La Pologne, pôle du souverainisme européen ?

La Pologne connaît de vives tensions en ce moment du fait d’un Donald Tusk, homme de Bruxelles, qui est accusé de prendre des libertés avec la constitution polonaise, à un moment où ce pays a tendance à refuser le pacte migratoire imposé par l’Europe et qui, sur un autre front, du fait de sa proximité avec la Russie, est engagé dans un réarmement à marche forcée, ne cachant pas son objectif de devenir la première armée d’Europe.

Le président polonais Karol Nawrocki a refusé de prêter serment aux juges impliqués dans des activités politiques. De ce fait, l’un des principaux points de discorde actuelle, en Pologne, concerne la situation de sept juges élus par la Diète en 2026, par la coalition de gauche libérale de Tusk et le président communiste de la Diète, Czarzasty, qui a organisé une cérémonie de prestation de serment factice, sans aucun rapport avec la Constitution. L’enjeu est donc la prestation de serment du président Karol Nawrocki. Le président du Tribunal constitutionnel, Bogdan Swieczkowski, lui aussi attaché à la Constitution, refuse d’autoriser ces juges à siéger au sein de ce tribunal, considérant que cette compétence relève constitutionnellement de la présidence de la République. Mais cette affaire qui entache la constitution polonaise ne s’arrête pas là : Donald Tusk continue de bafouer la loi et a annoncé que son proche collaborateur et bras droit, Maciej Berek, ministre chargé de la mise en œuvre de la politique gouvernementale, allait changer de poste et devenir juge au Tribunal constitutionnel. Cet homme a été approuvé par la Diète de Tusk, mais le président le considère comme un homme politique et non comme un juge, et refuse de recevoir son serment, arguant qu’il ne remplit pas les conditions légales d’ancienneté requises pour être juge.

Tusk a décidé aujourd’hui d’utiliser une nouvelle fois la police pour prendre le contrôle du Tribunal constitutionnel. La police de Varsovie a refusé de participer à ce triste spectacle. Signe de gravité, le président polonais Karol Nawrocki a annulé donc sa visite en Slovénie, en raison de cette situation au Tribunal constitutionnel. C’est un nouveau scandale pour Tusk, qui bafoue la loi, intimide les procureurs et les juges, et échange des décisions de justice par l’intermédiaire du ministre polonais de la Justice, Wakdemar Żurek. Tout cela est très inquiétant. Tusk veut s’emparer du Tribunal pour manipuler la loi, vendre de l’or polonais et orchestrer, peut-être, un coup d’État. Bien sûr, Von-der-Leyen est son amie, et Merkel l’était auparavant.

Cela contribue à entretenir une forme d’ambiguïté sur la perception de l’Europe dans ce pays qui, tout en étant européen, souhaite ardemment garder des prérogatives nationales en matière de souveraineté. 38 % de la population considèrent que l’appartenance à l’UE limite la souveraineté du pays. Notamment sur l’immigration, les questions sociétales et la place de la religion qui vont à l’encontre de certaines orientations politiques européennes. Par exemple, le pays et ses partis conservateurs sont farouchement opposés au pacte migratoire imposé par Bruxelles. Cette Pologne pourrait ressembler à ce que prônent en France, certains partis souverainistes désireux de renforcer les prérogatives nationales sans sortir forcément de l’Europe. Belgique et Italie vont également dans ce sens et ainsi, semble se constituer, dans le paysage politique européen un genre d’internationale souverainiste, pas forcément anti-européenne, mais visant une Europe des collaborations plutôt que celle, fédéraliste, imposée par Von-der-Leyen.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/10/15/la-pologne-pole-du-souverainisme-europeen/

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