Terribilis ut castrorum acies ordinata – Sincérité des cœurs de France…

Nous vous proposons ici de découvrir une analyse du monde des politiques actuels – que vous pouvez retrouver aussi sur https://politiquemagazine.fr/, avec de nombreux autres articles – mais comme cette démonstration est un peu longue, nous avons choisi de la partager avec nos lecteurs en deux parties, aujourd’hui et demain…

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par Hilaire de Crémiers

Enfin une France catholique fière de sa foi a pu s’exprimer dans une libre ferveur le temps du voyage apostolique de Léon XIV en France. Qu’il en soit infiniment remercié ! Voici qu’est venu chez nous le chef visible de l’Église, qui représente ici-bas Jésus-Christ Lui-même, le chef immortel du royaume de Dieu, toujours vivant mais, selon sa volonté, avant son retour dans la gloire, invisible. La charge dont Léon XIV est investie fait de lui le vicaire de ce Roi des rois, ce Fils de Dieu, fils de Marie, parfaitement homme, parfaitement Dieu. C’est ainsi que le pape est d’abord perçu et donc reçu ; c’est son titre essentiel, son caractère premier que personne ne peut lui dénier. Et il est là. En tant que tel ! Pas un voyageur incognito, pas un quidam de passage plus ou moins important ! 

Alors, la foule vient à lui. Elle accourt. C’est plus fort que tout, c’est comme une procession des Rameaux, un accueil royal. Le peuple fidèle clame sa joie, élève ses cris et ses chants de bénédiction, tend les mains, applaudit, offre ses enfants aux regards compatissants et aux mains bénissantes de celui qui hic et nunc est l’image de l’Homme-Dieu. Spectacle qui enchante les âmes des croyants, qui sidère les impies qui n’en croient pas leurs yeux – c’est le cas de le dire – et quisont forcés de les croire, qui jette le doute voire l’effroi et sème l’envie jalouse chez les autorités constituées qui se demandent comment un tel succès est possible alors qu’ils n’ont à leur service que des sbires intéressés et des fanatiques sans charisme. Eh oui, les pierres crient ! Ah, celui-là, mais comment fait-il ? Car il est là, si simple, sans recherche de gloire, sans ambition politique de domination, avec son visage qui respire l’humilité et la sincérité. Il déambule, il bénit – et c’est très important et significatif qu’il bénisse et singulièrement les enfants, les bébés, les malades, les petits –, il parle, il ne hurle pas, il s’adresse aux personnes comme à des responsables et non à des masses excitées ; il prie et lesilence s’établit presque irréel ; il officie avec dignité et piété. Il prêche d’une voix douce et insistante ; il console et il encourage. La foule catholique se presse à sa rencontre, s’assemble en groupe serré sur son passage, répond à sa prière et à son invitation. Voici des centaines de milliers de personnes sur son parcours ; des centaines d’évêques et de prêtres, de diacres et de religieux et religieuses qui se forment en chœur autour de lui pour célébrer le Dieu vivant, trine, et unique ; des cérémonies liturgiques d’une grande tenue sansesbrouffe ni vulgarité ; des jeunes, plus de 80 000, réunis dans le stade de France, sans un incident, unis sous le signe et sous le charme envahissant de l’Esprit-Saint, des jeunes Français qui se plaisent à retracer devant lui l’histoire sainte de leur pays si favorisé de Dieu et qui écoutent les réponses d’un vrai pasteur à leurs interrogations et inquiétudes face à un mondehostile. Voici une messe en plein air sur la place la plus prestigieuse et l’avenue la plus célèbre du monde, là même, ou presque, où roula la tête du roi Louis XVI qui fut le plus grand crime de l’histoire de France, à la fois régicide, parricide et déicide dans son intention profonde, telle une sorte de réparation non-dite mais certaine dans l’esprit de beaucoup ; une assemblée qui ne pouvait se compter allant jusqu’à l’avenue de la Grande-Armée, à laquelle il convient d’ajouter les millions de téléspectateurs, tous unis dans la même prière de louange, exaltés dans le même culte divin, attentifs dans la même écoute du même pasteur qui ne leur parlait que de leur Dieu et Seigneur, sublimés et transformés dans la même communion sacrificielle et réparatrice. C’était si beau que les larmes coulaient sur tous les visages dans une pudique et surnaturelle effusion. Une grâce immense passait qui se déversait sur tous et atteignait chacun des cœurs. 

Il en fut de même à Lourdes, la ville sainte de Marie, l’Immaculée Conception, ainsi qu’elle se nomma elle-même, que la France par le serment de ses Rois se donna comme patronne principale, au titre de son Assomption, ces dogmes mariaux qui ornent de leur couronne de gloire sa Maternité divine et sa Virginité perpétuelle. Le pape manifesta longuement avec la discrétion requise sa dévotion personnelle que sa prédication rendit publique et que sa prière éleva encommunion nationale française, oui, française, et entémoignage de foi universelle. Quelle émotion de voir le Souverain Pontife, le cierge à la main, processionner en tête derrière la statue de la Vierge, au milieu de centaines de milliers de flambeaux, brandis en rythme régulier à chaque Ave Maria. Inondation de joie qui submergeait toutes les âmes indistinctement. Et comment ne pas se réjouir encore en entendant le pape souligner dans sa péroraison finale les traits singuliers qui distinguent la Vierge Marie de toutes les créatures, elle la plus humble et la plus glorieuse, qui seule peut revendiquer par association parfaite avec son Fils, notre rédempteur commun, une participation singulière et unique à son œuvre rédemptrice, elle qui fut par avance rachetée en vertu des mérites de Jésus-Christ de sorte que jamais le péché ne l’atteignit. Ce qui rend sa perfection dans la grâce incomparable, grâce unique et complète qui déborde sur toute l’humanité. 

Presque mot à mot – et très heureusement – la prière du pape était le contraire du texte du décret Mater populi fidelis, publié il y a un an maintenant par le préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Fernandez, et qu’il réussit, au motif de vain œcuménisme, à faire signer par Léon XIV. Ah,ce Fernandez, avec ses doctrines toutes pourries, combien de temps va-t-il rester à une telle charge ? C’est un scandale incompréhensible quand on sait ce qu’il a écrit et ce qu’il a fait. C’est aussi une souffrance de le voir dominer l’Église du haut de sa chaire infestée, à l’ombre malheureusement d’un pape dont la pureté ne devrait pas supporter une pareille infamie.

(à suivre demain)…

https://www.actionfrancaise.net/2026/10/14/terribilis-ut-castrorum-acies-ordinata-sincerite-des-coeurs-de-france/

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