
par Gaston Le Torch
L’OTAN a deux grands commandements : l’ACO (Commandement allié Opérations), aux mains des Américains, et l’ACT (Commandement allié Transformation), traditionnellement confié aux Français. Mais, au-dessus d’eux, il y a le Comité militaire, celui qui conseille, qui oriente, qui met en musique les grandes décisions militaires de l’Alliance. Son président, l’Italien Giuseppe Cavo Dragone, s’en va en juillet 2027. Il fallait donc lui trouver un successeur. Deux candidats : une Canadienne, la générale Jennie Carignan, et un Allemand, le général Carsten Breuer, patron de la Bundeswehr.
C’est l’Allemand qui l’emporte. À partir de l’été 2027, pour trois ans, Breuer présidera donc le Comité militaire de l’OTAN. Encore un Allemand surtout. Berlin ne cache pas sa satisfaction. Pistorius parle de « clairvoyance stratégique », de « rôle central », de « confiance envers l’Allemagne ». Breuer serait, nous dit-on, un « Européen », avec le réseau qu’il faut et surtout la volonté « d’influencer les choses ».
Voilà qui est clair. L’Allemagne ne se contente plus de réarmer sa Bundeswehr (disons Whermacht !) : elle prend place, méthodiquement, dans les centres de commande de l’Alliance. Breuer sera le sixième général allemand à présider le Comité militaire depuis les années 1960. Ça commence à faire beaucoup en plus de l’impératrice von der Leyen.
Conclusion… Verdun, on ne passe pas ! Frexit ! Frexit !
https://www.actionfrancaise.net/2026/09/30/ein-zwei-drei-voila-la-bundeswehr/
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