
Pour ceux qui auraient encore des doutes sur le fait de savoir à quel point l’extrême gauche soutient les manifestations et les pillages et les prépare, vous trouverez ci-joint le message en « écriture inclusive » qui circule sur les boucles WhatsApp des enseignants des collèges et lycées parisiens, qui sont des repaires de gauchistes.
Ils appellent ça » les forces antirep de la « LT » (la legal team) », ce qui signifie « les forces anti- républicaines de l’équipe juridique » chargée dores et déjà d’assister les racailles, avant même que les dégradations et pillages ne commencent.
« Message (un peu long mais bon à connaître) relayé par la legal team paris IDF :
« Situation des forces antirep de la LT Paris IDF et rappels stratégiques pour la suite du mouvement lycéen
En début de semaine, nous avons partagé sur Paris Lutte Infos un compte rendu de la répression de ces dernières semaines. Nous pensons qu’il est important de compléter ce compte rendu par une proposition stratégique pour la suite. En effet, la répression ne va sûrement pas diminuer car la lutte non plus !
Depuis 2 semaines la legal team de Paris IDF est aux côtés des lycéens.ne.s qui subissent la répression policière, judiciaire et administrative.
Selon nous ces répressions ont un objectif commun : traumatiser les jeunes et les isoler pour les empêcher de recommencer. Pourquoi ? Car la justesse de leur engagement et sa spontanéité inquiète le pouvoir.
Pour éviter que cet isolement ne fonctionne la Legal Team Paris IDF utilise la défense collective. Qu’est-ce que c’est ? Tout simplement le fait qu’on ne laisse personne solo face à la répression (caisse de solidarité qui prend en charge les frais d’avocat.e) et qu’on ne se tape pas entre nous pour se défendre (principe de non différenciation, autrement dit on fait pas de différence entre un.e « gentil/le manifestant.e pacifique » et un.e « grand méchant black bloc » pour reprendre les termes du pouvoir ;)!)
Depuis la création de la Legal Team Paris IDF en 2016 nous soutenons que la défense collective doit impérativement désacraliser le rôle des professionnel.le.s du droit dans sa pensée et son application. C’est la raison pour laquelle des militant.e.s sont présent.e.s tout au long de la procédure pour que les stratégies de défense soient pensées collectivement avec la personne réprimée, lae militant.e et l’avocat.e.
La situation actuelle nous rappelle cette nécessité de ne pas dépendre des professionnel.le.s du droit.
En effet, depuis deux semaines les avocat.e/s de confiance avec lesquel.le.s on travaille donnent tout ce qu’iels peuvent pour accompagner judiciairement les personnes réprimées et nous sommes très heureux.se.s de militer à leurs côtés. Iels se sont déplacé.es dans toute l’Ile-de-France pour des gardes à vue et des déferrements.
Mais aujourd’hui, compte tenu de l’ampleur de la répression et du nombre historique d’interpellations, iels ne sont pas suffisamment pour être présent.e.s sur chaque GAV et chaque déferrement pour lesquel.le.s le numéro de téléphone de la Legal Team est appelé.
Nous sommes à chaque fois honnêtes sur nos forces numériques. Nous informons les proches qui appellent si aucun.e avocat.e ne pourra se déplacer et nous conseillons de tenter auprès d’autres collectifs qui appliquent la non différenciation et les mêmes principes de base (le silence) si iels veulent absolument désigner un.e avocat.e pour la GAV.
Cette situation de fait nous pousse donc à rappeler que l’antirépression n’est pas conditionnée aux professionnel.le.s du droit et qu’il est impératif de se former collectivement pour s’autonomiser en la matière.
Ainsi on souhaite mettre l’accent sur l’importance de diffuser au maximum les conseils antirépression en garde à vue :
– avant l’action DÉSACTIVE LA RECONNAISSANCE FACIALE ET MET UN MDP DE PASSE SÉCURISÉ A TON TEL (PAS DE 0000, 1234, NI DATE DE NAISSANCE). Les flics auront plus de mal à forcer l’ouverture de ton téléphone.
– en action EVITE DE PRENDRE TON TEL ET NE FILME PAS TES CAMARADES faire des trucs illégaux. Souvent ces vidéos sont mises en ligne et les flics y ont accès en open bar pour remplir leurs dossiers vides.
– en GAV GARDE LE SILENCE. Tout ce que tu diras pourra se retourner contre toi. Tu n’es pas policier.e ? Tu n’es pas pay.eé pour effectuer l’enquête non ? Alors laisse les faire leur travail c’est leur problème s’iels ont rien dans leur dossier. Ne parle pas non plus des faits au médecin il est seulement là pour constater tes éventuelles blessures ou pour ton traitement.
– en GAV NE DONNE PAS TON CODE DE TELEPHONE. Même si cela constitue une infraction. Vaut mieux commettre cette infraction (peu de poursuites et peu sanctionnée) que les flics aient accès à la mine d’or qu’est ton téléphone (vidéos conv, snap etc).
– en GAV N’ECOUTE PAS TON COMMIS D’OFFICE OU AUTRE AVOCA.TE s’iel te conseille de parler ou de donner ton code !!!! Même si tu n’as « rien fait », car des choses dans ton tel ou tes paroles pourront incriminer d’autres personnes.
Il est primordial que ces réflexes soient le plus possible connus de toustes. En effet si on a toustes les bons réflexes en GAV l’avocat.e n’est plus indispensable. Le recours à un.e professionnel.le du droit est toujours possible en cas de poursuite de la procédure évidemment, devant lae procureur.e ou le tribunal.
Nous tenons à bien préciser que le numéro de téléphone de la legal team reste disponible et nous vous conseillons toujours de l’appeler si vous êtes témoin d’une interpellation (et non en garde à vue !) : 07 52 95 71 11. Des militant.es vous répondront et seront là pour vous accompagner et vous aiguiller.
Continuez de désigner Alice BECKER et Alexis BAUDELIN (barreau de Paris) si vous êtes placé.e en GAV, iels et tous.te.s les avocat.e.s mobilisé.e.s feront le maximum pour être présent.e.s pour chaque désignation.
Nous restons toustes engagé.e.s dans la lutte contre la répression du mouvement et les avocat.e.s feront le maximum pour venir vous défendre au stade de la GAV, du déferrement, d’un procès ultérieur ou, pour les personnes étrangères d’une OQTF et/ou d’un placement en Centre de Rétention Administrative.
Seulement il nous paraissait important de rappeler que stratégiquement il est primordial de mettre l’accent sur l’autoformation et l’intégration collective des bons réflexes pour se défendre !
Solidairement,
La LT »
Le travail d’un avocat est de défendre, pas de participer à un mouvement insurrectionnel de pillage, dont finalement il semble connaître à l’avance la réalisation.
Trois éléments ressortent du texte.
Une organisation préalable : le collectif explique qu’il travaille avec des avocats identifiés, qu’il coordonne leur intervention et qu’il dispose d’un numéro à appeler en cas d’interpellation.
Une stratégie militante assumée : il revendique la défense collective, le refus de distinguer les manifestants pacifiques des personnes qualifiées de « black bloc » et la volonté de poursuivre le mouvement malgré la répression.
Une volonté de préparer les personnes interpellées : le message donne des consignes sur le silence en garde à vue, les téléphones et les relations avec les enquêteurs et les avocats.
Ces éléments montrent que le collectif anticipe les interpellations et organise la défense des personnes concernées.
Voici, dans cette boucle, les deux avocats cités.
https://avocatbecker.fr/
https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/alice-becker-avocate-des-luttes-c-est-complique-a-apprehender-qu-un-vol-puisse-avoir-une-dimension-politique
L’autre avocat cité dans cette boucle est Alexis Baudelin
https://baudelinavocat.fr/#publications
https://baudelinavocat.fr/garde-a-vue-cour-de-justice-de-union-europeenne-ne-permet-plus-police-fouiller-telephone-suspect-sans-autorisation-prealable-juge-independant/
À partir de quel moment le fait de préparer la défense de personnes susceptibles de commettre des violences devient-il une participation à ces violences ?
Le message diffusé par la Legal Team Paris IDF soulève de graves questions sur la conception que certains avocats semblent se faire de leur rôle dans une société démocratique. Le droit de tout citoyen à être défendu ne peut pas servir de prétexte à une confusion préoccupante entre la mission de défense, l’engagement militant et la solidarité avec des personnes susceptibles d’avoir participé à des violences ou à des dégradations.
Ce qui interpelle ici, c’est la logique revendiquée par le collectif : anticiper les interpellations, organiser la défense collective, refuser toute distinction entre manifestants pacifiques et participants au black bloc, puis diffuser des consignes destinées à rendre les personnes interpellées moins dépendantes des professionnels du droit. Le tout au nom d’une lutte contre la répression, présentée comme une nécessité politique permanente.
Une question s’impose alors : lorsque la défense des droits devient un instrument revendiqué d’une stratégie militante, où se situe la frontière entre l’assistance juridique et la participation à un mouvement dont certains participants peuvent commettre des actes délictueux ?
La profession d’avocat exige qu’ils ne confondent pas leurs convictions personnelles avec leurs responsabilités professionnelles. La défense d’un client doit jamais devenir le prolongement automatique d’une stratégie militante collective. La justice n’est pas un adversaire politique que l’on chercherait à mettre en échec par principe ; elle est une institution dont les règles protègent aussi bien les personnes poursuivies que les victimes et la société dans son ensemble.
Le passage qui recommande de ne pas écouter un avocat commis d’office ou un autre avocat lorsque celui-ci conseille de parler est particulièrement préoccupant. Un collectif militant peut informer sur le droit au silence. Il ne devrait pas disqualifier par principe le conseil individualisé d’un professionnel du droit. La stratégie de défense dépend des circonstances, des éléments du dossier et de la situation personnelle de l’intéressé. Présenter l’avocat comme quelqu’un dont il faudrait se méfier dès lors que son conseil ne correspond pas à la ligne militante du collectif revient à fragiliser la relation de confiance qui doit exister entre le défenseur et la personne qu’il assiste.
Plus inquiétant encore, le message invite les personnes placées en garde à vue à ne pas parler au médecin des faits. Une telle recommandation, formulée sans nuance, risque de brouiller la distinction entre les déclarations relatives à une enquête et les informations indispensables à la prise en charge médicale. La protection de la santé ne devrait jamais être subordonnée à une stratégie militante.
Quant au conseil de ne pas remettre son code de téléphone, il révèle une logique discutable : accepter délibérément le risque d’une nouvelle infraction au nom de la protection d’informations susceptibles d’intéresser les enquêteurs qui est clairement la préparation d’une entrave préméditée à la justice.
L’éducation aux droits n’a pas à se transformer en apprentissage de la défiance systématique envers les institutions, ni en banalisation des risques liés aux affrontements et aux dégradations.
Les deux avocats cités dans ce message sont présentés comme des partenaires réguliers du collectif. Cette proximité revendiquée fait plus qu’interroger sur la nature exacte de leur engagement.
Elle révèle que leur activité est intégrée à une stratégie militante qui entend préparer et accompagner la confrontation avec les autorités.
Un avocat ne peut pas se retrancher derrière le caractère sacré des droits de la défense pour faire disparaître toute interrogation sur son propre comportement, ses prises de position et les limites de son engagement militant. Il y a clairement des manquements déontologique dont le barreau de Paris doit se saisir, dès lors qu’il y a une confusion des rôles entre défenseur et militant.
Défendre une personne, ce n’est pas approuver ce qu’elle a fait. Informer sur le droit au silence, ce n’est pas enseigner à mépriser toute enquête AVANT MÊME LA COMMISSION DES INFRACTIONS ET C’EST ÇA QUI CHANGE TOUT ! En fait, ces avocats donnent aux pillards des conseils de voyous et de mafieux. Ce sont les conseils que les mafieux qui font de la prison enseignent aux autres, aux petits voyous qu’ils commandent, et qui sont leurs soldats.
Un avocat n’a pas à se transformer en aide préalable aux voyous.
La liberté de défendre n’est pas un blanc-seing moral pour les militants gauchistes.
Albert Nollet
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