
À l’approche des élections de mi-mandat, qui sont toujours une épreuve pour un président américain, Donald Trump a fait une annonce inattendue. Il a conclu un accord avec Vladimir Poutine pour approvisionner le marché américain en diesel russe à un prix raisonnable et ainsi mettre l’industrie américaine à l’abri des vicissitude du cours du pétrole. Si les automobilistes américains roulent peu au diesel, il s’agit plus spécialement des agriculteurs et des entrepreneurs des secteurs des travaux publics et du transport, des filières à la base de toute l’économie américaine. Trump s’assure ainsi de la baisse du prix du diesel avant les élections américaines et fidèle à son habitude, il fait passer les intérêts américains avant la diplomatie et la géopolitique.
Zelensky, qui a démarré sa guerre avec le soutien inconditionnel de l’équipe Biden, qui sent déjà que Trump n’est pas forcément dans une logique aussi claire à son égard, y a vu une trahison. Pendant que l’Europe continue de se suicider en maintenant des sanctions inefficaces contre Moscou. Elle se contente du rôle de spectateur, regarde Trump oeuvrer pour les intérêts de son pays pendant qu’elle même, œuvre contre ses peuples, avec une constance impensable qui nous mène à la ruine totale. L’Europe blablate, rappelle le droit, la préséance et tout le monde s’en fout. Là-dessus, ni une ni deux, Zélensky, comme un dingue, est allé frapper militairement le terminal d’exportation de produits pétroliers NZNP Rostovsky à Rostov-sur-le-Don, l’endroit d’où part le diesel en direction des Etats-Unis, à peine quelques heures après l’accord diesel conclu entre Trump et Poutine. Sans doute même, ironie du sort, grâce au système de positionnement satellitaire américain, sur lequel l’Ukraine s’appuie pour mener sa guerre. Et l’Ukraine ne s’en cachant même pas, explique que cet accord, vécu comme une trahison, « ne portera pas ses fruits ».
Pas sûr que Trump apprécie à son tour et on se demande bien si ce coup de folie du désormais illégitime président ukrainien, ne sera pas le dernier. Le voilà à présent fâché avec Poutine, mais aussi avec Trump. Il n’y a plus que les Européens et encore pas tous, pour soutenir ce jusqu’au boutiste de la guerre qui semble protéger, avec ses principaux soutiens, des intérêts qui nous échappent et qui ne sont certainement pas très avouables. Reste à attendre quelques temps pour savoir sur quoi ce coup de Trafalgar pourrait bien déboucher ?
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