
Un acte ignoble où la vulgarité devient abjection et où la provocation tourne à la profanation.
C’est ce qui vient de se produire à Porto-Vecchio.
La statue de la Sainte Vierge du rond-point du Stabiacciu, familière aux habitants et placée à l’entrée de la ville, a été arrachée de son socle et jetée à terre.
Mais le vandalisme ne suffisait manifestement pas.
Les auteurs des faits auraient simulé un viol de la statue de Notre-Dame, filmant leur obscénité avant de la diffuser sur les réseaux sociaux.
Il faut mesurer ce que cela signifie.
On ne parle plus ici d’une statue renversée par quelques imbéciles en mal de sensations. On parle d’une mise en scène volontairement obscène visant une représentation de la Vierge Marie, figure parmi les plus sacrées de la foi catholique.
Les images sont tellement ignobles que la rédaction de MPI se refuse à les reproduire. Il existe des images que l’on montre pour informer ; celles-ci ne méritent que le dégoût.
La Corse, elle, n’a pas baissé les yeux
La réaction a été presque immédiate.
Comme le raconte Corse-Matin, dès 7 h 30, les photographies de la statue gisant à terre se sont propagées sur les réseaux sociaux. Stupéfaction, colère, indignation : en quelques heures, l’affaire dépassait largement Porto-Vecchio.
Plus d’une centaine de personnes se sont ensuite rassemblées devant la gendarmerie à la suite d’un appel citoyen :
Un cercueil y a même été déposé, sur lequel ont été apposés les noms des auteurs présumés. Geste particulièrement inquiétant par sa symbolique, qui témoigne néanmoins de la violence de la colère suscitée par cette profanation.
La paroisse et la mairie ont chacune déposé plainte.
L’AGRIF, (alliance générale contre le racisme et le respect de l’identité française et chrétienne) , a également annoncé vouloir déposer plainte avec constitution de partie civile contre les auteurs de ce qu’elle qualifie de « profanation anti-chrétienne ».
Deux suspects ont été interpellés.
Il reste donc des peuples qui refusent de tout accepter et le peuple Corse en est un !
À force de profanations, d’églises vandalisées, de statues brisées et de symboles chrétiens tournés en dérision, une partie des Français semble avoir développé une étrange habitude : encaisser, soupirer et passer à autre chose.
Pas en Corse où l’on peut saluer un peuple qui refuse de considérer comme anodin que l’on souille ce qu’il tient pour sacré.
Car le véritable scandale serait peut-être qu’un jour de tels actes ne provoquent même plus de colère.
Profaner la Vierge n’est pas une plaisanterie de mauvais goût. Simuler sexuellement sa profanation n’est pas une « provocation » de gamins. C’est une abjection.
Et face à l’abjection, la Corse vient de rappeler une vérité élémentaire : on peut encore dire non. On peut encore s’indigner. On peut encore défendre publiquement ce que l’on respecte et ce que l’on aime.
Pendant que tant d’autres ont appris à courber l’échine au nom de la tolérance à sens unique, les Corses, eux, viennent de montrer qu’ils n’avaient pas encore acquis le goût de la soumission.
Et, pour cela au moins : bravo la Corse.
Rastignac
https://www.medias-presse.info/porto-vecchio-quand-on-profane-la-vierge-la-corse-se-leve/251787/
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