Faudra-t-il un Pinochet pour mettre fin à la guerre civile en France ?

 

J’avais débarqué à Santiago à l’été 1973. Mes reportages sur le Tibet et la guerre du Kashmir de 71 avaient été appréciés, et « on » m’avait proposé une mission d’observation au Chili.

À l’aéroport, la police des frontières m’avait intercepté en raison de la mauvaise réputation des Français. Déjà !!! Ma qualité de « journaliste » était un vilain défaut. Un journaliste français, c’est pour 90 % des gens, même à l’autre bout du monde, une pourriture d’extrême gauche. Je traîne cette étiquette telle une tunique de Nessus. Pratique quand même pour ouvrir des portes quand on opère en free lance. Car trop indiscipliné pour obéir à quiconque, je choisis librement mes sujets et mes causes.

On m’avait conduit auprès d’un officier qui deviendra un ami. Il voulait savoir ce que je pensais des communistes. « Caracho, s’il ne tenait qu’à moi, on les fusillerait tous ! » avais-je répondu avec l’emphase d’un jeune homme de 25 ans qui avait déjà pas mal roulé sa bosse. En mai 1968 j’étais sur les barricades avec un manche de pioche pour en déloger les bolchos. Membre des CDR (Comités de Défense de la République) créés par un ancien Résistant alors inconnu du grand public, Charles Pasqua, qui avait réconcilié des gaullistes avec des anciens de l’OAS.

El Chili con carnet de voyage

Oubliez tout ce qu’on vous a raconté sur les vilains méchants fachos. À l’époque, Pol Pot alors patron du parti communiste du Kampuchéa était présenté par les médias-menteurs comme un parangon de démocratie. Et Papy Nochet comme la réincarnation d’Adolf. La suite fut explicite. D’un côté, trois millions de paysans et de lettrés cambodgiens assassinés. De l’autre, trois mille terroristes castristes liquidés. Un tueur pour mille innocents ! Mais ça ne comptait pas pour des gauchistes endoctrinés jusqu’au fond du rectum.

Combien de médias français ont dit que Pinochet ne voulait pas se mêler de politique au départ ?

L’homme n’a réagi que lorsqu’il a vu son pays sombrer dans le chaos. Émeutes, saccages, incendies, pillages, tirs contre la police. Il comprit alors que seul un remède de cheval serait efficace. Pourtant en 1971 face aux violentes manifestations d’opposition, le général Pinochet chargé par Allende (!) de rétablir l’ordre public à Santiago, déclarait « l’armée ne descendra pas dans la rue, parce que ce serait pour tuer » et il assurait que « les coups d’État militaires n’existent pas au Chili ». Puis en juin 1973, trois mois avant le golpe, il mit un terme à une rébellion du 2e régiment blindé qui voulait destituer Allende. Nos généraux français savent-ils que l’inertie quand son pays est attaqué est de la trahison ! L’intifada débutée le 17 octobre 2026 va-t-elle leur faire retrouver le sens de l’honneur ?

Combien de médias français ont dit que leur idole Allende avait été élu suite à une grosse magouille et s’était maintenu au pouvoir par la force avec l’appui des castristes ?

Les chiffres officiels sont là. Allende a été élu en 1970 avec 36 % des suffrages. Les médias français chantaient ses louanges. Pas un seul pour rappeler son passé communiste, ses alliances de longue date avec Fidel Castro qui lui fournissait des milices armées, et son engagement après la mort de Che Guevara pour que ses complices soient libérés. Il les accompagnera personnellement dans l’avion qui les emmènera à Tahiti où la France s’est déshonorée (encore une fois !) en acceptant de les accueillir.

Mais ce genre d’anecdote d’infamie ne saurait occulter le tour de passe-passe électoral d’Allende. La Constitution chilienne ne prévoyait pas de second tour. Le Parlement où les conservateurs étaient majoritaires devait trancher. Mais les deux principaux partis de droite avaient du mal à s’entendre. Grâce à ses relais dans la haute administration, Allende a promis aux félons une politique sociale-démocrate et a remporté leur adhésion en leur offrant des postes juteux s’il gagnait grâce à eux.

Bien entendu, une fois au pouvoir, comme tous les gauchards, menteurs, tricheurs, truqueurs et voleurs, il entreprit de mettre en place un État socialiste « légal » en nationalisant quasiment sans indemnités tous les secteurs de l’économie. De l’agriculture aux banques, des usines aux services, des travaux publics aux transports. N’ayant pas de majorité au Parlement, Salvador Allende abusait des décrets présidentiels et faisait emprisonner ceux qui refusaient de se laisser acheter.

Dans les deux premiers mois de son arrivée à La Moneda, de nombreuses entreprises ruinées fermèrent, aggravant le chômage. Une multiplication des grèves s’ensuivit, réprimées « de façon spontanée » par des commandos castristes qui faisaient depuis des années régner la terreur dans les villes et les campagnes.

Combien de médias français ont dit qu’après avoir hérité d’un pays fracturé et ruiné par les rouges, Pinochet a restauré une économie saine ?

Au point que l’économiste Milton Friedman, prix Nobel, parlait de « miracle économique chilien impressionnant ». Friedman qui avait commencé à gauche sous Roosevelt, trouvait inefficaces et dangereuses les interventions intempestives du keynésianisme et s’en était éloigné pour prôner le libéralisme de marché avant de conseiller Nixon puis Reagan.

Combien de médias français ont dit que, lorsque les Américains ont décidé d’intervenir, la CIA était une simple force d’appoint dévolue surtout au renseignement ?

Les gauchistes qui voient la CIA partout jusque dans leurs slips de bain n’ont pas fait la différence avec les forces spéciales US, détachées à l’origine pour former l’armée chilienne à la lutte anti-guérilla. Certes, elles ont participé au coup d’État. Pas pour massacrer le plus grand nombre de gens possible. Mais pour que l’opération se déroule vite et bien, avec le moins de dégâts collatéraux.

Richard Nixon toujours englué au Vietnam ne tenait pas à se mettre à dos la totalité du tiers monde. Et Pinochet, qui ne voulait pas faire d’Allende un martyr, avait ordonné qu’on le prenne vivant et qu’on le laisse partir en exil. Mais cet émotif paranoïaque à tiré sur les soldats venus l’arrêter avec la Kalachnikov AK-47, cadeau de son ami Fidel Castro lors de son séjour au Chili deux ans plus tôt.

Combien de médias français ont délibérément masqué la vraie personnalité de leur héros ?

Il est intéressant de constater qu’avant d’effectuer un virage à 180 degrés en faveur de la canaille, Allende qui souffrait de légers troubles mentaux comme pas mal de psychiatres mondains avait consacré sa thèse hygiéniste à la délinquance qu’il assimilait à une maladie mentale comme l’homosexualité. Ses dévots le savent-ils ? Il est tout aussi étonnant de constater que ce grand bourgeois gauchiste de constitution chétive avant de s’empâter avec l’âge aimait se faire photographier en brandissant des gants de boxe. Je parie que ça vous rappelle quelqu’un.

Je tiens ces détails de l’officier de l’aéroport, devenu colonel de la garde présidentielle, qui m’avait établi un sauf-conduit pour aller partout où je le souhaitais. À mes risques et périls car les combats urbains entre castristes et militaires ont continué jusqu’à la fin de 1975 dans toutes les grandes villes, en particulier à Santiago, Valparaiso et Antofagasta où les castristes disposaient de relais puissants, parmi les syndicalistes, la presse, les juges et les enseignants (tiens, tiens…) avec des planques et des caches d’armes préparées de longue date. Serait-ce excessif de comparer l’infrastructure terroriste insurrectionnelle qui mijote dans les caves de certaines zones périurbaines en France à cette sédition armée ?

Les Français, y compris ceux de la droite honteuse, se sont rangés comme d’habitude du côté des rouges

Le colonel m’avait demandé, en me laissant libre d’écrire et de photographier ce que je voulais, de décrire ce que je voyais et de faire connaître en Europe la situation réelle au Chili. Dans les villes mais aussi dans les campagnes où les exactions des castristes, pillages, rackets, usure, viols et assassinats, ont perduré jusqu’à la fin de la décennie et n’ont jamais cessé totalement. Avant de reprendre lorsque le Papy diminué par l’âge s’est laissé pousser vers la sortie en 1998 à 83 ans, avant d’être harcelé par les ordures gauchistes de la CPI.

Tous les quotidiens et hebdos français et anglais à qui ces reportages furent proposés les refusèrent avec horreur. Ils n’allaient pas compromettre leur réputation avec « cette propagande fasciste » (sic). Seuls quelques périodiques espagnols s’en inspirèrent plus ou moins, en s’efforçant de minimiser le rôle des Étasuniens. Le cadavre de Franco bougeait encore dans son cercueil climatisé et l’Espagne se préparait à un autre destin. L’année suivante, Chiracula et Fiscard Mesquin allaient ouvrir les portes de la citadelle Europa avec le regroupement familial.

Christian Navis

Le réchauffisme est le ventre mou du mondialisme

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