Et pour 2027, alors ?

Par Philippe Schneider

Nous entrons dans le « dur » de la période précédant les élections présidentielles de l’an prochain. Les partis républicains mobilisent ce qui leur reste de militants au service des ambitions personnelles de quelques (trop nombreux) personnages troubles.

Or, la situation de notre pays est mauvaise, très mauvaise. Il y a, bien sûr, les crises internationales sur lesquelles jouent Macron et sa clique pour nous faire peur et ainsi faire « voter » pour eux. Certes, il y a danger à l’Est, mais venant plus de la politique absurde des pays européens et des Américains depuis maintenant 12 ans que de réelles attaques russes – bien que notre « belligérance » de plus en plus effective puisse finir par fâcher « l’ours » russe ! C’est à la paix – à portée de main – qu’il faut travailler et non à la volonté de toujours plus de guerre comme depuis 2014 et surtout depuis 2022, année où elle aurait pu se faire !

Et puis, il y a ce conflit déclenché par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Visiblement, ils ont été surpris par la vigoureuse résistance iranienne qui, pour l’instant – malgré les destructions très importantes qu’elle subit –, paraît plutôt victorieuse sur le terrain. Ainsi, le détroit d’Ormuz est-il pratiquement fermé provoquant une pénurie de pétrole, de gaz, d’engrais… mettant à mal l’économie mondiale, spécialement chez nous. Et maintenant c’est le détroit de Bad el-Mandeb, fermant la mer rouge, qui risque d’être touché, aggravant la situation, si les « Houthis » le veulent. Ces derniers sont pour l’instant plus ou moins alliés de l’Iran uniquement parce qu’ils ont un ennemi commun, l’Arabie Saoudite, mais cela peut changer…

En tout cas, l’avenir est sombre pour cette région et la confiance que les pays arabes mettaient dans les États-Unis est considérablement amoindrie. Il risque d’y avoir, à terme, des changements importants dans les alliances ! Si la France avait encore une voix qui compte, nous pourrions en profiter !

Ce qui est sûr, c’est que nous payons notre politique énergétique : le nucléaire diminué depuis Jospin, politique suivi par Hollande et Macron avant qu’il ne change d’avis – officiellement du moins car nous ne voyons rien venir ! – ; le pétrole abandonné sous la pression des écologistes alors que nous avons de grandes réserves au large de la Guyane ; et puis, l’hydrogène, énergie d’avenir que nous possédons. Il faudrait y investir massivement, mais rien n’est fait de sérieux. Comme toujours en république, il n’y a pas de politique à long terme !

Mais il faudrait aussi avoir un peu d’argent pour préparer l’avenir. Or, nous n’en avons plus et ce que nous avons est gaspillé. L’un des « gaspillages » le plus évident, c’est bien évidemment des subventions pour les éoliennes terrestres et maritimes qui se chiffrent en milliards d’euros pour un résultat nul sur le plan énergétique, et qui sont très polluantes de surcroît. Voilà une économie qui pourrait être faite du jour au lendemain pour le bien de tous ! Il y en a d’autres – comme l’Ukraine pour laquelle nous donnons des sommes folles pour rien et qui sont, selon la presse, largement « détournées » (y aurait-il des « rétro-commissions » ?… ce ne serait pas la première fois ! –, ce qui pourrait très rapidement équilibrer notre budget. Évidemment, Bruxelles serait contre mais il faut « passer outre » !

Pour le reste, il faut un peu plus de temps car ce qui plombe notre économie, c’est essentiellement la sur-administration française et sa gabegie bureaucratique. Comme le remarque Stéphane Buffetaut : « la France compte 5,85 millions d’agents publics, soit 20% de l’emploi total », contre une moyenne de 15% en Europe. Il ajoute qu’« entre 1997 et 2024, la fonction publique territoriale a crû de 47% et la fonction publique hospitalière de 39%. Essentiellement pour accomplir des tâches bureaucratiques et de contrôle, car le bureaucrate français est formé à faire de la norme et à contrôler son application ». Il en est de même dans les autres ministères, l’Éducation nationale en particulier. Sans compter les subventions aux associations, les « agences » gouvernementales qui servent surtout à « placer » les amis, les organismes de contrôle sur les diverses professions… Ce sont des centaines de milliards qui pourraient être dégagés, le budget serait bénéficiaire, nous pourrions rembourser notre dette et diminuer les charges fiscales pour faire repartir notre économie. Il est vrai aussi que beaucoup de « normes » qu’il nous faut appliquer sont le fait des « directives européennes » !

Aurons-nous en mai 2027 un président qui aura le courage de s’attaquer à ce problème qui plombe l’avenir de notre pays ? Déjà ce qui peut être fait rapidement, même s’il faut pour cela se heurter à Bruxelles – ce qui est probable sur certains points… Ce serait déjà cela mais c’est improbable. À terme, une seule solution si nous voulons redresser le pays : il faut quitter l’Union européenne, retrouver notre indépendance pour pouvoir rétablir nos finances, réindustrialiser notre pays, lui permettre d’avoir une politique étrangère à la hauteur de son histoire, donc – entre autres – une armée puissante. Mais, même s’il le voulait, un président n’aura jamais la possibilité de le faire du fait du système politique. Aussi, il ne faut pas avoir un espoir quelconque en la prochaine élection. Bien sûr, il faut essayer d’éviter le pire, mais quel est-il ? Au moins essayer de faire progresser les idées de salut public : montrer que nous voulons l’indépendance de la France et convaincre de la nécessité de la monarchie royale.

Pour moi, au moins au premier tour, je ne voterai que pour un candidat prônant le « frexit » et s’engageant à revenir sur la loi scélérate instituant l’euthanasie en France, première étape vers une restauration des lois « naturelles » et chrétiennes en France. Pensons-y à un moment où nous avons accueilli sa Sainteté le Pape Léon XIV.

https://www.actionfrancaise.net/2026/10/08/et-pour-2027-alors/?doing_wp_cron=1791442148.4391770362854003906250

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