Ils aident des migrants, puis subissent leurs violences : l’envers du bénévolat humanitaire

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À Trieste, en Italie, les bénévoles d’une association d’aide aux migrants se sont heurtés aux violences de ceux auprès desquels ils œuvraient depuis plusieurs années, sur la Piazza Libertà.

En Italie, les « bienfaiteurs » chassés de leur propre terrain

Comme un violent retour de bâton pour ceux qui participent à l’immigration de masse extra-européenne en creusant, par les aides sociales, l’appel d’air qui permet à tant de migrants de demeurer sur les territoires européens, les associations Linea d’Ombra et Fornelli resistenti, qui distribuaient quotidiennement soins et nourriture aux étrangers arrivés par la route des Balkans, ont suspendu leurs activités pendant une semaine pour « prendre du recul » et « laisser la tension retomber », rapporte le journal italien Il Piccolo.

À l’origine de cette escalade, caractérisée par des menaces, des insultes et des bousculades : un Afghan déjà connu des services de police et condamné, ainsi qu’un complice de même nationalité, qui auraient influencé « d’autres migrants » pour intimider les bénévoles. Le 7 octobre, la police locale a procédé à des interpellations sur cette place où un groupe la revendiquait « comme leur propre espace », explique le journal local Trieste Prima.

La responsable de Linea d’Ombra assure toutefois que son association « œuvre pour le bien commun ». Les violences ayant lieu sur la Piazza Libertà avaient pourtant fait l’objet de « signalements reçus des habitants du quartier, faisant état de situations inconfortables et de difficultés liées à la sécurité et à la pleine utilisation des espaces publics », et ce, « bien avant la pandémie », toujours selon Trieste Prima.

Aux Pays-Bas, l’humanitaire contraint de battre en retraite

À Ter Apel, aux Pays-Bas, la Croix-Rouge et le Conseil néerlandais pour les réfugiés ont également dû rappeler, en juillet, leurs équipes intervenant autour d’un centre d’accueil de demandeurs d’asile. La semaine précédente, deux attaques au couteau avaient eu lieu dans les environs.

La surpopulation du centre aurait permis à « un petit groupe d’hommes » d’exercer des violences, selon le média DutchNews rapportant les propos de responsables humanitaires qui, tout en expliquant ne plus pouvoir garantir la sécurité de leurs bénévoles, réclamaient la création d’un autre centre d’accueil.

En Allemagne, la solidarité finit à l’hôpital

L’engagement humanitaire s’est encore soldé par un séjour à l’hôpital pour deux bénévoles de 56 et 65 ans, en Allemagne. En janvier, les deux hommes, qui intervenaient dans des centres d’hébergement collectifs, ont été agressés par un migrant géorgien en situation irrégulière, débouté de sa demande d’asile et soumis à une mesure d’éloignement.

Malgré ce statut, l’un des bénévoles accompagnait l’homme et sa femme à l’école pour l’inscription d’un de leurs enfants quand une bagarre entre le couple a éclaté. Le bénévole ayant voulu s’interposer a été roué de coups par le Géorgien qui s’en est, par la suite, pris à l’autre volontaire arrivé en renfort. Les deux hommes ont reçu des blessures suffisamment graves pour être hospitalisés plusieurs jours et placés sous traitement.

« C’est un cas de plus à ajouter à la liste, où un demandeur d’asile, qui n’a en réalité rien à faire ici, a agressé et blessé quelqu’un », a témoigné l’un d’eux auprès de FOCUS online. Des « cas isolés », préfère-t-il toutefois nuancer, tout en reconnaissant avoir été profondément affecté par cette violente agression.

En France, comme ailleurs, une dissonance cognitive dangereuse

La France n’échappe pas à ce paradoxe. Le 24 septembre, un migrant soudanais a été condamné à trois mois d’emprisonnement ferme pour avoir agressé sans raison un bénévole de l’AUDASSE, association qui accompagne les réfugiés de la jungle de Calais, rapportait La Voix du Nord.

Combien d’exemples faudra-t-il, encore, pour que ces « humanitaires » revendiqués prennent la mesure des risques auxquels ils exposent les populations européennes en contribuant ainsi à pérenniser des filières migratoires ? Comme pour résumer, sans doute malgré lui, les limites de cette politique de l’accueil, l’un des bénévoles agressés en Allemagne confiait : « Parfois, ce sont des gens très gentils, très bien, très motivés. Et parfois, ce sont des gens qui ne sont pas si bien que ça et qui ne sont pas si pacifiques. C’est toujours comme une pochette surprise, on ne sait jamais ce qu’il y a dedans. » Cette incertitude, les Européens, eux, n’ont pas tous choisi d’en assumer les risques.

Alienor de Pompignan

https://www.bvoltaire.fr/ils-aident-les-migrants-puis-subissent-leurs-violences-lenvers-du-benevolat-humanitaire/

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