
Avec ce régime, cela ne pouvait pas évoluer autrement. La police est accusée d’avoir procédé à l’arrestation de plus de 6000 émeutiers, principalement des mineurs, coupables de violences et de dégradations, avec l’alibi de revendications lycéennes qui ne trompent personne. Il y a déjà eu près de mille membres des forces de l’ordre blessés, et près de cent salariés de l’Éducation nationale agressés.
Mais faisant fi de tout cela, toute la gauche a encadré les manifestations lycéennes où la police a été insultée et surtout agressée physiquement, avec l’interdiction de répondre. Des fuites dans la presse ont été organisées pour faire savoir que Macron était irrité par… la violence de la répression policière. Et bien sûr, les élus de gauche multiplient les protestations contre les forces de l’ordre, et demandent qu’on les prive d’outils qui les aident à ne pas se faire lyncher par des manifestants venus pour tuer du flic.
Dans ce pays, depuis Hollande, il y a une continuité des présidents de la République à désavouer les forces de l’ordre. Les mêmes qui nous disent que critiquer la Justice, c’est attenter aux valeurs de la République se permettent, sans complexe, d’enfoncer nos forces de l’ordre. Personne n’a oublié Hollande allant rendre visite à la racaille Théo qui véhiculait pourtant un faux témoignage contre les forces de l’ordre. Macron, en désavouant le jour même le policier Florian, le jour de la mort d’une autre racaille, Nahel Merzouk, fera de même, encourageant ainsi les juges à le maintenir en détention 5 mois, et à monter un dossier à charge qui peut lui valoir la prison à perpétuité.
Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, véritable homme des basses œuvres d’un Macron prêt à tout pour désamorcer la crise lycéenne, ne pouvait que se coucher devant la gauche et surtout devant la colère présidentielle. Un vrai chef de la police aurait, dans ce contexte, défendu ses hommes, comme savait le faire Charles Pasqua. Il se serait opposé à ce que des policiers aient des comptes à rendre à l’IPGN, alors qu’ils ne font que répliquer aux agressions dont ils sont l’objet. Il aurait expliqué que le gouvernement se devait d’être derrière sa police, et que tout recul devant la gauche et les émeutiers entraînerait d’autres revendications et ne réglerait rien. Et bien sûr, il aurait mis sa démission sur la table et aurait assuré une communication préventive.
Au lieu de cela, celui qui se comporte comme la serpillière de Macron, celui qui lèche les babouches du recteur de la Mosquée de Paris pourtant hostile à la France, celui qui expulse Xenia Fedorova ne pouvait bien sûr que se coucher devant Macron et lâcher ses hommes. Toute honte bue, il vient donc d’annoncer que le temps de la mobilisation lycéenne, les policiers n’auraient plus le droit d’utiliser de grenades assourdissantes, qui leur permettent notamment de se dégager quand ils sont encerclés et menacés.
Bien évidemment, la gauche va considérer que c’est une première victoire, mais demander encore davantage, notamment l’interdiction des LBD, grenades, pistolets à impulsion électrique et tout équipement qui permet aux forces de l’ordre d’empêcher les gauchistes et les racailles de tout casser. Et on peut penser que Nunez, prêt à tout pour sauver son poste, se couchera de nouveau.
Reste à savoir combien de temps les policiers vont accepter encore d’aller à l’abattoir, de se faire insulter et agresser, et se retrouver en prison s’ils ripostent, lâchés par leur hiérarchie, par leurs syndicats et par leur ministre…
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