
Loin de la pratique consistant à observer et répertorier des faits, puis à chercher des corrélations entre eux suggérant des tendances permettant d’en tirer une loi, avant d’en vérifier les tenants et aboutissants lors d’expérimentations renouvelables, en soumettant sa méthodologie à ses pairs… Méthode scientifique classique, hors physique quantique…
Les gens du GIEC assènent des axiomes se renforçant les uns les autres, ne retenant que les données les confortant, et écartant, modifiant ou marginalisant celles incompatibles avec leurs conclusions prédéterminées ! Et ceci aboutit à un paradigme présenté comme irréfragable.
Le grand retour de la pensée magique
Le GIEC est devenu un club privé où des astrologues pratiquent un langage ésotérique pour prédire l’avenir du monde après avoir été cooptés par des dévots réchauffistes quand ils n’y sont pas entrés par le piston des politiciens. Et dans certains pays – dont la France -, les pouvoirs politiques, la pesanteur bureaucratique et la pression médiatique sont assez puissantes pour prétendre imposer une vérité scientifique officielle qui arrange les dirigeants en détournant l’attention du public des véritables problèmes sociétaux.
Comme en d’autres temps pour l’astrologie royale, le géocentrisme, le lyssenkisme, la phrénologie, la physiognomonie ou la « science raciale » des nazis, une circulaire du ministère du Temps où Pécresse était ministresse des Universités interdisait de faire allusion aux arguments climatosceptiques. Or la vraie science n’a nul besoin des diktats des politiciens pour appuyer ou réfuter ses démonstrations. La vraie science ne pose pas une vérité éternelle, définitive et indiscutable, et ne criminalise pas le doute.
Mais il y a pire. Comptant sur l’ignorance de leurs dupes, les réchauffistes n’ont pas hésité à tordre le cou des lois de la physique pour fabriquer des biais de confirmation de leurs prédictions apocalyptiques. Ainsi des gens se disant physiciens ont délibérément ignoré ou modifié plusieurs lois de la physique. Comme celle de la répartition spectrale du rayonnement thermique des corps noirs de Max Planck. Ou les règles de la conduction thermique de Fourier régissant les transferts de chaleur. Ou encore les principes de la saturation des longueurs d’onde du CO2 en configuration effet de serre.
Le CO2 est l’éternel coupable désigné à la vindicte des ignares apeurés alors que l’effet de ce gaz sur les variations climatiques est exclu par la physique.
Sinon comment expliquer sans l’action du rayonnement solaire, dont les réchauffistes ne veulent surtout pas entendre parler, que l’atmosphère de Mars, qui contient 95 % de CO2, a une température moyenne de – 60 °C tandis que Vénus avec 96 % du gaz maudit affiche une température moyenne de + 464 °C.
Néanmoins en 2025, sans consulter le Parlement, les cooptés de l’ARCOM et les fonctionnaires du Conseil d’État dépourvus de formation scientifique et de légitimité démocratique ont inventé un nouveau délit de climatoscepticisme ! Pour sanctionner dans un premier temps les médias audiovisuels qui s’écartent de la doxa. Mais l’histoire nous montre que les dictatures se nourrissent de leurs propres excès. Il y a donc fort à parier que ces mesures répressives finiront par toucher toutes les formes d’expression publique. Les écolos-fachos les réclament ardemment. Internet est dans leur ligne de mire.
Perroquets instruits, craintifs ou flatteurs
J’appartiens à une génération à la fois cartésienne et contestataire. Non seulement on appliquait à la lettre les schémas d’analyse critique du discours de la méthode, mais avec une suave perversité on se délectait à étriper les vaches sacrées pour voir ce qu’elles avaient dans les tripes.
Aujourd’hui, je suis stupéfait de constater la soumission et l’absence de réflexion personnelle chez la plupart des jeunes scientifiques avec lesquels il m’arrivait parfois de discuter sur le Net. Parce que certains Bac + 8 ou + 10 s’alignent de façon pavlovienne sur les vaticinations d’une gamine ignare surmédiatisée. Abdication de la raison au profit de la pression sociale ! Surtout quand l’instinct grégaire se confond avec les avantages matériels.
Avant 30 ans, beaucoup de ces jeunes scientifiques sont déjà formatés. Crainte révérencielle des mandarines et des mandarins susceptibles de briser la carrière d’un hérétique ? Et ambition d’accéder à un poste de chercheur ou d’enseignant au prix d’une indigestion de couleuvres avalées, pour une minorité de cyniques qui savent à quoi s’en tenir mais font « comme si » ? Sans doute, mais pas seulement… Même si leurs appréhensions sont justifiées ! Il y a aussi des « croyants » portés par le zèle des convertis, plus dévots que les dévots fossilisés.
Vous osez discuter ? On vous vire ! Au nom d’un prétendu consensus qui proscrit le doute… En regrettant les bonnes vieilles méthodes de la Sainte Inquisition, du polit buro de Staline et des Khmers rouges de Pol Pot.
Parmi les victimes les plus connues de la vindicte réchauffiste, cette liste non exhaustive :
HendrikTennekes viré du poste de directeur de la recherche de l’institut météorologique hollandais, Aksel Winn-Nielsen, ancien directeur de l’Organisation météorologique mondiale, éjecté, ou encore les éminents universitaires italiens Alfonso Sutera et Antonio Speranza privés de tout crédit de recherche. Les uns et les autres coupables d’avoir contesté les fondements de l’hypothèse du prétendu réchauffement climatique anthropique.
Mais aussi Suzan Crockford, docteur en zoologie, virée de l’université de Victoria pour avoir dénoncé le détournement de photos d’ours blancs cachectiques, cancéreux ou grièvement blessés, dont l’état de faiblesse était imputé au réchauffement climatique. Tandis que, depuis 20 ans, leur population globale s’est accrue de près de 50 %, infirmant les clameurs annonçant la disparition de cette espèce !
Mais encore Peter Ridd, universitaire à la James Cook University du Queensland renvoyé pour avoir attribué le dépérissement des coraux à la pollution marine liée aux rejets industriels et urbains, et à la prolifération d’algues et d’animalcules qui colonisent le corail. Au lieu de dénoncer comme unique cause le soi-disant réchauffement anthropique.
Au procès, les attendus de la cour furent révélateurs : « Ayant refusé de signer des articles dans lesquels il aurait avoué avoir eu tort (NDLR : autocritique façon procès staliniens !) Ridd a été victime de persécutions, de brimades, et d’un harcèlement hystérique jusque dans sa vie privée, alimentés par une vindicte systémique sans autre reproche que d’avoir exprimé une théorie non conforme à ce que professaient ses collègues. »
Quant à la France, est-il utile de rappeler les tombereaux d’injures déversés par les médias aux ordres sur Claude Allègre, médaille d’or du CNRS et membre de l’Académie des Sciences ? En abusant de cet argument spécieux : « Il n’est pas climatologue ! ». Sans dire que les 2 patrons du GIEC de l’époque, le Français Jouzel et l’Indien Pachauri étaient l’un, physicien atomiste et l’autre, ingénieur ferroviaire. Tandis que Al Gore, leur chef d’orchestre, était bachelor of arts, l’équivalent d’un DEUG de lettres en France.
On est très loin de l’esprit de Harvard où le prof n’est pas là pour imposer sa théorie et ses lubies. Ce sont les étudiants qui, en discutant, analysent des données concrètes et en extraient des conclusions pouvant déboucher sur des concepts. Provisoires parce qu’ils seront à leur tour passés au crible de la critique constructive.
Avantage de la démarche : on apprend à peser le pour et le contre pour se forger une opinion, et à défendre son point de vue à coup d’arguments et de contre-arguments. C’est une approche confrontée à la réalité des faits, très loin du cours magistral destiné à formater des imbéciles instruits.
Évidemment, quand on retourne en France, on a du mal à se débarrasser de ces habitudes prônant la curiosité d’esprit et la liberté intellectuelle. En France, sont considérées comme des vertus l’incapacité à sortir des chemins balisés parce que l’enseignement secondaire et supérieur des 60 dernières années s’est ingénié à raboter le sens critique, annihiler l’esprit frondeur, condamner le goût des discussions hors piste, et rejeter cet extraordinaire stimulant pour l’esprit qu’est la remise en cause des théories qu’on croit acquises pour les exploser, et en explorer de nouvelles.
Des voyants à la vue trouble
L’évolution des climats dépend d’une multitude de paramètres, la plupart aléatoires, qu’on parvient à sérier séparément mais dont on a le plus grand mal a déterminer l’interconnectivité parce que celle-ci est également conjoncturelle et ponctuelle.
Prétendre maîtriser l’ensemble de ces paramètres, en les confiant à un ordinateur qui pratique des tris croisés et des extrapolations selon le programme qu’on lui a implémenté, témoigne d’une extraordinaire suffisance confinant à l’arrogance.
La plus énorme erreur est de vouloir fixer des tendances s’appliquant partout de la même manière, avec une obsession maniaque : prédire et justifier le réchauffement global. Avec une cécité ahurissante attribuant un rôle prépondérant au CO2 responsable de tous les maux !
C’est tout simplement ascientifique car le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau. H2O représente 2 % de l’atmosphère soit 50 fois plus que le CO2 (= 0,04 %) dont la part anthropique ne représente que 3,5 % soit 0,0014 % du total.
Or dans les modèles du GIEC, le CO2 vire à l’idée fixe quand, dans l’atmosphère, il est mélangé à la vapeur d’eau qui possède de larges bandes d’absorption qui recouvrent en intensité et fréquences celles du CO2 avec un ratio de 50 pour 1.
C’est la vapeur d’eau qui absorbe par saturation la quasi-totalité de la chaleur, soit 90 % des infrarouges, le reste étant imputable à d’autres gaz comme l’ozone ou le méthane. Mais la chaleur ne s’accumule pas par additions successives !
En outre, les savants du GIEC ignorent l’effet du gradient thermique vertical : l’air chaud monte et perd 2 °C tous les 1000 pieds. Quand il fait 25 °C au sol, il ne fait plus que 12 °C à 2000 m. Ces cuistres ne se sont pas demandé pourquoi il y a des glaciers au sommet de Kilimandjaro.
Enfin le GIEC ne tient pas compte de l’accélération du cycle de l’eau qui se traduit avec la chaleur par un épaississement des couches nuageuses, avec pour effet d’accroître l’albédo de la Terre et donc de renvoyer davantage de rayons solaires vers l’espace, diminuant ainsi l’effet de serre et le réchauffement tant redoutés.
Demain peut-être le refroidissement climatique ?
Pied de nez au GIEC et à ses astrologues, des astrophysiciens se fiant à une baisse constante des radiations solaires, qui ont émis l’hypothèse qu’on pourrait connaître à partir de 2030-2040 une période glaciaire de quelques décennies ou siècles semblable au « minimum de Maunder ». Mais ce n’est qu’une hypothèse envisagée, loin des prédictions péremptoires des réchauffistes.
Coïncidence ? L’inénarrable Jouzel que les brosses à reluire des télés présentaient comme un prix Nobel (excusez du peu !) du fait de sa seule appartenance au GIEC, professait jusque dans les années 1980 qu’une nouvelle ère glaciaire s’annonçait. Oui mais ça c’était avant. Avant que le GIEC ne l’embauche.
Pour Richard Lindzen, professeur au MIT et physicien spécialiste de l’étude de l’atmosphère : « Il n’y a pas de consensus, unanime ou non, sur les tendances de long terme du climat et sur leurs causes (…) Nous ne sommes pas en position d’attribuer avec suffisamment de confiance les changements climatiques passés au dioxyde de carbone ou de prédire ce que le climat sera dans le futur ».
Tandis que feu Frédérick Seitz, physicien expert en structure des matériaux et rayonnements ionisants et président de l’Académie des Sciences des USA, disait : « Il n’existe aucune preuve scientifique convaincante indiquant que les émissions de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre causent ou causeront, dans un avenir prévisible, un réchauffement catastrophique de l’atmosphère de la Terre et une rupture de son climat ».
Contre la science, pensée unique et pensée magique
Les cycles climatiques courts (siècles) et intermédiaires (millénaires) sont fonction d’abord de l’activité solaire, à laquelle il convient d’ajouter pour les cycles longs une incidence plus marquée des variations d’orbite de la Terre, des changements de son inclinaison et de son axe de rotation. Avec à la marge les grandes éruptions volcaniques. Ce sont les paramètres de Milankovitch.
Les paramètres de Milankovitch ont été validés par la science expérimentale :
Par l’analyse des isotopes de l’oxygène dans les glaciers, la paléoclimatologie confirme les corrélations avec les éruptions solaires alternant avec des ralentissements d’activité de notre astre.
Par la cyclostratigraphie qui entérine la théorie astronomique des climats, grâce à l’analyse des cycles sédimentaires qui sont autant d’indicateurs dans les dépôts carbonés stratifiés de l’influence de la précession, de l’obliquité et de l’excentricité.
Sur des périodes plus courtes de l’ordre de 10 000 ans, la dendrochronologie étudie des cernes des arbres y compris fossilisés, révélant la succession des période chaudes, froides, sèches, humides et leur durée.
Mais qu’importe ! Les réchauffistes sont persuadés de savoir distinguer le Vrai du Faux, le Bien du Mal, comme leur Greta voit et sent le CO2, et ils se sont auto-investis de la mission sacrée de protéger l’espèce humaine contre ses propres erreurs.
Ils annoncent des cataclysmes qui correspondent à des événements climatiques extrêmes comme on en a toujours connu, en taisant qu’en 1931, 3,7 millions de personnes sont mortes du fait de catastrophes naturelles. Pour 11 000 seulement en 2018. Alors qu’entre-temps, la population mondiale a quadruplé.
Pour les chamanes de la nouvelle religion réchauffarde, tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont dans le Faux et le Mal, et menacent la survie de l’humanité. Les réchauffistes ont donc un devoir impératif de museler tous ceux qui contestent leurs lubies. C’est une logique d’inquisiteur. D’ayatollah. De stalinien. Ou de Khmer rouge repeint en vert.
Le réchauffisme est une idéologie totalitaire qui emprunte aux religions leurs pires travers, comme était le communisme au siècle précédent. Avec son dogme, ses rites, ses messes, son haut et bas clergé, ses ouailles, sa sainte bécasse, sa bureaucratie lourde, sa propagande omniprésente, ses interdits alimentaires (« devenez végétariens pour sauver le monde ! ») et son inquisition médiatique prompte à punir de la mort sociale les blasphémateurs et les hérétiques.
Bien entendu cette attitude ne favorise pas un débat scientifique, que de toute façon les réchauffistes esquivent en traitant par l’anathème et l’excommunication leurs contradicteurs. On ne discute pas avec le diable et ses diablotins !
Christian Navis
Extrait de Climats sous influences
https://climatorealist.blogspot.com/
https://ripostelaique.com/la-climatologie-politique-seloigne-de-plus-en-plus-de-la-vraie-science/
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