Colloque d’Oser la France : la nouvelle Terreur que fait régner l’extrême-gauche

Avignon Palais des Papes

Où sont passées les « valeurs de la République » ? Ceux qui passent leur temps à tenir de grands discours de moraline sont les premiers à piétiner les grands idéaux dont ils se prévalent. Dernier exemple en date, l’université d’Oser la France, la formation politique de l’ancien député de Vaucluse, Julien Aubert, désormais vice-président des Républicains. L’évènement doit se dérouler le 17 octobre et prévoit plusieurs tables rondes sur le pouvoir d’achat par exemple, la démographie ou les questions internationales. Mais à une semaine de l’évènement, voilà que sous la pression de l’extrême-gauche le théâtre avignonnais privé qui depuis trois ans accueille la manifestation jette l’éponge.

À ses trousses, une vingtaine d’associations et de collectifs radicalisées qui se revendiquent « antiracistes, antifascistes, féministes, et décoloniaux ». Les noms de ces résistants de carnaval sont explicites : Rempart antifasciste, No pasaran 84, Extinction RebellionAvignon.

François Fillon et Sarah Knafo

Le débat n’est pas tolérable pour ces marginaux radicalisés : le fondement de leur indignation ? La présence au colloque d’Oser la France de Sarah Knafo, François-Xavier Bellamy, Natacha Polony ou François Fillon. Face à la pression, à l’intimidation, au harcèlement, le théâtre préfère renoncer. Et la direction de s’aplatir et de battre sa coulpe pour avoir imaginé fréquenter et accueillir l’infréquentable :  elle l’assure la main sur le cœur, toute l’année, elle met son énergie et sa programmation au service « des valeurs de tolérance, de respect et d’inclusion ».

« On s’attaque au pluralisme démocratique, à la culture, à la liberté d’expression » s’est ému Julien Aubert. « Quand l’intimidation, les menaces à peine voilées et les pressions visent à faire taire les débats, les personnes et les idées ou les œuvres, cela porte un nom : le fascisme. » Le président d’Oser la France a tout de même annoncé le maintien de l’événement dans un lieu tenu secret, qui ne sera communiqué aux participants qu’au dernier moment. Voilà à quoi le débat démocratique est réduit dans cette France de 2026. Celui qui voudra écouter un ancien Premier ministre et deux députés européens de droite devra raser les murs et le jour J, certainement prononcer un mot de passe dans l’ombre d’un guichet, au bout d’une ruelle étroite.

Les héritiers de Trotski

Même le préfet est intervenu pour contester « tout risque avéré pour l’ordre public », comme l’avançait la direction du théâtre. Au vu des pressions d’extrême gauche, le haut fonctionnaire évoque dans un communiqué « une vraie menace pour la démocratie ».

« Nous continuerons […] à nous opposer, par tous les moyens démocratiques, aux discours racistes, discriminatoires et d’exclusion », affirmait le collectif rouge. La belle affaire. Il faut considérer l’hystérie et la contradiction de l’extrême-gauche totalitaire : les héritiers de Trotski, les mêmes qui ne jurent que par « les valeurs républicaines » veulent interdire tout débat, tout pluralisme, s’attaquent aux fondements de la démocratie mais avec des « moyens démocratiques » s’il vous plaît.

Une nouvelle fois, l’extrême-gauche radicalisée s’impose. Non contente de montrer un visage haineux et intolérant, elle fait désormais la loi et dicte ce qui peut être débattu et qui a le droit d’en débattre. Jusqu’à quand l’homme de droite devra-t-il courber l’échine ?

Yves-Marie Sévillia

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