l’une des vraies valeurs de la République, l’État définit les émeutes comme « une action collective ayant pour objet principal des revendications d’ordre politique ou social ». En d’autres termes, pour les racailles et les casseurs, s’ils ne portent pas de « revendications d’ordre politique ou social », ça ne passera pas, et il faudra trouver autre chose pour éponger les dégâts. Une nouvelle taxe, probablement ? Ou, plutôt, une « surprime », vocable discret de ces prélèvements confiscatoires qui font ressembler la France à Nottingham dans le Robin des Bois de Disney, et le fisc au shérif, loup sadique et obèse qui rackette les enfants, les curés et les infirmes.

Deux projets de décret seraient sur le point d’être signés pour encadrer la mise en place de cette nouvelle saignée (le goût de maltraiter le peuple prétendument souverain, très républicain ça aussi). Il y est fait mention de cette taxe sous le nom de « cotisation de solidarité ». En réalité, qu’ils appellent ça comme ils veulent : c’est encore un impôt confiscatoire, une nouvelle preuve que les citoyens français n’ont pas dû bien lire les petits caractères de bas de page au moment de signer le fameux « contrat social ».

Gabriel Attal avait fait sensation avec son fameux « tu casses, tu payes ». En réalité, il ne va rien se passer du tout. Ils cassent, nous payons ; ils reviennent casser, nous payons encore plus. En quelque sorte, ce sont aussi les commerçants eux-mêmes qui vont payer, avec cette surprime universelle, une partie des dégâts qu’on leur a infligés ces deux dernières semaines. Ce n’est pas plus compliqué que ça…

Arnaud Florac

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