
Esbroufe, embrouilles et magouilles
Al Gore et Goldman Sachs (qui n’est pas le cousin de Gunther Sachs, un ex de Bardot) ont été parmi les premiers « réchauffistes-citoyens ». Il y ont empoché 10 milliards de dollars. Et tandis que le troupeau apeuré pousse ses clameurs de pleureuses, d’autres se frottent les mains à l’idée des profits qu’ils vont engranger. Et peu importe que ça réchauffe un peu, beaucoup ou pas du tout, c’est du pareil au même…
Le web est en perte de vitesse. Les start-up de demain capables de fabriquer des milliardaires à la pelle, on les trouvera (on en trouve déjà) en pagaille dans le business dit vert.
Quelques broutilles pour commencer :
Vice-président à 44 ans, avec son brushing impeccable, son sourire faussement modeste et son costard de gérant d’hôtel 4 étoiles, Al Gore avait tout pour inspirer confiance. Pour sûr vous lui auriez acheté sans hésiter un aspirateur, un presse-agrumes ou une voiture d’occasion.
Brillant économiste selon ses hagiographes, Albert Junior est tout juste bachelor of arts, l’équivalent d’un DEUG de lettres en France. Il poursuivra ensuite des études de droit sans parvenir à les rattraper. Bagage scientifique zéro. Pas de quoi se pâmer.
Mais l’homme est un démagogue et un opportuniste. Il dit aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre. Il n’en faut pas plus pour siéger plusieurs fois au Congrès, puis au Sénat. Élu du Dakota du Sud, c’est un démocrate conservateur. Il changera même de camp pendant quelques années, soutenant George W. Bush, avant de revenir à son ancien parti. On peut dire que c’est un homme de convictions qui a de la suite dans les idées… Au moins pour son plan de carrière.
Alors qu’il est en pleine déprime, suite à des problèmes personnels, il trouve refuge dans les mondes virtuels où il acquiert sur le tas une certaine expertise. Bill Clinton le choisit comme colistier, en se disant qu’il n’a rien à craindre d’un geek… C’est là pour Al Gore l’occasion de sortir de l’ombre en empruntant des chemins alors non balisés.
Il embrasse la cause réchauffiste comme un poivrot embrasse un réverbère. Sans objectif ni discernement au départ. Mais cela plaît à son patron parce qu’il l’aide à ratisser large. La suite, tout le monde connaît : des discours creux et lénifiants sur les méchants industriels réchauffeurs que l’administration Clinton fait tout pour garder en Amérique. Des apparitions sur les télés où son look de VRP de choc plaît bien aux ménagères de plus de 50 ans, et couronnement : le merchandising de son nom et de son influence politique auprès des médias et des annonceurs.
Cela commence alors qu’il est vice-président depuis moins de 2 ans par la fondation de la chaîne câblée Current TV, supervisée par une « non profit organization ». C’est-à-dire une entité qui utilise son excédent de recettes dans un but désintéressé, plutôt que de distribuer des revenus aux actionnaires et aux dirigeants. Ces organismes sont exonérés d’impôts s’ils fonctionnent dans des contextes religieux, scientifiques, de recherche ou éducatifs. L’écologie et le réchauffisme répondent à ces 4 critères !
Il faut avoir vraiment mauvais esprit pour se demander comment Bébert a fait pour vendre sa télé écolo non lucrative au Qatar en 2013 pour la modeste somme de 400 millions de dollars. Une forme de rédemption (est-ce que ça existe aussi chez les mahométans ?) pour ce pays, champion du monde d’émission de CO2 par habitant qui rejette 3 fois plus de gaz qu’un Américain, 10 fois plus qu’un Chinois et 37 fois plus qu’un Indien.
Du business sérieux enfin avec Goldman Sachs
N’étant plus vice-président en 2004, le nouveau chômeur Gore se trouve un petit boulot sympa. Il cofonde avec David Blood, directeur de la gestion d’actifs de Goldman Sachs « Generation Investment Management ». Un fonds d’investissements dans l’économie durable que Gore dirige.
Cette boîte recueille 5 milliards de dollars de capitaux placés, en provenance du monde entier et en particulier de la part de nombreux fonds de pension américains. Dont certains seront en faillite en 2008. Tant pis pour les petits vieux et les petites vieilles qui se retrouveront balayeurs ou femmes de ménage à 80 ans s’ils ne se suicident pas.
Pour sauver la planète, la boîte de Gore « mène des recherches » dans le domaines des éoliennes et des panneaux solaires, où il n’y a plus grand-chose à trouver sinon des acheteurs… Tout en investissant dans les nouvelles technologies et l’immobilier, deux valeurs plus sûres. Sans oublier de mettre en vitrine la « citoyenneté éco-responsable ». Ça ne veut rien dire mais c’est tendance.
Et si vous aimez les films Gore, demandez le programme
Le commis-voyageur joue son numéro de prophète inspiré dans le pseudo-docu aux courbes truquées (même le GIEC acculé le reconnaîtra !) réalisé par David Guggenheim « An Inconvenient Truth » présenté au Festival de Cannes de 2006.
À défaut de palme d’or, ce navet rapportera les 740.000 euros du Nobel de la paix, un pourboire à partager avec ses comparses du GIEC.
Petit bémol : un juge anglais (peuvent pas filer droit comme tout le monde ces British ?) décide en 2007 que « la diffusion de ce film de propagande dans les écoles doit être accompagnée d’une mise en garde, exposant les différents points de vue sur le sujet, afin de respecter les lois demandant une expression équilibrée des idées politiques dans les établissements scolaires. »
Dix ans plus tard, la suite « An inconvenient sequel » de Bonni Cohen et Jon Shenk où Gore pose en télé-évangéliste fait un bide malgré la promo frénétique des médias aux ordres.
En 2008 les avides et les cupides frôlent la catastrophe
Par chance Goldman Sachs et Al Gore pourront continuer à œuvrer dans l’économie durable pour le bien de l’humanité. Ruinés par les subprimes, une aide de 10 milliards de dollars alloués par l’État fédéral remet à flot ces philanthropes.
On tremble rétrospectivement à l’idée qu’on aurait pu voir les membres du conseil d’administration tendre leur écuelle à la soupe populaire… Parmi eux, 4 anciens secrétaires au trésor US, un ex-secrétaire d’État, une brochette de sénateurs et de gouverneurs… Sans oublier les 2 estimables Mario : Monti, président du conseil non élu imposé à l’Italie par l’Eurocrature, et Draghi, alors président de la banque centrale européenne. Un temps, on murmurait qu’une place au chaud attendait Macron quand son bail élyséen aura expiré. Mais il semblerait que, par ses frasques, il se soit grillé auprès de ses patrons banquiers.
Assez inquiétant, à la même époque, Gore devient un important actionnaire et conseiller de Google, où il prétend imposer de nouveaux algorithmes orientant la hiérarchie des résultats vers la bonne pensée écolo-citoyenne. La majorité des administrateurs le freine pour ne pas perdre de la crédibilité au profit de MSN, Bing, Opera et autres moteurs de recherche certes orientés réchauffisme, mais qui affichent une neutralité de façade afin de ne pas être boycottés.
La contribution climat-énergie
C’est le nouveau nom de la taxe carbone dite aussi « pigouvienne ». L’obscur Arthur Pigou mort dans les années 1950 et redécouvert récemment, n’avait rien à voir avec le réchauffisme. Ce keynésien britannique proposait de canaliser les acteurs économiques dans le sens souhaité par l’État grâce à la fiscalité. En particulier dans le domaine de l’écologie normative et punitive. Mais retenez le mot, affirmez être pigouvien, vous aurez du succès dans les soirées branchées de l’élite.
Sur un mode moins léger, Al Gore utilise son carnet d’adresses pour se lancer dans le négoce de certificats d’émissions de CO2. Le CO2, c’est l’abomination absolue. L’horreur qui conduit tout droit à la fin du monde. Sauf si on raque un max pour avoir le droit de findumondiser.
« Cupidité sans frontières » enrôle l’Eurocrature qui se met à son tour sur les rangs de la vente de permis de findumondiser, mais avec des moyens plus modestes… Tous ces gens sont de sacrés échangistes mais n’imaginez rien de scabreux. C’est plutôt :
– Allez, je t’échange 250.000 tonnes d’hydrocarbures perfluorés contre 500.000 tonnes de dioxyde de carbone.
– D’accord si tu ajoutes 80.000 tonnes de protoxyde d’azote. C’est un deal honnête, non ?
– Okay je marche, à condition que ta télé embauche ma fille comme chef du JT et qu’elle invite mes experts chaque fois qu’il sera question de climat ou de pollution.
– Si ça peut te faire plaisir… Adjugé, c’est vendu !
– Parfait, on peut déboucher le champagne !
– Mais ce breuvage est plein de CO2 ! Tu es sûr que ça ne va pas nous empoisonner ?
Entre ripoux on se comprend, on se soutient et on est solidaires même de ses concurrents tant qu’il s’agit de plumer les gueux incultes et naïfs, aussi appelés climato-crédules ou crétins réchauffards.
Christian Navis
Extrait de Climats sous influences
https://climatorealist.blogspot.com/
https://ripostelaique.com/pour-le-gang-des-rechauffards-cest-le-casse-du-siecle/
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