
« La capitulation est une faiblesse » répond Macron à madame Le Pen, faisant écho à sa déclaration sur l’impossibilité matérielle de la France à poursuivre une aide financière à l’Ukraine. La réponse se veut martiale, on n’en attendait pas moins de lui. Mais arrêtons-nous sur les mots choisis : La capitulation n’existe qu’entre belligérants. En employant ce terme, Emmanuel Macron révèle malgré lui ce que des mois de prudence diplomatique s’efforçaient encore de masquer. Dans son esprit, la France est déjà engagée dans une confrontation qui dépasse largement l’aide à un pays allié. Puis il dévoile le fond de sa pensée, sa peur panique, la faiblesse !
Il lui préfère la volonté sacrificielle du jusqu’au-boutisme qu’il porte comme un mantra. Ne jamais capituler aller jusqu’à l’absurde fin plutôt que de mesurer les effets d’une telle posture. C’est puéril, c’est suicidaire, comparer le bon sens à de la faiblesse, c’est tout simplement irresponsable, qu’à cela ne tienne, Macron est généreux avec notre argent, courageux avec notre sang, mais lui, fuit généralement à l’étranger quand le rue gronde. Quel chef de guerre. Ce n’est là que le reflet de sa passion morbide pour la mort, pour ce qui touche au chaos.
Derrière cette quasi-paraphilie se dissimule l’obsession de reconnaissance et de grandeur qu’il n’a obtenues dans aucun domaine, et qu’une cote de popularité qui n’atteint pas 15% avec pourtant toutes les pondérations effectuées lui rappelle abruptement. Une recherche permanente de gloire, un attrait hypnotique face au soldat viril, héros sublimé dans le sacrifice, toute chose que ses propres capacités ne pourront jamais lui apporter. Alors il se rêve en général chargeant sur le pont d’Arcole, quand nous revient l’image du salon de l’agriculture de l’an dernier où il a dû courir, apeuré par la colère des agriculteurs. Pathétique rhétorique qu’il entretient mais qui n’impressionne et ne séduit plus personne. Alors il emploie des phrases qui se veulent définitives, comme des sentences qui ne souffriraient aucune contestation, quand elles ne révèlent que sa méconnaissance du réel. Ce n’est pas une faiblesse d’admettre que nous n’avons plus les moyens de verser de l’argent à un état reconnu comme le plus corrompu du monde, et qui perd une guerre un peu plus chaque jour. Mais de cela, il ne faut pas en parler, le déni est de rigueur. Mais quand la fin de partie sera sifflée, que la réalité aura remplacé le discours hors sol, comment pourra-t-il justifier tous ces morts pour rien, tout cet argent gaspillé qui aurait trouvé une plus grande utilité dans l’achat de Canadairs, le recrutement de profs, le maintien de classes, d’infirmiers, le maintien de services d’urgences, une protection du pouvoir d’achat des plus faibles ?
Que restera-t-il de ces rêves de victoire face aux ruines d’un pays, au deuil des familles sacrifiées, de ces discours creusés dans un inconscient de salon détruit par la simple confrontation de l’existant et de la réalité qu’il est encore aujourd’hui interdit d’évoquer. Car il faut annoncer que la Russie va mal, qu’elle perd, mais qu’elle est une menace, avec cet antagonisme qui consiste à déclarer tout et son contraire. Madame Le-Pen, et d’autres bien moins médiatisés, ont raison de dire que nous n’avons plus les moyens financiers de soutenir un effort de guerre semblable, 27 milliards pour quels résultats ? Ce n’est pas une faiblesse mais bel et bien une preuve de bon sens, qu’elle exprime dans un souci de vérité pour servir l’intérêt général et non dans une idéologie guerrière qui ne mènera nulle part ! Mais Macron ne peut pas raisonner de la sorte, il en est incapable, ce concept lui est totalement étranger et c’est souvent le lot des personnages insignifiants des matamores qui prennent leurs désirs pour des réalités. Mais finalement s’il en est réduit à aboyer des formules creuses, c’est aussi de sa faute ! S’il n’avait pas dilapidé l’argent des Français, ruiné notre pays, il aurait les ressources pour jouer les mécènes inépuisables, mais ce n’est plus le cas, et vouloir agiter la fibre patriotique pour quelqu’un qui n’a cessé de dénigrer son peuple et son histoire, devient une tentative pathétique de redorer un blason qui n’en finit plus de se ternir… Cette fin de règne est longue et pénible !
https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/10/18/lillusion-guerriere-jusquau-bout/
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