
Ursula von der Leyen, à la tête de la Commission de l’Union Européenne, a un objectif : fédéraliser l’Europe, ce qui donnera au président de cette commission bien plus de pouvoir tout en détruisant le peu qui reste de souveraineté des Nations. Le Pacte européen sur la migration et l’asile en est un des moyens.
Le Pacte européen sur la migration et l’asile en vigueur depuis le 12 juin 2026
Le Pacte européen sur la migration et l’asile, qui a un double objectif, est entré en application le 12 juin 2026. Le premier objectif est la gestion soi-disant rationnelle de l’immigration clandestine. Le Pacte renforce ainsi la « solidarité de la part des États membres envers les nations qui supportent le plus la pression migratoire » en relocalisant les clandestins dans les pays moins submergés. Si un pays refuse, c’était le cas de la Hongrie de Viktor Orban à l’époque de l’entrée en vigueur du Pacte, il doit « contribuer financièrement » à hauteur de 20 000 € par personne non accueillie. En clair, si un État membre refuse de participer à cette politique migratoire qui renforce les flux en créant un appel d‘air pour les départs d’Afrique ou du Moyen-Orient, il reçoit une amende qui se chiffre en milliards. La Hongrie, toujours du temps d’Orban, a ainsi été frappée de lourdes contraventions.
Le Pacte visait aussi à garantir le filtrage aux frontières et le renvoi rapide des clandestins ayant le moins de chance d’obtenir le droit d’asile. Ces deux points en revanche sont les moins respectés sans entraîner pourtant d’amendes… Lorsqu’on veut favoriser l’immigration clandestine, l’hypocrisie est de rigueur.
Ce Pacte marque un pas vers une politique visant à une fédéralisation de l’Europe
L’autre objectif du Pacte, plus sournois, moins officieux, est d’accentuer la centralisation de la politique migratoire des nations européenne dans les mains de la Commission européenne, ce qui signifie une perte de souveraineté des Nations en cette matière régalienne et de politique intérieure qui détermine son futur identitaire, civilisationnel, religieux. En instaurant des règles communes contraignantes, des bases de données biométriques partagées (Eurodac) et un partage de la charge financière, ce Pacte marque un pas vers une politique visant à une fédéralisation de l’Europe, une des visées mondialistes d’Ursula von der Leyen mais aussi d’Emmanuel Macron – qui se voit bien en futur Président d’une Europe fédérale, à l’égal d’un président des États-Unis.
Pour faire avancer ce projet fédéraliste, Ursula use de tous les moyens, de toutes les déclarations prévisibles et de toutes les amendes possibles. « Pour continuer à réussir, nous devons continuer à agir ensemble et consacrer tous nos efforts à la pleine mise en œuvre du Pacte sur la migration et l’asile » a-t-elle écrit, ce 13 octobre 2026, dans sa lettre aux dirigeants des États membres avant le sommet du Conseil européen des 15 et 16 octobre 2026 à Bruxelles, au cours duquel la question migratoire figure en tête de l’ordre du jour, la crise estivale dans l’enclave espagnole de Ceuta oblige.
« Nous devons poursuivre nos efforts pour relever les défis qui restent à relever, a -t-elle ajouté, notamment la pleine application des règles de responsabilité, y compris en matière de transferts. Je compte sur votre engagement politique et votre participation pour que le juste partage des responsabilités et la solidarité aillent de pair. Et de conclure :
« Nous devons honorer tous nos engagements dans un esprit de responsabilité partagée et de coordination européenne étroite, renforçant ainsi l’intégrité de l’espace Schengen. Cela implique également de poursuivre nos efforts pour réduire les mouvements non autorisés vers d’autres destinations, de travailler à la suppression des contrôles aux frontières intérieures lorsqu’ils ne sont plus justifiés et d’éviter les mesures susceptibles d’encourager l’immigration clandestine.
Le Pacte acte une perte de souveraineté des Nations en cette matière de politique intérieure et identitaire
« Avec le soutien de la Commission et des agences de l’UE, les États membres doivent intensifier leurs efforts et mener à bien leur mission. En prévision de l’examen de l’année prochaine, notre expérience de la mise en œuvre du Pacte jouera un rôle crucial pour identifier les points qui pourraient nécessiter des améliorations ciblées, tout en préservant l’équilibre général. »
Le Pacte n’a pas empêché la crise de Ceuta ni la régularisation par le gouvernement socialiste espagnol de Sanchez par centaines de milliers de clandestins… mais il reste un moyen de « fédéralisation rampante » en permettant aux technocrates de Bruxelles, Ursula en tête, de s’ingérer dans les politiques migratoires des pays, et de sanctionner les récalcitrants.
En résumé, si un parti souverainiste ou identitaire, hostile à une immigration clandestine, arrivait au pouvoir en France lors de la future présidentielle de 2027, il lui serait bien difficile d’appliquer sa politique anti-immigration au regard des dispositions du Pacte qui livre le pays au bon vouloir politique de la Commission de l’Union Européenne.
Francesca de Villasmundo
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