La France du renouveau contre la France du chaos et du déclin

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Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale

Désormais, nous sommes à six mois de ce qui est considéré encore comme la principale échéance politique de la Ve République. Et déjà la France est en ébullition. Les centres de nos grandes villes sombrent dans le chaos. Depuis plusieurs semaines, un mouvement de mécontentement, mi-spontané mi-orchestré (via les réseaux sociaux), parti de certains lycées (1.200 établissements touchés, sur 3.700, au plus fort de la mobilisation) donne lieu, à travers le pays, à des blocages, des manifestations et des violences qui ont franchi hier, samedi 17 octobre, un nouveau palier

. Les opportunistes habituels, casseurs issus des cités, militants enragés de la secte mélenchoniste et des groupuscules trotskistes et anarchistes, se sont invités à la « fête ». Les premiers en profitent pour vandaliser, mettre le feu et piller. Les seconds s’efforcent de récupérer le mouvement et de le mettre au service de leur agenda politique, comme le prouvent les slogans antiflics, « antifas » et anti-RN qui ont très vite submergé les revendications de départ. Le bilan des sarabandes infernales qui se répandent dans les rues dans grands centres urbains n’est pas encore connu, mais il se montera à coup sûr à plusieurs dizaines de millions d’euros ! Contribuables, à vos poches !

En filigrane de toute cette affaire, où le ridicule le dispute au grotesque, on trouve les intérêts, les calculs politiques du candidat Mélenchon et de ses thuriféraires. D’abord, ils gardent présent à l’esprit que toute mobilisation est formatrice ; qu’elle permet de « conscientiser » une partie de la jeunesse, donc de futurs électeurs, et de recruter de nouveaux militants, ainsi que de futurs cadres. Ensuite, ils connaissent le pouvoir de la peur. Ils comptent sur l’instauration d’un climat d’insécurité pour dissuader les « tièdes » de voter national au printemps prochain. Le message qu’ils entendent faire passer est clair : si la « Droite de conviction » l’emporte, le pouvoir de la rue se substituera à celui issu des urnes et la France, ingouvernable, sombrera dans le chaos.

Il faut dire que le requin LFI et ses poissons-pilotes d’extrême gauche jouent sur du velours. Les nombreuses complicités idéologiques actives ou passives dont ils bénéficient, et la crainte qu’ils inspirent, leur permettent en effet d’agir en toute tranquillité et impunité. Dès lors, pourquoi se gêneraient-ils ?

Pendant ce temps, le « chèvrechoutiste » Emmanuel Macron se montre d’une discrétion de violette. De toute façon, plus personne n’écoute la logorrhée indigeste de ce grand diseur petit faiseur sorti de nulle part, et qui s’apprête à y retourner. L’homme restera dans l’histoire contemporaine comme l’un des grands démolisseurs des cinquante dernières années. On pensait qu’après François Hollande, il serait difficile de descendre plus bas. Macron a prouvé le contraire. Le « Mozart de la finance » s’est révélé n’être qu’un joueur de pipeau ; et qui joue faux. Il laisse derrière lui un champ de ruines : une France, jadis quatrième puissance mondiale, surendettée, désindustrialisée, déconsidérée, livrée aux diktats des puissances d’argent et submergée par une immigration hors de contrôle, ravagée par les racailles trop souvent issues de celle-ci…

Il est plus que temps de réagir ! Aux grands maux, les grands remèdes !

Fort heureusement, la France blafarde des chevaliers du déclin, des hérauts de la déconstruction, n’est pas toute la France. Elle en est même une partie toujours minoritaire. L’autre France, celle qui s’est laissée entrevoir lors de la visite du pape Léon XIV, la majoritaire, la vraie, la profonde, l’enracinée, la laborieuse, supporte de plus en plus mal les vociférations, les divagations, les affabulations des fourriers du désastre. Lentement mais sûrement, elle sort de sa torpeur. Elle se réveille et secoue ses chaînes (à l’image de ce qui se passe dans le reste de l’Europe). Tous les sondages, toutes les études le confirment. Partout les mouvements nationalistes font le plein, les initiatives identitaires se multiplient, des jeunes hommes et des jeunes femmes se lèvent.

En avril prochain, les Français auront l’opportunité d’enrayer la mécanique infernale. À condition de choisir le bon bulletin de vote. Une chose est sûre : celui-ci n’émanera ni de l’extrême centre, ni de la gauche, et encore moins de l’extrême gauche. On ne redonne pas les clés du camion à ceux qui ont contribué à le précipiter dans le fossé. Exit donc les Glucksmann, Édouard Philippe, Gabriel Attal et consorts. Tous doivent dégager du paysage. Quant aux plus coupables, au sein de la classe politique, il faudra bien qu’un jour ils finissent par rendre des comptes.

Un bémol, pour finir : je ne suis pas persuadé que le mouvement qui apparaît aujourd’hui comme étant celui du sursaut, à savoir le RN de Marine Le Pen, soit vraiment à la hauteur. Pourtant, il sera toujours préférable à ce que l’on a eu jusqu’ici. De toute façon, à ses lisières, des forces nouvelles, tel le parti Reconquête! et d’autres, se préparent à prendre la relève au cas où il faillirait à sa mission salvatrice. Par lui ou grâce à d’autres, la France renaîtra !

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