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Nous le savons tous, la situation budgétaire est absolument catastrophique. Je pourrais rajouter : la situation économique globale est absolument catastrophique. Je pourrais également rajouter : la situation générale est absolument catastrophique. En clair, mais plutôt sombre, nous sommes réellement dans une situation catastrophique. Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence la situation budgétaire, qui va bientôt tondre, c’est certain. Nous sommes au fond du fond du fond du trou, chacun le sait, et Macron plus que tout le monde.
Avant de parler de Macron, imposons-nous un petit rappel historique : le dernier budget en équilibre date de 1974, sous cet excellent Raymond Barre, ministre du président Giscard d’Estaing. À partir de cette date, Giscard d’Estaing a cru intelligent de s’exonérer de la règle d’or selon laquelle un budget doit être voté à l’équilibre, et à partir de là, la chute a commencé, s’est accélérée sous Mitterrand, s’est aggravée sous Chirac, s’est considérablement aggravée sous Sarkozy, puis sous Hollande. Mais le record du record du record devait évidemment revenir à notre vénéré Macron, l’empereur du déficit, le Mozart du désastre financier. En effet, si le premier déficit de Giscard s’élevait à 7 milliards d’euros en 1975, le dernier déficit de notre empereur bien-aimé s’élèvera à 150 milliards d’euros, soit un déficit Giscard multiplié par 21. Au diable les varices, pardon, au diable l’avarice !
Tiens, une petite anecdote personnelle pour nous mettre en forme. En 2005 si ma mémoire est bonne, j’assistais à une réunion avec le très exceptionnel ministre des finances Thierry Breton. Le déficit budgétaire avait tendance à s’alourdir et je vois encore notre Breton serrer ses petits poings, avancer le menton d’un air martial et proclamer virilement : je vais vous réduire le déficit en deux temps trois mouvements et vous allez voir ça. Nous avons vu : il n’a strictement rien réduit et le déficit a augmenté jusqu’à ce le Breton prenne ses cliques et ses claques et quitte le gouvernement. Heureusement pour lui, il s’est recasé dans ce qui était à l’époque une superbe entreprise, à savoir l’entreprise Atos, qu’il a dirigé jusqu’à ce qu’il la fasse couler dans le style titanique. Mais heureusement pour lui, il s’est recasé vite fait bien fait en tant que le commissaire européen. Plus belle la vie ! Malheureusement, il n’a pas fait couler la commission européenne. Mauvaise pioche.
Je reviens au déficit budgétaire actuel. Comme je viens de le dire, notre empereur est un passionné du déficit, qu’il a fait exploser, ce qui lui a permis de porter la dette publique à la coquette petite somme de 3500 milliards d’euros. Miam miam. Mais attention : il vient de clamer haut et fort qu’il n’est responsable de rien, puisque les responsables de cette dette sont la guerre en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine et la guerre Moyen-Orient. Ce qui est évidemment totalement faux, puisqu’il a fait exploser la dette de 2017 à 2021, et donc avant la guerre en Ukraine et avant la guerre au Moyen-Orient. Alors, puisqu’il n’est responsable de rien, mais qu’il faut que le déficit budgétaire diminue, une solution magique sera de taper tot ou tard, mais plutôt très tôt que très tard, sur les retraités. Cochons de retraité va, on va vous faire la peau. C’est trop facile de se dorer la pilule, de s’occuper de son jardin, de voyager et de dormir quand les travailleurs s’épuisent à travailler et vous payent vos retraites. Bien sûr, vous avez travaillé et cotisé pour vos retraites, mais ça, on n’en n’a rien à cirer, comme le disait Madame Cresson, ministre de Mitterand, et dont le père était sûrement coordonnier. Vous n’aviez qu’à pas travailler, alors vous n’auriez pas cotisé, et donc on n’aurait pas ponctionné les retraites. Vous allez donc voir ce que vous allez voir, on va vous ponctionner sec. Ainsi donc, une petite ponction de quelques milliards sur vos retraites, vous en dites quoi ? Bon, on ne sait pas très bien si ce sera 5 ou 6 ou 4 ou 8 milliards ou encore plus ou encore moins, mais vous serez mis à contribution tôt ou tard et c’est tout. Et vous allez enfin contribuer au redressement de la France, bande d’inactifs, bande d’oisifs. Non mais des fois ! Comme cela a été annoncé par le premier ministre dont j’ai oublié le nom car je ne retiens que ce qui m’intéresse, les retraites, un jour ou l’autre, ne suivront pas le coût de la vie pour une part non négligeable des retraités, et le fameux abattement de 10 % passera sans doute à la trappe. Non mais des fois !
En revanche, pas question de toucher à l’immigration, qui coûte chaque année environ 50 milliards d’euros. Pas question de toucher à toutes les agences qui travaillent pour l’État, qui coûtent environ 10 milliards d’euros par an. Pas question de toucher à la fraude sociale, qui coûte environ 50 milliards d’euros par an. Pas question de toucher à tout ce que l’on pourrait toucher tout de suite, mais hors de question de ne pas ponctionner la retraite des retraités. Non mais des fois !
Pour conclure, si économie il y a, elles ne seront pas faites la où elle devrait être faite. Cela fait des dizaines d’années que cela dure, cela commence à faire beaucoup et cela commence à nous lasser beaucoup. Sarkozy avait fait de la publicité, peut-être payante car avec lui rien n’est jamais vraiment gratuit, sur le Karcher, sans jamais s’en servir bien sûr. Je crois qu’une majorité de Français aimerait qu’ au printemps 2027,un grand coup de Karcher soit passé sur la classe politique qui nous dirige depuis tant d’années avec le succès que l’on sait .
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