La colère légitime n’excuse pas la violence illégitime

par Action française lycéenne

En cette dernière semaine de cours avant les bienvenues vacances de la Toussaint, le mouvement de colère des lycéens continue, mais ses formes peuvent légitimement inquiéter au regard des violences inacceptables à l’égard des bâtiments, des professeurs et des personnels d’encadrement : lycées saccagés ou brûlés, professeurs caillassés, proviseurs menacés et bousculés, sans parler des universités de Rennes et de Nantes complétement dévastées par des nihilistes souvent étrangers au monde des études.

Il nous faut rappeler quelques points importants : oui, la colère des lycéens est légitime quand elle dénonce les conditions parfois fort dégradées des établissements scolaires de l’enseignement secondaire ; l’absence récurrente de professeurs de certaines matières et en certains lycées souvent défavorisés ; des emplois du temps trop lourds sur certaines journées ou « à trous » de plusieurs heures sur d’autres ; du matériel de qualité insatisfaisante en informatique ou des manuels scolaires obsolètes (en géographie, par exemple) ; sans oublier les violences répétées dans quelques lycées périphériques… Oui, cette colère lycéenne contre tout cela est légitime, et elle devrait être écoutée maintenant quand elle n’a pas été entendue hier par la faute de pouvoirs publics qui n’ont pas fait leur travail de préservation d’une éducation de qualité pour préparer l’avenir.

Mais il importe de ne pas se tromper de cible : les lycées sont nos lieux d’études et ils ne sont pas, la plupart du temps, les centres décisionnels des conditions de celles-ci. Les décisions se prennent ailleurs, au ministère, dans les rectorats et dans les conseils régionaux qui financent l’entretien des bâtiments, entre autres. Quand des violences ont lieu devant les établissements scolaires, ce sont les élèves et leurs enseignants eux-mêmes qui sont affectés par les événements, et non les décideurs qui ont mis l’école dans l’état que l’on sait : ces violences sont non seulement inutiles car elles ne visent pas les bons interlocuteurs, mais elles sont contre-productives parce que les frais de réparation et de remise en état de fonctionnement sont autant d’argent en moins pour améliorer les conditions de travail dans les établissements déjà dégradés. Elles sont illégitimes parce que, au lieu d’alerter sur les difficultés lycéennes, elles alarment l’opinion publique et la retournent contre les lycéens dans leur ensemble. Les lycéens royalistes d’Action française ne veulent pas laisser leurs établissements respectifs victimes de ces blocages et de ces destructions parfois aveugles. Ils participent à la colère lycéenne mais aussi à la résistance aux casseurs qui feraient presque oublier le premier responsable et coupable de cette situation : le système républicain lui-même qui s’en tire à bon compte, en définitive, quand les casseurs se déchaînent devant les médias complaisants envers cette violence spectaculaire. Les lycéens royalistes refusent cette escroquerie intellectuelle, et continueront sans relâche à dénoncer une République oublieuse des jeunes et de leur avenir.

https://www.actionfrancaise.net/2026/10/13/la-colere-legitime-nexcuse-pas-la-violence-illegitime/

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