Michel Festivi
Ça y est, enfin pourrait -on dire. Multipliant les revers politiques et judiciaires depuis des mois voire des années, le premier ministre socialiste des plus sectaires depuis les années 1930, Pedro Sánchez vient d’annoncer vouloir provoquer la dissolution des Cortès et organiser des élections anticipées pour le 29 novembre prochain, alors que le calendrier électoral pouvait le faire tenir jusqu’en juillet 2027.
Pour le PSOE et ses alliés communistes et indépendantistes, notamment les successeurs de la sanglante ETA, la situation était devenue intenable. Depuis plus de 3 ans, aucun budget n’avait été voté. Plusieurs hiérarques socialistes et non des moindres ont été condamnés pour prévarications et certains sont en prison pour de longues années. L’ancien premier ministre socialiste Zapatero est mis en examen, une première depuis la Transition démocratique. La propre épouse de Sánchez va être poursuivie devant un jury pour des malversations, le demi-frère de Pedro Sánchez a été condamné à ne plus occuper d’emploi public pour plusieurs années. De nombreuses procédures judiciaires sont en cours contre des socialistes.
Sánchez et ses sbires ont tout entrepris pour phagocyter la justice, bafouant en permanence la séparation des pouvoirs, plaçant leurs hommes et femmes partout. Sánchez a régularisé des millions d’immigrants clandestins, et a été totalement incapable de maîtriser l’immigration massive à Ceuta et dans le pays en général, notamment aux Canaries. La terrible inondation à Valence l’an passée est pour partie de la responsabilité du gouvernement central, comme le dramatique accident de chemin de fer en Andalousie il y a quelques mois. La politique du dénie et de l’irresponsabilité bat son plein.
Sánchez a soutenu de toutes ses forces les terroristes palestiniens, dont le Hamas, et a longtemps, avec Zapatero soutenu le régime communiste du Venezuela et même Cuba. Toute ressemblance avec un président français ne serait que fortuite ! Les deux se ressemblent étrangement. Même parole dévaluée, mêmes propos contradictoires, même faiblesse organique, sauf contre la droite et l’extrême droite bien sûr, responsable de tous leurs maux.
Ce qui a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ce sont le rejet la semaine dernière de deux décrets-lois que la gauche et certains indépendantistes voulaient faire passer sur le logement, pour permettre aux locataires d’avoir des droits absolus et indéfinis, alors que l’Espagne connaît une crise sociale du logement considérable. Pour la gauche c’est toujours la faute des propriétaires et les locataires doivent pouvoir user et abuser des locaux loués, comme si c’était leur propriété. À cet égard les squatters sont en Espagne hyper protégés et quasiment inexpulsables. Le PP, Vox et même les indépendantistes catalans de Junts ont refusé ces oukases et cette politique mortifère, car les locataires ont déjà énormément de droits, et le gouvernement voulait en rajouter une couche.
Car comme je l’ai expliqué souvent, depuis juillet 2023, le PSOE est le deuxième parti au Cortès derrière le PP, très minoritaire à lui tout seul, et n’a perduré que par l’apport des élus communistes, de la gauche catalane l’ERC, des révolutionnaires basques de Bildu, même du parti national basque le PNB, et de la droite catalaniste Junts, qui vient justement de le lâcher.
Sánchez sentant le vent tourner, a imaginé faire voter les enfants et petits-enfants d’immigrés espagnols, qui n’ont jamais remis les pieds en Espagne, qui ne paient aucun impôt ni taxe. Cette loi dite ley de nietos, a pour l’instant été suspendue par la juridiction espagnole, car les anomalies et les risques de fraudes étaient conséquentes. Le PSOE veut rejouer le coup des élections totalement frauduleuse de février 1936, qui avaient amené la « victoire » du front populaire.
Par ailleurs, continuant la politique totalitaire de Zapatero, Sánchez et ses alliés communistes et indépendantistes ont continué et accentué la politique d’effacement de la mémoire historique espagnole, de la grandeur de l’Espagne, en pénalisant toute référence à l’Histoire de la geste nationale, qui permit pourtant de vaincre le communisme soviétique, et d’empêcher Hitler et les nazis de conquérir Gibraltar, faisant de l’Espagne la 9e puissance économique au Monde en 1975.
Que disent les sondages ? Il faut bien sûr demeurer très prudent, tant une situation politique peut très vite se retourner. On se rappelle qu’en 2004, le PP d’Aznar était donné largement gagnant, avant qu’un attentat terroriste islamiste à la gare d’Atocha qui avait causé des centaines de morts et des milliers de blessés, ne renverse la situation au profit de Zapatero. Aznar avait réagi trop vite et attribué l’attentat à l’ETA, ce qui lui a coûté sa réélection.
Selon un sondage publié le 5 octobre, mais confirmant toute une série d’autres, le journal El Español, de centre-droit, indique que le PP obtiendrait 143 députés (+16) pour 33,4% des voix, le PSOE 106 (-15) pour 26,5%, Vox aurait 62 députés contre 33 actuellement et environ 18%, quant aux communistes de Sumar ils se retrouveraient avec 6 sièges contre 31 aujourd’hui. La majorité aux Cortès étant à 176 sièges, le PP plus Vox disposeraient d’une large majorité à 205 élus. Le PP et Vox gouvernent ensemble déjà dans plusieurs régions et municipalités, et le scrutin à un seul tour, ne permet pas des imbécilités grotesques à la française, comme des « cordons sanitaires », ou autres billevesées bien de chez nous, auxquelles encore beaucoup trop d’électeurs se laissent prendre.
Espérons enfin un changement radical en Espagne, ce qui à quelques mois de nos élections présidentielles et législatives, pourraient apporter un vent d’espoir dans l’hexagone.

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