
Par Action française lycéenne
Depuis quelques années déjà, les ordinateurs ont envahi les CDI (les centres de documentation et d’information) des collèges et des lycées, et l’usage de l’intelligence artificielle est désormais entrée dans les habitudes des lycéens, parfois de façon plus intrusive que vraiment utile. Certes, c’est un fait : est-ce pour autant un bienfait ? Bien sûr, cela accélère les recherches et les travaux faits à la maison, mais n’est-ce pas, si l’on n’y prend garde, au détriment de l’intelligence humaine tout court ? Et les réponses de l’IA sont-elles vraiment neutres et crédibles ? Si l’on fait quelques expériences en Histoire-Géographie, par exemple, les résultats s’inscrivent le plus souvent dans les logiques et les préjugés de l’histoire officielle, au risque de conforter l’idéologie dominante aux dépens de la vérité historique : c’est fâcheux !
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le royaliste Georges Bernanos nous a prévenus des risques d’un monde dominé par les machines et par les robots, dans un livre que tout lycéen résistant à l’air du temps et à l’ère de la technique doit se procurer et lire : La France contre les robots. Sa mise en garde doit être entendue, encore et toujours : « Un monde gagné pour la technique est perdu pour la liberté ». Il ne s’agit pas de nier l’utilité des progrès techniques pour améliorer les conditions de vie et de travail des lycéens, mais de refuser d’abandonner sa liberté de penser et son esprit critique à cause de la technique qui prendrait la place de notre cerveau et nous transformerait inéluctablement en petits robots répétiteurs des formules sortis de ChatGPT et autres plateformes numériques.
Là encore, la lecture de Bernanos peut nous aider à répondre à la toute-puissance de la technique : « La civilisation française a, durant des siècles, formé des hommes libres. La France refuse d’entrer dans le paradis des robots ». Lire, chercher, étudier, écouter, réfléchir, écrire, penser par soi-même, mais aussi discuter, débattre, confronter les connaissances et les idées : voilà ce qui caractérise les êtres libres. Si les machines peuvent nous aider, jamais elles ne doivent remplacer la réflexion personnelle : les lycéens ne sont pas des robots, ils aspirent à devenir des personnes libres, dans leurs cadres de vie, d’étude et d’action politique comme sociale.
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