
Le contre budget du RN est fustigé à droite comme à gauche, jusque-là rien de nouveau. Les économies annoncées ne seraient en réalité pas au rendez-vous, pourtant en supprimant la quasi-totalité des agences d’État, soit plus de 1200 qui coutent plus de 90 milliards par an, et avec elles, par ricochet les sollicitations à des agences externes, 40 milliards, le gain est certain, c’est d’ailleurs ce que nous préconisons au RPF. Le plafonnement de la contribution à l’UE c’est également une économie immédiate de plus de 15 milliards, même si là c’est plus aléatoire, encore qu’un pays en cessation de paiement ne devrait pas avoir trop de mal à obtenir gain de cause.
Les coupes drastiques pressenties sont contestées, certains y voient une fragilisation pour la transition écologique, cette même idéologie qui nous conduit à dépenser toujours plus en aide pour installer des éoliennes ou des panneaux solaires dont la performance est précaire, et qui n’existeraient pas sans les aides massives de l’Etat c’est à dire de la dette supplémentaire, pour un résultat quasiment nul et même pire puisque nous avons à présent l’électricité la plus chère du marché alors que ce n’était pas le cas quand nous maitrisions nos choix énergétiques. Et la réservation des allocations aux seuls Français, explique Marine Le-Pen : une idée de simple bon sens, en application partout dans le monde. Mais non, pour la gauche, ce serait une erreur, elle qui fait de l’entretien des pseudos immigrants afro-arabes, sont unique fonds de commerce…
Dans un pays qui croule sous près maintenant de 3600 milliards de dettes, la transition vertueuse vers un monde plus écologique est une absurdité qui touche essentiellement l’Europe et la France en particulier, France qui est déjà, l’un des pays industrialisés les plus propres. Dans le même temps, si cher à Macron, ce dernier finit par reconnaitre que l’énergie bon marché de la Russie permettait de maintenir une compétitivité qui n’existe plus aujourd’hui. Il y a plus urgent que de s’occuper de décarbonner un pays qui est l’un au monde qui en produit déjà le moins, 0.9% des émissions mondiales, à force de vouloir une industrie sans carbone on est arrivé à quasiment plus d’industrie du tout, avec une France qui dépend du reste de la planète pour ces approvisionnements dans à peu près tous les secteurs, si c’est là l’objectif recherché, il est atteint !
Que ce budget-là soit perfectible car d’autres pistes d’économie directe sont possibles, c’est certain, mais ceux qui l’éreintent sont-ils légitimes pour le faire ? Eux qui depuis 40 ans sont venus nous présenter des budgets très documentés qui n’ont enfanté que ruines et chaos économique et sociétal ! Car c’est bien là le paradoxe : ce sont ceux qui ont échoué partout qui se permettent de dire que ce budget-là n’est pas sérieux, qu’il est irréalisable. Cela rappelle étrangement le cas de l’Argentine, le programme de Milei était aussi critiqué avec les mêmes arguments et par en gros, les mêmes personnes, résultat des courses, ça marche et mieux que prévu, le FMI annonce que le pays a connu deux excédents primaires successifs, une forte baisse de l’inflation, une croissance qui était de -1.4% à + 4.4% en 2025 et sans doute un peu plus de 3.5% en 2026, donc si c’est possible en Argentine pourquoi cela ne le serait pas chez nous ? Alors certes la première année n’a pas été à la hauteur des espérances, mais les suivantes ont bénéficié du choc de ce changement et c’est exactement ce que veut faire le RN, mais cela déplait bien entendu à cette classe dirigeante engluée dans ses poncifs, dans ses certitudes, parmi lesquelles on retrouve, qu’ils sont les seuls à savoir gérer et à avoir le sérieux pour le faire ! Ils ne doivent pas vivre dans le même pays, car leurs soi-disant compétences nous ont menés à un taux de chômage de plus de 7%, à 115% de déficit, à une dette colossale à une perte de souveraineté énergétique, bientôt alimentaire, à une désindustrialisation massive, nous plaçant au niveau d’un pays en voie de développement, nos écoles ne forment plus, nos services publics sont à la dérive, l’insécurité est partout, mais ce sont les artisans de ce bilan qui se permettent de dire qu’un budget qui changerait de méthode serait irréalisable ! On croit rêver ! La gauche, la droite, la macronie, ils ont tous échoué, mais ils donnent des leçons de gestion, ils sont même arrogants ! Parce qu’eux quand ils foirent tout, ils ont la parade, ce n’est pas un mauvais choix, une erreur de leur part, ce n’est jamais de leur faute il y a forcément un responsable extérieur : le COVID, Trump, Poutine, l’Iran… mais qu’ils se taisent à la fin.
Le RN veut aussi faire des économies sur la gestion du patrimoine de l’État, et bien entendu on lui demande comment il va s’y prendre, et d’avancer un chiffre qui serait exorbitant pour accomplir cette transformation. Il n’a pas besoin de se creuser la tête, s’il veut rendre performant son parc immobilier il peut s’inspirer de ce qui a été réalisé à La Poste avec sa filiale immobilière, pour gérer son parc et maitriser ses coûts. Ils peuvent faire leur la citation de Courteline : « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet. » La seule chose dont on soit certain, c’est que les beaux budgets bien chiffrés, bien expliqués par cette clique n’ont jamais produit ni redressement économique, ni richesse, ni croissance, mais seulement des impôts, des taxes, et de la précarité. Et ce n’est pas en insistant avec ce type de modèle, bricolé à la marge, mais toujours aux dépens du travail, et de l’initiative privée, que les choses changeront. D’ailleurs à peine présenté celui de notre éminent ministre du budget est mis en pièce par Moody’s et Barclays, au point que des murmures se font entendre sur des spéculations sournoises sur notre dos, c’est dire si ceux qui critiques sont à l’apogée de leur art. Non, il faut amorcer une vraie rupture et le RN, encore trop timide au goût du RPF, est néanmoins sur la bonne voie. Pour rappel, nous avons chiffré le gaspillage annuel à près de 400 milliards… il y a donc encore de la marge.
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