
La Russie fournira du carburant diesel aux États-Unis et au « marché mondial ». Un accord a été conclu entre Trump et Poutine. L’Ukraine et l’Europe n’ont pas de voix au chapitre, ce qui signe leur défaite diplomatique, stratégique et militaire.
Accord pétrolier conclu vendredi 10 octobre entre Trump et Poutine signe une autre étape dans le désengagement des Etats-Unis de la guerre en Ukraine
Serait-ce une fin de partie pour l’Ukraine et l’Europe ? L’accord pétrolier conclu vendredi 10 octobre entre Trump et Poutine signe une autre étape dans le désengagement des Etats-Unis de la guerre en Ukraine.
Dans ses grandes lignes, l’accord lève les sanctions américaines et, selon le président des États-Unis, devrait entraîner une baisse rapide des prix du diesel. « Je viens de conclure une réunion très fructueuse avec le président russe Vladimir Poutine, au cours de laquelle il a été convenu que la Russie fournira immédiatement plus de 300 000 tonnes de diesel aux marchés américain et mondial, 500 000 tonnes supplémentaires en novembre et un million de tonnes immédiatement après. De plus, compte tenu de la capacité de ses raffineries, la Russie livrera ensuite prochainement trois millions de tonnes de diesel. »
L’arrivée de pétrole russe sur le marché américain aura un impact positif sur l’ensemble de l’économie mondiale
L’arrivée de pétrole russe sur le marché américain aura un impact positif sur l’ensemble de l’économie mondiale », a déclaré Vladimir Poutine, selon l’agence TASS, rapportant la position du Kremlin après l’entretien :
« La Russie a confirmé sa volonté de fournir du pétrole et des produits pétroliers aux États-Unis et au marché mondial. L’arrivée de pétrole russe sur le marché américain aura un impact positif sur l’ensemble de l’économie mondiale. Au cours de la conversation téléphonique, une attention particulière a été portée aux perspectives de résolution de la crise ukrainienne. La situation avec l’Iran et divers aspects des relations bilatérales ont été abordés. Poutine et Trump sont convenus de maintenir des contacts personnels, ainsi que la coopération par le biais de leurs administrations, services spéciaux et ministères. »
Les sanctions américaines seront levées jusqu’en avril.
Si l’accord a été signé le 9 octobre, il est fort probable que les tractations avaient débuté auparavant. On peut se demander d’ailleurs si la visite discrète du directeur de la CIA, John Ratcliffe, en Russie le mardi 25 août 2026 n’avait pas pour objectif de finaliser cet accord. Cette hypothèse est validée par l’annonce que la première cargaison de diesel russe, transportée à bord du MINERVA ZEN, approche de la côte est des États-Unis en ce 13 octobre. Transportant 228 000 barils de diesel, le navire a quitté Saint-Pétersbourg le 22 septembre.
Zelenski se plaint de cet accord
Cet accord ne fait évidemment pas plaisir au président ukrainien, Zelenski ni à ses alliés les plus farouches, Ursula von der Leyen de l’Union Européenne, le président français Macron, le chancelier allemand Merz et le premier ministre britannique Burnham. La fin de la guerre signifie la fin de la corruption via les milliards reçus pour Zelenski et la fin du narratif anxiogène auprès des populations européennes pour les 4 autres dont la popularité est en berne depuis des mois et des mois.
Le président ukrainien Zelensky est ainsi revenu sur l’accord sur le diesel signé entre les États-Unis et la Russie. Il a déclaré à Axios :
« Steve (Witkoff) m’a proposé une rencontre en Floride. J’ai naturellement accepté d’y aller pour discuter des options de négociation ; les Américains ont dit avoir des idées, et nous avons convenu de nous rencontrer pour en discuter.Franchement, ce n’est pas la bonne chose à faire, car nous nous efforçons de construire nos relations de la meilleure façon possible. Il semble qu’ils aient profité de cette occasion pour nous rencontrer, tout en appelant Poutine pour négocier sur ce point. »
Les critiques de Zelenski n’ont pas plus à Donald Trump. Les États-Unis ont ainsi menacé de cesser de partager des renseignements avec l’Ukraine et de bloquer la chaîne d’approvisionnement qui lui livre des armes, si celle-ci ne met pas fin à ses attaques contre les raffineries de pétrole russes. Le Financial Times rapporte, citant des sources, que Steve Witkoff et Jared Kushner ont évoqué cette possibilité lors de leur rencontre avec des négociateurs ukrainiens et européens à Miami, à la suite des critiques formulées par Zelensky après la levée des sanctions américaines sur le diesel russe. La réunion, initialement prévue pour durer deux jours, a été écourtée par la délégation ukrainienne.
Les hostilités croissent entre Washington et Kiev
Les hostilités continuent cependant de croitre entre Washington et Kiev : furieux des réactions de Volodymyr Zelensky à son accord américano-russe sur le diesel et de l’incapacité à mettre fin aux attaques ukrainiennes contre les raffineries russes, le président Donald Trump a déclaré aux journalistes qu’il pensait que « l’Ukraine, militairement parlant, est vaincue , d’accord » et il a appelé à un changement de direction en Ukraine :
« Zelensky aurait pu mettre fin à cette guerre à maintes reprises, il veut créer des problèmes pour le monde et pour les agriculteurs, il est temps pour l’Ukraine d’avoir un nouveau président. Je suggère à l’Ukraine de trouver un nouveau dirigeant capable de parvenir à un accord », a-t-il insisté, soulignant que Zelensky « peut faire ce qu’il veut, mais il ne peut pas s’attaquer aux raffineries ». « Emblématique et historique », s’est exclamé l’envoyé spécial et négociateur du président russe, Kirill Dmitriev, sur X, en publiant la une du magazine Time avec une photo du président ukrainien et la légende « Le dénouement ».
La fin d’une guerre est toujours la bienvenue, tout d’abord pour les populations locales, mais sommes-nous vraiment à « un dénouement ». Avec le versatile Trump, et les fous alliés (ou à lier) qui soutiennent en Europe Zelenski, sait-on jamais quand cette guerre fratricide, qui ne rapporte rien à l’Ukraine, proxi des faucons américains et atlantistes, prendra fin…
Fin de partie ?
Francesca de Villasmundo
https://www.medias-presse.info/accord-petrolier-russie-eu-leurope-et-lukraine-mises-de/252419/
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