Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Nicolas Dufour, le patron de la BPI est l’un des rares responsables de premier plan à utiliser sa liberté de parole et cela fait assez lontemps.
Voici sa dernière sortie et elle est très intéressante pour deux raisons.
La première c’est qu’il explique bien que l’on devra tous s’y mettre ce qui veut dire que vous allez payer car nous sommes tous caution solidaire de la France.
La seconde c’est quand il a le courage de dire que nous avons tous nos doigts dans le pot de confiture et qu’effectivement nous « croquons tous à la dette ». Nous pouvons expliquer que c’est l’autre qui doit faire des efforts, les députés et les sénateurs qui doivent baisser leurs salaires (et pourquoi pas), la réalité c’est que nous bénéficions tous de la dépense publique (sauf ceux qui payent beaucoup d’impôts et qui eux sont des contributeurs nets, mais ce sont des méchants riches tout le monde s’en fiche). Si vous gagez moins de 4 000 euros par mois, vous payez peu d’impôts (même si cela semble beaucoup) et vous recevez bien plus en arrêt maladie, en pension de retraite, en assurance chômage, en ne payant pas les médicaments ni les soins, avec les CAF et les APL ou les primes de rentrée et de Noël, sans oublier toute la tripotée de chèques.
Il ne s’agit donc pas d’accuser telle ou telle catégorie de concitoyens, mais simplement de dire nous profitons tous à divers degré d’un système devenu aussi fou que délirant parce qu’il a été dirigé de manière totalement folle par un chef de l’Etat sans vision aboutissant à la ruine d’un des pays les plus riches de la planète en moins de 10 ans.
Pour redresser le pays, nous ne le ferons pas en ne nous y mettant pas tous. L’effort sera évidemment collectif et il sera très violent que vous ayez envie d’aider l’Ukraine ou pas, d’avoir plus d’immigration ou pas.
Voilà ce qu’il dit dans cette courte vidéo.
« Ecoutez il arrive à la France des choses qui sont arrivés à tous les pays. Cela devait finir par arriver vous savez. L’Allemagne l’a vécu dans les années 2000, la Grande Bretagne l’a vécu il n’y a pas longtemps, la Suède l’a vécu également, tous les pays du sud l’on vécu, donc maintenant c’est au tour de la France de faire ce travail qui consiste à ranger la maison de ses finances publiques vous savez, et on va tous s’y mettre parce que si les finances publiques sont dans une grande difficulté c’est aussi parce que le peuple français l’a un peu souhaité en demandant, demandant, demandant toujours plus de prestations sociales « .
Pour lui on est « tous responsables de notre modèle social, nous avons tous nos empreintes digitales sur le truc et on tous nos doigts dans le pot de confiture ».
L’effort d’ajustement budgétaire devra être considérable pour éviter un accident. Or, il n’y a pas de majorité ni sans doute de possibilité de sortir un budget. Il n’y a plus qu’une seule solution et je vous la livre dans ce dossier Stratégies consacré à la crise de la dette qui a déjà commencé. Le dossier est dans votre espace lecteur. Pour vous abonner pour seulement 98€ par an et avoir accès aux dizaines de dossiers déjà édité et à toutes les archives en plus des 12 prochains mois de parution tous les renseignement sont ici.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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