Les gouvernements européens en guerre contre leurs populations

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En ces temps troublés, où le chaos l’emporte sur la raison, la compréhension des attitudes de nos dirigeants est essentielle.

Il est clair que les dirigeants européens veulent nous entraîner dans des guerres sans fin, coûte que coûte, même si le résultat final nous amène vers la fin de la civilisation telle que nous l’avons connue.

Si nous regardons les faits, nous pouvons comprendre que les guerres en cours contre la Russie, l’Iran et bientôt la Chine, ont certes pour but apparent d’affaiblir ces pays dont la résistance surprend l’Occident convulsif, mais pour but réel l’effondrement de leur propre population.

Ce sont les intérêts de la très haute bourgeoisie, l’oligarchie, qui dictent ces comportements aux conséquences fatales. Pour cette dernière, l’existence d’une population ample limite l’optimisation de leurs profits. D’une part via l’existence de services publics qu’ils considèrent nuisibles, créant un manque à gagner, soit des aides publiques qui ne vont pas dans leurs portefeuilles, soit des structures d’États qui ne viennent pas compléter leur périmètre actionnarial, d’autre part par le type de consommation, trop matériel dans la perspective d’un capitalisme immatériel, nécessitant la fabrication d’objets réels aux coûts de fabrications toujours trop élevés face aux produits immatériels, enfin inutiles pour la création de profit en tant que main d’œuvre désormais automatisée, y compris bientôt pour les tâches intellectuelles.

La guerre contre les peuples devient alors une priorité de l’oligarchie et de la très haute bourgeoisie.

Les conséquences pour les peuples européens sont dramatiques, mais la présence de guerres réelles cache les vraies causes de cette volonté destructrice.

Nous prendrons trois exemples : la France, l’Allemagne et l’Espagne dirigées respectivement par un gouvernement d’extrême centre, de droite et de gauche.

La France

La France sous Macron, un ancien manager de Rothschild, est au bord de la catastrophe. Le Président souhaite ardemment la guerre contre la Russie, sans souci aucun de nulle perspective de victoire contre elle.

Le budget explose, afin de maintenir à flot une Ukraine en décomposition avancée, ce qui lui permet de couper les prestations sociales, de menacer les retraites, de faire disparaître le système avancé que la France avait construit en matière de soins, d’abandonner à son triste sort l’école publique, de laisser en friche les institutions culturelles qui participeint du prestige national et de poursuivre la privatisation rampante du pays au profit notamment de BlackRock.

Par ailleurs, l’inflation, due notamment à la volonté de se couper des sources énergétiques de la Russie, et à la folie américano-israélienne appuyée par la France, écrase la population au moment même des coupes budgétaires.

Les élections approchent, mais les nombreux candidats en lisse soit continueront en pire la  politique actuelle, soit ajouteront une dose liberticide et xénophobe, soit détiennent un projet en apparence poteur d’espoir mais avec une forte probabilité de se heurter de plein fouet aux volontés destructrices de l’oligarchie dont ils ne tiennent pas compte.

La France avait été un pays de haut niveau de prestations sociales, un lieu où la recherche publique avait renforcé y compris les industries de pointe, comme le Concorde, Ariane, le TGV, un haut niveau de culture à la fois respectueux de la tradition et en pointe dans les avant-gardes contemporaines, et une base industrielle solide dont l’automobile. La lutte contre la population, notamment les classes moyennes, passe par la destruction en cours de ce qui faisait niveau industriel, culturel et social de la nation pur aboutir à une société fortement inégalitaire, aux bases industrielles détruites et à la culture effacée au profit du bruit médiatique.

L’Allemagne

L’Allemagne est dirigée par un ancien haut manager de BlackRock.

Le pays, fortement industrialisé, a beaucoup perdu lors de refus d’ouvrir le Nordstream, gazoduc permettant la fourniture de gaz russe indispensable à la chimie et aux consortiums industriels. Le gouvernement n’a rien dit lors de sa destruction.

La guerre contre la Russie a pour conséquence un renchérissement drastique de l’énergie, entraînant la perte de compétitivité de l’industrie allemande. Autrefois en pointe dans l’automobile, les contraintes de l’UE, imposées par La Hyène, d’origine allemande, sont en train de détruire ce secteur à haut niveau de demande de main d’œuvre.

Le renchérissement du pétrole ajoute un poids considérable à ce marasme, sous-tendu par le refus européen de fourniture de pétrole russe. Comme si l’UE tirait délibérément dans les structures industrielles de l’Allemagne.

La base économique de l’Allemagne est donc en train d’être détruite par les mesures de l’UE avec une volonté de la part du gouvernement d’accentuer cette destruction par une guerre sans fin contre la Russie. Comme en France, ce sont les classes moyennes et laborieuses qui sont victimes de cette volonté politique, créant volontairement un chaos économique et l’explosion des inégalités sociales.

Les élections montrent que cette attitude du gouvernement est de moins en moins suivie par les électeurs, que ce soit par le vote vers l’AfD, apparemment d’extrême-droite, mais pacifiste vis-à-vis de la Russie, ou Die Linke, à gauche mais également pacifiste, ou le mouvement de gauche anti-guerre de Sahra Wagenknecht.

Devant l’effroi de la destruction du pays, une réaction du peuple allemand, peut-être en train de devenir pacifiste par compréhension de ses intérêts, n’est pas à exclure.

L’Espagne

Le pays est dirigé par une coalition de gauche socialiste, radicale, ainsi que de nationalistes catalans et basques avec à sa tête un ancien « Young leader » au sourire aussi énigmatique que celui de la Joconde.

Si le pays n’est pas à fond contre la Russie et est plutôt favorable au respect des droits des Palestiniens, ce qui lui vaut la haine de Trump et d’Israël concrétisée par l’attaque de Ceuta (le Maroc jouant dans ce cas le rôle de proxy d’Israël), la destruction des classes moyennes se joue à un autre niveau.

D’une part, celui du laxisme face à la délinquance, sous prétexte que ce sont des victimes du système, surtout s’ils sont des migrants. Dans les villes, le climat s’est dégradé par le nombre croissant d’agressions restant sans suite (tant que la victime n’est pas décédée, tout outrage est considéré comme mineur), et les mineurs solnt protégés quel que soient leurs forfaits, même criminels.

D’autre part les occupations d’appartements ne sont pas prohibées et sont plutôt encouragées par des lois qui tendent à étendre les baux, et obligent les propriétaires à assurer les ressources des occupants en eau, gaz et électricité. Sous prétexte de lutter contre les fonds d’investissement qui s’emparent effectivement des lieux d’habitation des grandes villes, ces lois déstabilisent l’économie des classes moyennes souvent propriétaires et louant des appartements afin de compléter des revenus faibles pour les retraités. Le résultat paradoxal est que ces derniers finissent par vendre leurs biens au rabais à des fonds d’investissement comme BlackRock.

La gauche radicale, mais à courte vue, accentue ainsi la méfiance entre les fractions pauvres et les classes moyennes, division qui profite à l’oligarchie et lui permet de s’emparer des propriétés dans les villes importantes ou touristiques, au lieu dans ce cas de s’en prendre directement aux fonds d’investissement en réquisitionnant, par exemple, une partie des biens usurpés à la population.

En ce qui concerne les autres questions, le gouvernement reste parfaitement UE compatible et va dans le sens de l’oligarchie, d’autant plus qu’une tendance centrifuge due aux régionalismes qui se veulent nationalistes cherche à faire éclater le pays, ce qui va dans le sens de l’oligarchie : remplacer les États-nations par des régions faillies, finalement gérées par des mega-entités capitalistes.

Points communs

Les points communs viennent bien entendu de l’UE qui exige une forte immigration, le respect de l’agenda 2030, la privatisation des services publics, et la mise en place d’aides à l’Ukraine entraînant un endettement des pays européens accentué par les sanctions qui minent les industries européennes surtout du fait de la montée des prix de l’énergie.

Dans ces trois pays, on peut noter la défaillance des infrastructures, surtout celle des transports ferroviaires, des réseaux d’énergie, des systèmes de santé, des systèmes de retraite avec un prolongement indéfini de l’âge de la retraite s’approchant progressivement de celui de l’espérance de vie, et au niveau  politique un désarroi des électeurs systématiquement déçus par les gouvernements mis en place, ce qui provoque une désaffection des anciens partis classiques de gouvernement pour des options plus radicales, de gauche ou de droite.

Mais la pusillanimité des élus, les contraintes de l’UE et le poids des oligarchies à la fois internationales et nationales empêchent systématiquement la transformation politique vers la possibilité de la paix, ainsi que le respect et la sauvegarde des populations. Seul peut-être un mouvement de fond, puissant, des populations lésées pourrait inquiéter ces politiciens qui ne sont que de la poussière créant le chaos.

Pour le moment, ce qui reste des nations de l’UE est bloqué par des institutions délétères et mortifères dirigées en sous-main par l’oligarchie internationale au service de laquelle nos dirigeants félons se soumettent.

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-gouvernements-europeens-en-272574

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