
Combat royaliste 146
Par Philippe Germain
La République va si mal que certains estiment que le président Macron voudrait entrer en guerre contre la Russie pour reporter les élections et rester au pouvoir. Possible… mais de toute façon un changement de président en 2027 ne réglera rien puisqu’il ne sera pas au service des intérêts de la France mais à celui des affiliés du parti qui le soutient. De plus, une présidente social-populiste sera immobilisée par l’État profond qu’a verrouillé Emmanuel Macron espérant se représenter en 2032.
Les nationalistes intégraux, eux, doivent profiter de la campagne 2027 pour devenir force de proposition, sur les sujets Institutionnels, Industriels et Civilisationnels, négligés par les candidats. D’autant que le changement de cap anti-laïciste de Mélenchon sur le port du voile et la célébration des racines chrétiennes de la France par le pape Léon XIV ont mis en avant le sujet civilisationnel. Au Stade de France, il y a eu ce défilé des saints. Une mise en ordre forte de la société. Avec un roi de France symbole de la justice et Jeanne d’Arc symbole de l’indépendance nationale. Ce défilé a été salué par la Vieille France mais aussi regardé avec inquiétude par lestenants de la Nouvelle France.
Eh oui, nous sommes au seuil d’un changement d’époque, car au-delà de la mondialisation, la modernité est allée au bout de ses échecs. Souvenons-nous que lorsque le pape Jean-Paul II était venu en France à l’occasion de l’anniversaire du baptême de Clovis, il avait décidé de faire un peu profil bas sur la question, même s’il était allé célébrer la messe à Reims. En revanche, le pape Léon XIV, lui, n’a pas hésité à évoquer le baptême de Clovis devant Emmanuel Macron.
Alors oui, il est temps, et d’abord pour le personnel de l’Église, de se poser la question : toutes les civilisations se valent-elles ? Dans un pays où, du fait de l’immigration, la présence des musulmans est de plus en plus importante, la question de l’islam se pose forcément avec de plus en plus d’intensité. Certes, depuis Vatican II, un point de vue de bienveillance s’est imposé, dans la tonalité de la déclaration Nostra ætate « sur les relations de l’Église avec les religions non chrétiennes », mais il a été révisé par la déclaration de Ratisbonne du pape Benoît XVI sur l’islam.
Sur la question des migrants, souvent musulmans, Léon XIV exprime sa continuité avec le pape François, mais avec rééquilibrage. Il insiste sur l’accueil, mais avec une nouveauté importante : l’accueil comporte impérativement l’évangélisation. Léon XIV introduit aussi la notion d’identité culturelle du pays d’accueil : « Chers frères migrants, il vous revient une part noble et nécessaire de ce chemin : vous ouvrir avec confiance à la communauté qui vous accueille, apprendre sa langue, respecter ses lois, connaître ses coutumes, participer à la vie commune et offrir avec gratitude vos dons ». Pour Léon XIV, « s’il existe un droit de chercher refuge lorsque la vie est menacée, il existe aussi le droit de ne pas avoir à migrer : le droit de rester chez soi sans faim, sans guerre, sans persécution, sans violence ». Oui, un changement d’époque indiscutable pour les cardinaux et évêques…
Œuvrer à la campagne présidentielle : République 2027 déconstruction ou chaos ?, 2027 heure néomaurrassienne, 2027 ne réglera rien, 2027 deux populismes s’affrontent, 2027 Européanisation et créolisation contre identité française, 2027 civilisationnel industriel institutionnel, 2027, remplacement ou rechristianisation ?
Votre commentaire