Nouveau rebondissement dans l’affaire Crépol : les accusés seront bien jugés avec la circonstance aggravante de racisme envers « la race blanche et la nation française » (MàJ)

25/09/2026

Dans cette ordonnance, que BFMTV a pu consulter, les magistrats ordonnent que les 11 accusés soient jugés pour avoir notamment volontairement donné la mort à Thomas Perotto, et tenté de tuer trois autres personnes, avec la circonstance aggravante d’avoir tenu des propos contre “la race blanche et la nation française“, une notion qui était très largement contestée à la fois par les avocats de la défense mais également par le parquet de Valence.

Les juges d’instruction n’ont pas tenu compte des arguments de la défense et du parquet, et ont suivi les conclusions formulées par certains avocats de parties civiles, qui appelaient à retenir cette notion de “racisme anti-blanc”.

BFMTV

Voir le tweet

17/08/2026

Le parquet de Valence demande d’abandonner la circonstance aggravente de racisme mais de retenir la concomitance, une autre circonstance aggravante du meurtre et des tentatives de meurtre. (…)

Le Dauphiné Libéré

Le parquet assure que les témoignages rapportant des propos lancés à l’encontre des Blancs ou des Français sont « très minoritaires, certains d’entre eux ayant évolué au fil du temps, la teneur des propos entendus ou rapportés est variable (“planter des blancs”, “tuer du français”, “crever les petits blancs”, “sales français de merde”). » (…)

Le parquet considère qu’« aucun témoin n’est en capacité de les imputer à l’un ou l’autre des mis en examen ou d’en identifier les auteurs ». Conclusion juridique : « Sans certitude de la teneur des propos tenus et sans possibilité de les imputer précisément à une quelconque personne physique, ces présomptions ne suffisent pas à caractériser une charge permettant le renvoi des mis en examen pour des crimes ou délits aggravés » par cette circonstance.

Un raisonnement inacceptable pour Me Lara Fatimi, avocate de l’association Lea (Lutte pour l’égalité dans l’antiracisme) : « Le parquet, pourtant chargé de défendre les intérêts de la société, choisit de balayer d’un revers de main les propos anti-Français et anti-Blanc rapportés par plusieurs témoins. Cette position est incompréhensible pour les victimes. Nous attendons désormais la décision définitive des juges d’instruction, qui avaient retenu cette circonstance aggravante à l’issue de l’instruction. » (…)

C’est maintenant aux juges d’instruction de rendre leur ordonnance de mise en accusation, qui statuera sur le renvoi ou non des jeunes pour un crime à caractère raciste, puisque ces magistrats ne sont pas tenus de suivre les réquisitions du parquet.

Le Point

F de Souche

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