L’Armée, c’est pour quand ?

 

Par Gaston Le Torch

Alors voilà, ça flambe ! Ça casse ! Ça pille ! Du nord au sud, les 17 et 18 octobre, la France a pris feu… Pas une petite flambée de rien du tout, une poubelle qui fume, deux vitrines en miettes… Non ! La grande sarabande ! Le grand déballage ! La République en flammes, la République par terre !

À Limoges, l’hôtel de ville a brûlé. Le campanile s’est effondré. À Marseille, on s’en est pris à la mairie, on a renversé Marianne et des églises ont été forcées par des cathophobes. La République culbutée, la gueule dans la poussière ! À Lyon, l’office de tourisme a flambé. Les touristes pourront toujours venir voir les ruines… C’est devenu le spectacle ! À Mulhouse, le maire a affirmé le 19 octobre que des antifa étaient venus de Suisse et d’Allemagne pour participer aux émeutes. On entre, on rafle, on cogne, on saccage. Le bilan, au 18 octobre : 2 397 interpellations, 997 policiers et gendarmes blessés, 7 grièvement. Des chiffres ! Des colonnes ! Des statistiques bien propres pour raconter la sale affaire. Derrière chaque chiffre, pourtant, il y a un homme, un visage, des os, une famille vraiment française. Et l’on voudrait nous faire croire que tout ça n’est qu’un mauvais moment à passer !?!!

Des bandes islamo-gauchistes attaquent les forces de l’ordre, incendient les bâtiments publics, vident les magasins. La grande alliance des démolisseurs ! Chacun sa haine, chacun son drapeau, surtout les palestiniens et algériens, qui pour casser se retrouvent. Les images courent le monde. Elles franchissent les frontières plus vite que les discours ministériels. Donald Trump lui-même les a commentées sans prendre de gants. Il y a des spectacles qui se passent de traduction : quand un pays se met à brûler ses propres maisons, tout le monde comprend.

Et la France n’est pas seule dans ce carnaval. En Belgique, samedi, des centaines de personnes ont manifesté à Bruxelles et à Liège. Des débordements, des casseurs, des autorités qui constatent. Toujours la même musique, les mêmes couplets, les mêmes vitrines fracassées. On dirait que le désordre voyage en groupe, qu’il connaît les horaires, les correspondances, les bonnes adresses. Plus étrange encore, le nord de l’Italie. Milan connaît des violences urbaines et des pillages depuis le week-end précédent. Giorgia Meloni annonce le déploiement de 500 soldats dans la capitale lombarde. Cinq cents ! On ne sort plus seulement les communiqués, on sort les militaires. Le gouvernement italien choisit la fermeté. Il estime que le chaos ne se résorbera pas à force de lui demander poliment de rentrer chez lui.

Et chez nous ? Les responsables militaires auraient dû prévoir cette éventualité. Des voix réclament l’intervention de l’armée. La dernière institution qui, aux yeux de beaucoup, conserve encore un crédit, une discipline, une idée du devoir. On en arrive là ! Quand on en vient à regarder les soldats comme les derniers gardiens de la maison, c’est que les serrures ont déjà sauté.

Mais il faudrait surtout avoir le courage de regarder où se trouve l’ennemi. On nous parle sans cesse de Poutine, du cosaque, de la menace venue de l’Est… mais ça n’est pas elle qui, dans nos rues, renverse Marianne, incendie les mairies et dépouille les commerçants. Le danger extérieur n’efface plus le danger intérieur. Celui-là se nourrit de nos renoncements, prospère dans nos banlieues, trouve parfois ses théoriciens dans nos universités et ses justifications dans les salons où l’on explique doctement que tout se vaut, que toute autorité opprime et que toute violence devient respectable dès lors qu’elle se réclame d’une bonne cause.

La France brûle. Les uns jettent les allumettes, les autres rédigent des rapports sur les vertus du feu. Et les habitants, eux, cherchent où se réfugier. Une nation peut supporter beaucoup de choses… les crises, les défaites, les sacrifices. Mais lorsqu’elle ne sait plus protéger ses villes, ses commerces, ses policiers, lorsqu’elle hésite même à nommer ceux qui la frappent, elle finit par douter d’elle-même.

Alors, oui, il faut rétablir l’ordre. Pour cela l’armée sera préférable à l’auto-défense vers laquelle des Français patriotes se tournent déjà. Prenons garde à ce qu’ils ne forment pas des milices et des phalanges… et des groupes locaux d’auto-défense. Car une République qui ne protège plus ses citoyens, qui ne défend plus ses symboles et qui tremble devant ses propres rues, ce n’est bientôt plus qu’un décor. Et les décors, quand le feu prend, s’écroulent toujours les premiers.

https://www.actionfrancaise.net/2026/10/22/larmee-cest-pour-quand/

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