Pourquoi le silence obstiné des armées n’est plus tolérable

Général Pierre de Villiers : le dernier grand chef à avoir jeté ses cinq étoiles sur la table par fidélité à ses convictions. Depuis 2017, face au délitement de l’État, le sommet de la hiérarchie militaire s’est emmuré dans un silence assourdissant

À l’heure où la France traverse une crise des plus graves, à l’heure où les repères institutionnels vacillent et où l’État semble avoir perdu le contrôle de la situation, à l’heure où le sentiment d’un effondrement national s’empare du pays, une absence interpelle de plus en plus de citoyens qui attendent un signal fort depuis des années.

Le mutisme absolu de l’armée et de sa haute hiérarchie reste  incompréhensible, voire même intolérable pour beaucoup.

Face à la politique dévastatrice d’Emmanuel Macron, artisan de la défaillance permanente de l’État, la « Grande Muette » s’enferme dans une réserve qui s’apparente désormais à une capitulation morale. Ce silence n’est plus de la neutralité, il devient une complicité passive face au naufrage de la nation. L’omerta, en se réfugiant derrière le devoir de réserve, n’est plus de mise.

Le respect de la légalité ne doit pas être synonyme de soumission aveugle

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Chacun sait que l’armée française n’a pas vocation à faire un putsch. Elle est, par essence et par honneur, la gardienne des institutions et la servante de la légalité républicaine. Les fantasmes d’une sédition militaire ou d’un pronunciamiento n’ont pas leur place dans une démocratie telle que la nôtre. Nul uniforme, aussi étoilé soit-il, ne saurait outrepasser le suffrage universel. Mais respecter les lois de la République n’implique pas de cautionner la politique d’un pouvoir exécutif démonétisé, qui procède au démantèlement des structures mêmes de la nation, au mépris des intérêts du peuple français.

Bien des décisions de l’Élysée auraient exigé la réprobation de la haute hiérarchie militaire : notre engagement dans une guerre qui n’est pas la nôtre, contre un pays ami qui ne nous a pas agressés, le dépouillement de nos armées au profit de l’Ukraine, le partage de notre dissuasion nucléaire, la perte de notre souveraineté dans tous les domaines, les multiples déclarations d’Emmanuel Macron à l’étranger culpabilisant notre pays et salissant notre passé et nos soldats (colonisation crime contre l’humanité, torture en Algérie), l’incapacité chronique de l’État à rétablir l’ordre républicain, régulièrement contesté par des populations rebelles. Sur toute cette grande braderie de la nation et de l’héritage gaullien, l’armée se tait. Or, qui ne dit mot consent.

Le sacrilège de l’atome. Le silence criminel de ceux qui savent

C’est le scandale absolu de ce quinquennat. Le prétendu partage de notre arme nucléaire, que Macron appelle « dissuasion avancée ». Nos chefs militaires savent très bien que notre Président est totalement incompétent en la matière. En 2010, devant Jacques Attali et sa commission, le jeune Macron n’hésitait pas à affirmer avec une effarante légèreté que « la dissuasion nucléaire ne sert à rien, puisque les Allemands n’en ont pas ». Attali a dû lui apprendre ce qu’était notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, avec droit de veto !

Mais si le pouvoir civil ignore tout des lois de l’atome, les chefs militaires, eux, savent. Ils connaissent sur le bout des doigts la frontière étanche entre le nucléaire tactique et stratégique. Ils maîtrisent les rouages de la procédure ultra-complexe du feu nucléaire, dont l’engagement n’admet aucun retour en arrière et entraîne des conséquences irréversibles pour l’humanité. Voir ces techniciens parfaitement conscients de l’Apocalypse, ces gardiens du sanctuaire national regarder sans broncher un pouvoir démonétisé brader le pilier ultime de notre souveraineté est tout simplement sidérant. Face à un tel enjeu de vie ou de mort pour la nation, l’omerta des étoilés encore en activité n’est plus seulement de la réserve : elle devient un silence doublement criminel.

Pas question de banaliser la militarisation du maintien de l’ordre

L’armée n’est d’ailleurs pas formée pour cette mission très particulière. Envoyer l’armée suppléer les forces de l’ordre ne peut se concevoir qu’en cas de péril imminent (état de siège) ou d’atteinte grave à l’ordre public (état d’urgence) et sur réquisition du pouvoir civil, selon des critères stricts : si les moyens des forces de l’ordre sont indisponibles, inadaptés, inexistants ou insuffisants (la gendarmerie est sous statut militaire). 

Les soldats de la République sont formés au combat de haute intensité contre un ennemi extérieur, ils ne sont ni équipés, ni éduqués pour gérer la détresse ou la colère de leurs compatriotes. Jeter l’armée face à la population, c’est ouvrir la porte aux bavures tragiques et précipiter le pays dans l’irréparable : la guerre civile.

Un chef militaire resté fidèle à ses convictions, démissionne avec fracas

Cette déplorable paralysie de l’armée face au pouvoir n’a pas toujours été la norme. Sous la Vᵉ République, l’histoire retient qu’une douzaine d’amiraux et de généraux en exercice ont su poser leur casquette ou leur képi pour manifester leur désaccord profond avec le pouvoir civil et rester fidèles à leurs convictions, à l’image des généraux Lagarde ou Delaunay. Or, depuis des lustres, à l’exception de la démission fracassante du général Pierre de Villiers en 2017, les hautes sphères militaires semblent tétanisées. Certes, une tribune de généraux a bien tenté de briser l’omerta pour dénoncer le délitement de la nation et l’inertie élyséenne. Mais il ne s’agissait que d’étoilés en deuxième section, aussitôt qualifiés de « factieux » par Jean-Luc Mélenchon et la gauche morale. Faute de relais au sommet de la hiérarchie active, l’alerte a été enterrée. Ce courage par procuration de retraités souligne cruellement le vide sidéral au sein du commandement actuel.

La démission est une arme constitutionnelle qui peut être redoutable

S’opposer à la politique irresponsable de Macron n’exige pas de violer l’éthique militaire ni de se rebeller contre le pouvoir légitime. Mais la démission peut afficher une violence symbolique insoupçonnée.

Les démissions concertées et fracassantes des grands chefs militaires des trois armées (Terre, Marine, Air) peuvent aujourd’hui réveiller les consciences. En rendant leurs commandements et en jetant leurs étoiles sur la table, ces grands chefs poseraient un acte politique à portée historique, tant sur le plan intérieur qu’international. Ce sacrifice de carrière serait le révélateur ultime de l’effondrement de la nation. Le devoir de réserve n’implique pas de servir contre ses convictions profondes.

L’armée reste le plus puissant rempart protégeant la nation

L’hypothèse d’un embrasement n’est plus une vue de l’esprit. Si le peuple, poussé à bout, se soulevait massivement et que le pouvoir civil perdait définitivement le contrôle de la situation, l’État ne pourrait pas être abandonné au néant. Dans ce cas de figure extrême, et dans ce cas seulement, l’armée aurait la responsabilité historique de pallier la vacance du pouvoir. Non pas pour confisquer les libertés ou instaurer une junte permanente, mais pour agir comme le syndic de faillite d’un régime déchu. Sa mission unique serait d’assurer la survie logistique de l’État, de sanctuariser le territoire et de garantir une transition technique stricte avant de restituer la parole aux citoyens lors de nouvelles élections libres.

Devant le tribunal de l’Histoire, les généraux de France devront répondre de leur choix : rester les témoins passifs du naufrage en cours, ou se poser en veilleurs courageux de la patrie. Notre fabuleux héritage gaullien mérite beaucoup mieux que la soumission aveugle à un pouvoir résolument mondialiste, pour lequel les mots nation et patrie n’ont plus aucune signification.

Le monde entier est sidéré de constater l’effondrement d’une France naguère si belle et si grande.

JD Vance (Vice-président des États-Unis, sur X) : 
« Les libéraux occidentaux ont importé le Tiers-Monde en France, et maintenant ils s’étonnent de voir leurs villes brûler et leurs institutions assiégées par une alliance impie entre la gauche radicale et les islamistes. »
Elon Musk (Propriétaire de X, en réponse aux messages sur les manifestations) : 
« C’est une invasion au ralenti, mais une invasion tout de même. Et ceux qui soutiennent cette invasion sont des traîtres qui méritent le sort réservé à tous les traîtres. »
Donald Trump (Président des États-Unis, complétant ses déclarations sur Truth Social) : 
« La France brûle ! L’immigration de personnes venues d’un monde totalement différent, des personnes qui ont la haine au cœur, a brisé ce pays autrefois si grand. Fermez vos frontières et reprenez le contrôle avant qu’il ne soit trop tard ! »
Messieurs les généraux, comment pouvez vous cautionner par votre silence cette destruction méthodique de notre nation millénaire, riche de ses 2000 ans d’histoire et de ses 1500 ans de chrétienté ? Comment pouvez-vous rester impassibles devant le pillage du fabuleux héritage que nous ont légué nos aînés ? C’est incompréhensible pour des millions de Français qui  voient leur pays partir en fumée dans la plus totale indifférence de ceux-là mêmes qui sont censés le défendre et le protéger ! Ne cautionnez pas l’infamie d’un pouvoir moribond qui ne connaît que le renoncement face à ceux qui veulent détruire la République pour imposer leur propre loi. Ne soyez pas complices du pire qui se profile. Réveillez vous !

Jacques Guillemain

https://ripostelaique.com/pourquoi-le-silence-obstine-des-armees-nest-plus-tolerable/

Une réponse à « Pourquoi le silence obstiné des armées n’est plus tolérable »

  1. Avatar de Paul-Emic

    Ils feraient mieux de déposer Macron que de démissionner. C’est comme les gens qui ne votent pas en pensant « je les ai bien bai*és ». Le tidicule a des limites.
    Ce pays a eu une politique de république bannière depuis 81, il est normal qu’il en ait la fin.

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