17 octobre : Zoe Cristofoli fait polémique en comparant certains pilleurs à des « animaux »

 

Quand les footballeurs ou leurs épouses commentent l’actualité, leurs propos reflètent en général l’esprit du temps. Ainsi de Tiziri Digne, épouse de Luca Digne, à qui les émeutes du 17 octobre ont inspiré cette ânerie : « Arrêtez de faire les choqués pour une vitrine de luxe pillée. » Parfois, on est heureusement surpris, comme avec le champion du monde 98 Emmanuel Petit qui n’y est pas allé mollo pour dire sa colère. Mais, sur ce sujet des émeutes, la sortie la plus remarquée est due à Zoe Cristofoli, compagne de Theo Hernandez, footballeur français qui joue dans un club saoudien.

Dans une story Instagram, elle a commenté la vidéo d’une femme défendant son magasin contre les pilleurs. « Heureuse de vivre en Arabie saoudite, où si tu voles ton prochain, on te coupe les mains. Si tu fais volontairement du mal, tu sais que tu subiras le même sort. Au début, je pensais que c’était trop ? Maintenant, je pense qu’il n’y a pas d’autre choix pour calmer certains animaux. Aucune circonstance atténuante pour ces êtres dégoûtants. Dehors tout simplement. » Mannequin très tatoué, influenceuse suivie par plus d’un million d’abonnés sur Instagram, Zoe Cristofoli est surnommée la Tigresse de Vérone, et on voit à ces propos féroces qu’elle mérite une telle appellation.

L’expérience de Chloé

Zoe Cristofoli est libre de s’enthousiasmer pour la pratique de la charia en Arabie saoudite, institutionnalisée dans les années 1920-1930 par le fondateur du royaume, Abdelaziz Ibn Saoud. En tant que Français, en tant que chrétien, on peut estimer que des peines moins tranchantes, plus occidentales suffiraient à calmer les pilleurs. Une bonne part des difficultés actuelles de la France étant liée au fait qu’elle a du mal à appliquer ses propres lois.

Un mot a fait tiquer : certains émeutiers seraient des « animaux ». Le mot est outré, mais il rejoint la déclaration spontanée d’une Parisienne, Chloé. Son immeuble a été « visité » par des bandes de pilleurs le 17 octobre – elle habite près de République – et elle a eu très peur de mourir, comme elle l’a raconté au micro de BFM TV. « Ils ont réussi à casser des portes d’immeuble parisien. Vous avez vu la taille de la porte ? C’est des animaux. Sur les vidéos, on les voit, ils mettent des chassés [coups de pied] dans la porte, c’est des animaux, ces gens-là. » Paroles inspirées par l’expérience traumatisante qu’elle a vécue.

La Tigresse ne lâche rien

Les propos de Zoe Cristofoli ont fait couler beaucoup d’encre ou, plus exactement, ont déclenché beaucoup de commentaires furieux. Mais Zoe Cristofoli n’a pas plié. Elle ne s’est pas excusée. Dans une nouvelle story, elle a fait une mise en point en enfonçant le clou. « Vous semble-t-il normal de descendre dans la rue et de s’attaquer au sol public à coups de pioche, d’incendier les voitures, de détruire des magasins ou d’agresser quelqu’un qui se trouve là par hasard ou qui cherche simplement à défendre ce qui lui appartient ? » Certaine dimension civilisationnelle ne lui échappe pas : pourquoi faudrait-il « en arriver au chaos, à la violence, à détruire des villes, des lieux, la culture et des choses qui appartiennent à nos pays et à notre histoire depuis très longtemps ? »

Se disant « consciente que l’Europe n’est pas l’Arabie », elle précise que la comparaison avec l’Arabie saoudite « concernait simplement le respect des règles et des conséquences ». À ce sujet, elle s’interroge sur des événements qui semblent nécessiter une révision des lois en France, dépassées désormais avec « des assassins en liberté », « des violeurs à tous les coins de rue » et « des voleurs animaux en promenade ». Et notre Tigresse de Vérone de conclure : « Personne ne m’intimidera jamais au point de me faire taire. »

 

Samuel Martin

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