
par Adègne Nova
Le gouvernement s’évertue à expliquer depuis des jours aux Français ce qu’ils vont voir le 17 octobre, relayé en cela par les médias de tout genre – télé, journaux, réseaux sociaux… qui, par ailleurs, ne manquent pas de tendre leurs micros aux experts, « artistes » et autres sportifs hautement qualifiés pour parler de politique. Nous, nous avons la volonté de dire ce que l’on voit et surtout de voir ce que l’on voit, voilà pourquoi nous avons marché parmi les « manifestants » aixois cet après-midi.
Premier constat : la ville touristique, la ville des commerces, le cours… tout est calme, paisible ; tranquille à ce point qu’un mariage va être célébré à la mairie – c’est pas Marseille ici !… Marseille où visiblement le maire PS paie chèrement les distances qu’il a prises avec la sphère LFI aux dernières élections municipales –, les terrasses sont bondées, l’accordéoniste égrène ses fausses notes avec le sourire, comme toujours… Il faut donc chercher ailleurs les manifestants. Sous-préfecture… personne. Commissariat… personne. Il faut marcher encore pour commencer à voir des gyrophares et entendre au loin le brouhaha d’une foule. Avenue de l’Europe : du bitume, du béton, sous un pont et un autre, 3000 personnes environ.
Mais où sont les gilets jaunes ? Il n’y en a même pas une centaine. Pauvre Monsieur Alexandre Jardin, vous disiez hier que le peuple allait reconstituer la vague jaune qui avait fait parler d’elle il y a quelques années, faisant alors trembler l’Élysée. Non, le peuple, celui que vous appelez à mettre en avant la démocratie, ce peuple n’est pas là. Non ! Ce que je vois devant moi ce sont des gens qui hurlent « siamo tutti antifascisti, siamo tutti antifascisti… » – bon, Dante aurait eu un peu de mal à comprendre ces vagissements parce que l’italien n’est pas facile à prononcer pour les adeptes du globish, mais l’idée est là.
Les « manifestants » du 17 octobre arborent des drapeaux palestiniens, algériens, LFIstes, de l’URSS, de la coordination rurale, je vois aussi à plusieurs reprises celui représentant la tête de mort de l’équipage de Luffy – c’est du manga… quelle culture révoltée ! –, les pancartes en appellent à la révolution, d’autres en gros caractères indiquent « acab », « fuck la police », « cACABoudin »… Notons, côté positif, que la cité comtale n’a pas à déplorer, pour l’instant, de saccage de boutiques, de commissariat ou autres bâtiments.
Mais de revendications « giletsjaunesques », je ne vois pas ! Le prix de l’essence n’est pas évoqué, le panier de la ménagère ne semble pas poser de problème… des slogans sont lancés, contre les forces de l’ordre, contre les élus, contre tout ce qui renvoie à l’État, tout de suite repris par la foule. Mais la foule, sa psychologie, ses caractéristiques, sait-on vraiment ce qu’elles sont ? La personnalité consciente s’est ici évanouie, les sentiments et les pensées sont canalisés dans le sens des meneurs, et qui sont-ils ? Regardez autour de vous, et prenez soin de bien voir ce que vous voyez, pour comprendre… des villes sont en feu, la situation a dégénéré maintes fois !
https://www.actionfrancaise.net/2026/10/17/qui-a-mal-a-sa-france/
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