Sacrifier Parcoursup pour « sauver » la République macronienne finissante ?

Par Action française lycéenne

La poussée de violence du samedi 17 octobre et de son lendemain a largement éclipsé les revendications lycéennes des semaines précédentes : il sera difficile de faire croire à quiconque que piller des commerces et brûler une mairie peut aider à la suppression du dispositif controversé de Parcoursup. D’ailleurs, le calendrier prévisionnel de cette plateforme d’orientation a été dévoilé et mis en ligne sur la toile le lundi 19 octobre sans même provoquer de réaction significative des organisations lycéennes, ce qui est tout de même assez révélateur… À lire ce docuament émis par le ministère de l’Éducation nationale, aucun changement n’est annoncé, et le système ne semble pas vraiment remis en cause.

Ce qui apparaît certain, c’est que le gouvernement a, habilement et sans avoir l’air de rien, orienté la colère lycéenne vers la contestation de Parcoursup pour éviter une remise en cause globale de l’Éducation nationale qui est pourtant désormais urgente. Le Gouvernement sait combien Parcoursup est imparfait et il pourrait sacrifier ce processus pour complaire aux lycéens mobilisés et diminuer la pression qui pèse sur les derniers mois de la présidence macronienne : cela sera-t-il néanmoins suffisant ? Sans doute cela permettrait-il de sortir de la crise actuelle à moindre frais et de contenter nombre de lycéens qui, pour certains, ne savent plus comment reprendre le chemin du lycée que nombre de leurs camarades de classe ou de génération n’ont pas quitté.

Mais une question se pose : que faire pour remplacer Parcoursup ? Personne, d’un côté ou de l’autre, ne donne de réponse claire. Or, il faudra bien que les bacheliers de cette année trouvent une issue à leurs études secondaires, et qu’ils envisagent des études supérieures, à moins de rentrer immédiatement dans la vie active, ce qui n’est pas d’usage avec le diplôme du bac en poche, aussi dévalué soit-il.

Dans cette affaire, il n’y a pas de bonne solution, il n’y a que des pis-aller : voici l’impasse d’un système d’orientation scolaire trop technocratique et déconnecté du réel, impasse qui résume à elle seule celle de la République qui, de réforme en réforme, s’enfonce un peu plus dans le discrédit et l’impuissance face aux grands enjeux et défis contemporains tout en entraînant dans sa chute les nouvelles générations qui méritent mieux que cela.

Quoiqu’il advienne de Parcoursup, il importe, dès aujourd’hui, de repenser véritablement l’instruction publique, non comme une machine à formater et à trier, mais comme un espace de formation des jeunes intelligences ; de valorisation de celles-ci, au regard de leurs propres capacités et de leurs efforts pour s’élever, non seulement socialement, mais aussi intellectuellement et spirituellement.

L’échec flagrant de la République finissante est aussi un appel à instaurer un nouveau régime politique, ni libéral ni étatiste. L’Action française lycéenne prône la monarchie royale, pour donner un véritable avenir à l’intelligence et aux jeunes de la nation française.

https://www.actionfrancaise.net/2026/10/22/sacrifier-parcoursup-pour-sauver-la-republique-macronienne-finissante/ 

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