
L’idéologie politique de Macron a produit la catastrophe pour la France. Macron a réussi l’exploit de faire monter la dette de la France à 3.636 milliards d’euros et elle augmente de 4.833 euros par seconde. Le pays a sombré dans une forme de guerre civile qui est sur le point d’exploser. Pour le moment, elle se limite à des émeutes qui éclatent régulièrement. L’insécurité constante et la montée de la pauvreté sont les indicateurs d’une France qui va très mal, faisant d’elle le maillon faible de l’Europe.
« Il y a dix ans, Roland Lescure, l’actuel ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique de France, a quitté un poste prestigieux dans la finance au Canada pour répondre à l’appel d’Emmanuel Macron en faveur d’une révolution économique et politique en France », note Bloomberg, précisant : « Ce banquier a été attiré par la perspective de contrer la montée de l’extrême droite et de léguer à la prochaine génération de dirigeants un bastion pro-européen et favorable aux entreprises ». « J’avais 50 ans et je traversais la crise de la cinquantaine », a déclaré lors d’un entretien Roland Lescure, quatrième ministre chargé de l’Économie sous l’ère Macron. « Certains changent de vie, d’autres de pays ; moi, j’ai simplement décidé de changer de cap et de rejoindre le mouvement politique », a-t-il stipulé selon le média anglophone financier.
Lescure a été élevé par un journaliste communiste et responsable syndical dans la banlieue de Montreuil. Il a fait carrière dans la création de valeur avant de devenir un acteur clé de la transformation pro-entreprises impulsée par Emmanuel Macron. Diplômé de l’École polytechnique et de la London School of Economics, il occupait le poste de directeur des investissements au sein de la Caisse de dépôt et placement du Québec — un gestionnaire de fonds de pension canadien — lorsqu’il s’est porté candidat à l’Assemblée nationale française, alors qu’il était âgé de 50 ans.
« Mais lorsque Macron fera place à un successeur l’année prochaine, le mouvement sera effectivement terminé. La révolution [macroniste] n’a pas pu briser la relation ambivalente de la France avec le capitalisme », avertit Bloomberg : « Après une décennie de faux pas politiques et de cataclysmes mondiaux ayant fait des dépenses publiques sa solution de prédilection, la colère populaire monte, la croissance s’effondre, la dette grimpe en flèche et les investisseurs se débarrassent des actifs français dans le cadre d’une débâcle du marché obligataire mondial, reléguant la France au rang de maillon faible de la zone euro ».
La dette publique de la France, située à plus de 3.636 milliards d’euros, augmente de 4.833 euros par seconde, soit 19,7% du PIB. Lescure mène désormais un combat d’arrière-garde pour préserver ce qu’il reste de la « macronomie » – une campagne qui, durant le second mandat du président, a cédé la place à une lutte pour la survie politique, reléguant le programme de réformes au second plan.
La dernière bataille aura lieu dans les semaines à venir lorsque le gouvernement minoritaire cherchera à faire adopter un budget qui change au moins le discours des gestionnaires de fonds qui exigent désormais plus d’intérêts pour acheter des obligations françaises que pour la dette italienne.
Le projet de loi de finances pour 2027 a été présenté au Conseil des ministres du 1er octobre 2026 par Roland Lescure. La phase d’examen du texte par les députés et par les sénateurs s’ouvre maintenant alors que la société française est en train de connaître des émeutes de rue et une forme de révolte avec les manifestations des lycéens.
« Une fois le budget présenté, les différents groupes parlementaires s’en saisissent : ils le comparent avec leur programme politique et préparent des amendements, c’est-à-dire des propositions de modification du texte », rappelle LCP – Assemblée nationale, la chaîne de télévision publique française entièrement consacrée à l’information politique et aux travaux de l’Assemblée nationale.
Ensuite, l’examen du texte proprement dit débute en commission. Si les autres commissions permanentes donnent leur avis sur le budget, c’est la commission des Finances qui vote, supprime ou modifie les différents articles du projet de loi. La commission des Finances commencera ce travail le mercredi 7 octobre, à 9 heures.
« Une fois le projet de loi de finances adopté ou rejeté en commission des finances, les députés recommencent l’examen du texte en séance publique, c’est-à-dire dans l’hémicycle, à partir du 13 octobre », souligne LCP.
Puis, le texte est transmis au Sénat. Les sénateurs procèdent au même travail que celui réalisé par les députés. En cas d’échec de la commission mixte paritaire (CMP) ou de vote défavorable de l’une des deux chambres, les députés et les sénateurs examinent une nouvelle fois le budget.
« Si les deux chambres ne votent pas le même texte, ce qui est le plus probable, le dernier mot revient à l’Assemblée nationale, qui examine une dernière fois le projet de budget », rajoute LCP, concluant : « Le Parlement a 70 jours – c’est-à-dire jusqu’à fin décembre – pour adopter le projet de loi de finances. Au-delà de ce laps de temps, le gouvernement a le droit de faire voter une loi spéciale, dont le but est d’assurer la continuité de l’État et de permettre le fonctionnement des services publics ».
L’examen du budget peut être stoppé à tout moment par les députés, s’ils décident de déposer et de voter une motion de censure du gouvernement. Celle-ci doit être déposée par 58 députés qui souhaitent s’opposer à la politique de l’exécutif. Avec la crise actuelle en France et les manifestations des lycéens, la fronde de LFI, le processus parlementaire vient tout juste de commencer pour le vote définitif du budget 2027 de la France.
Un plan financier crédible pourrait ne pas suffire à endiguer l’hémorragie, dans la mesure où les candidats en dynamique dans les sondages en vue de l’élection présidentielle de l’année prochaine — Marine Le Pen à l’extrême droite et Jean-Luc Mélenchon à l’extrême gauche — se sont engagés à revenir sur les réformes d’Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon promet un virage encore plus radical, prônant notamment l’annulation d’une partie de la dette française.
Les finances publiques françaises et le capital politique d’Emmanuel Macron ne se sont pas rétablis. La tentative du président de reprendre la main sur l’action publique en convoquant des élections législatives anticipées en 2024 a aggravé la situation : le Parlement issu du scrutin a contraint deux Premiers ministres à la démission et a freiné les efforts de redressement des finances.
Alors que la survie politique se joue, les budgets de 2025 et 2026 ont porté un coup fatal à la « macronomie ».
Lescure est sur tous les fronts : il défend des politiques favorables aux entreprises, s’oppose aux appels en faveur d’un impôt sur la fortune et tente de contenir la dérive des dépenses sociales. Le leadership de Macron face aux crises, de la COVID-19 à l’Ukraine, a également ancré l’idée selon laquelle « la France sans l’Europe ne pèse pas lourd, mais l’Europe sans la France ne pèse pas lourd non plus ».
« L’année dernière, le Premier ministre Sébastien Lecornu a suspendu la réforme des retraites de Macron et prolongé une taxe sur les grandes entreprises — initialement prévue comme une mesure ponctuelle — afin de convaincre les groupes d’opposition de ne pas le renverser lors des votes de défiance portant sur les plans budgétaires », signale le média financier anglophone.
Pour Bloomberg, « la bataille budgétaire finale est la plus chaotique à ce jour : les investisseurs perdent confiance dans la capacité de la France à surmonter ses difficultés budgétaires, ce qui provoque une débâcle sur les marchés obligataires et porte l’écart de rendement entre la dette française à 10 ans et son équivalent allemand à des niveaux inédits depuis 2011. Lundi, cet écart avoisinait les 149 points de base ».
La France ne pourra compter ni sur la BCE ni sur l’Allemagne. « Les marchés ont isolé la France comme un risque à part. C’est précisément pour cette raison qu’aucun filet de sécurité de la BCE ne viendra la protéger », pointe Atlantico. La France a été mise dans la main des créanciers. Plus de la moitié des titres de l’État sont détenus hors de France.
« Les investisseurs exigent une rémunération toujours plus élevée pour prêter à la France, certains vont jusqu’à se séparer de leurs obligations tricolores au profit de la dette japonaise ou allemande. Si le phénomène reste contenu à ce stade, il témoigne d’une inquiétude renforcée à l’égard de la situation budgétaire de l’Hexagone », avise BFMTV. La pression sur la France continue de monter.
« La fin chaotique de la décennie de gestion économique de Macron contraste vivement avec son ambition politique de faire de la France le moteur d’une Europe refondée, dotée du poids nécessaire pour s’affirmer alors que le président américain Donald Trump fragilise l’OTAN de l’intérieur », conclut Bloomberg.
Pierre Duval
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