Je n’imaginais pas qu’une remarque de bon sens sur Bluesky, le clone de l’ancien Twitter où un papillon bleu a remplacé le zoizo, allait déclencher un déferlement de haine et d’insultes. Abondant ma conviction que notre société malade est un peu plus déglinguée et dégénérée chaque jour.
Minables et fiers de l’être. Il y en a même qui croient que le Gorafi est un média fasciste !
Sans m’adresser à quelqu’un en particulier, en réponse à une raillerie du Gorafi « la fierté d’être Lfiste », j’écrivais ces propos horribles aux yeux des commissaires politiques :
On pourrait être fier d’avoir inventé un remède contre le cancer, ou trouvé une nouvelle source d’énergie non polluante, ou créé des recettes indolores pour baisser les impôts. Mais la fierté d’être homo ou hétéro, noir, caucasien ou asiatique est un lot de consolation pour les médiocres.
Des truismes pour les esprits rationnels, même si la conclusion est impitoyable. Parce qu’elle décrit une réalité que tous les gens sensés peuvent observer. Plus les individus sont nuls, plus ils radotent tels des perroquets cacochymes et se drapent dans une autosatisfaction narcissique. Renforcée par la certitude de bien penser, après avoir été formatés par l’inéducation antinationale et les médias menteurs.
Le réchauffement climatique va nous tuer, vous devez être végétariens (mais pas un mot sur la barbarie halal), l’immigration est une chance pour la France, l’UE nous apporte la paix et le plein emploi, les assassins sont des victimes du racisme, l’islam est une religion d’amour, de tolérance et de paix, Brichel est une vraie femme, les hétéros sont des homos honteux, aimer la France c’est du fascisme…
Les arrogantes certitudes sont les ennemies de l’intelligence
La plupart des grands esprits que la terre a portés, savants ou philosophes, étaient des gens modestes. Parce qu’ils avaient conscience que plus on acquiert des connaissances et plus on traque la logique dans ses derniers retranchements, plus on mesure l’immensité de ce qu’il reste encore à découvrir… De quoi motiver les générations futures, du moins celles qui ne sont pas embourbées dans un prêt-à-penser dont le contenu se résume à des sigles et des slogans.
La lucidité s’oppose à l’effet Dunning-Kruger, commun chez les microcéphales où, par un biais cognitif compensatoire, l’ignorance engendre une surconfiance en soi. Parfois pour masquer des vulnérabilités qu’on refuse d’affronter et des complexes inavouables. Souvent parce que l’instinct grégaire de celui qui suit le troupeau tient lieu de certitudes et de légitimité. Tandis que les personnes les plus compétentes ont tendance à minorer leur supériorité. Par tact, modestie, ou simplement parce qu’elles ont conscience de l’étendue et de la profondeur de ce qu’il leur reste encore à connaître.
Les plus grands esprits considèrent qu’ils sont des héritiers qui n’ont fait que bâtir sur les fondations des autres. Isaac Newton, l’homme qui a théorisé la gravitation universelle, disait : « Si j’ai vu plus loin, c’est en montant sur les épaules des géants qui m’ont précédé. »
De son côté, Albert Einstein avouait : « Je n’ai pas de talent particulier, je suis seulement passionnément curieux. » Marie Curie, Louis Pasteur, Wernher von Braun disaient à peu la même chose, chacun avec ses mots. Tous héritiers de Socrate qui affirmait : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien, mais je veux apprendre. »
Les grands savants savent raison garder parce qu’ils adoptent un effet de perspective. Plus un ensemble de connaissances s’agrandit, plus la frontière avec l’inconnu s’élargit. Chaque réponse scientifique soulève de nouvelles questions. La science repose sur le doute, la remise en question perpétuelle des paradigmes et la correction de ses propres erreurs. Seuls des Delogu et des Greta se croient infaillibles.
Sans faire de la psychanalyse de bistrot, ces gens-là possèdent un profil contagieux. Leur schéma mental identique passe par trois étapes : la certitude de posséder la science infuse. La conviction d’être un individu exceptionnel sans effort. Tout comprendre sans jamais avoir ouvert un livre. Et l’illusion que la posture domine l’imposture.
Il y a une catégorie majoritaire chez les minables : les pauvres types qui se croient supérieurs aux femmes.
Même engluée dans un brouillard mental épais, la psyché des minus ressent inconsciemment le poids de leurs faiblesses intellectuelles. Entre dissociation des idées, dislocation de l’aptitude à anticiper, incapacité à maîtriser des concepts simples et inaptitude à gérer des synergies, qui sont les conditions sine qua non de l’évolution des individus et du progrès des civilisations. Ces êtres sous-doués surcompensent leur médiocrité en s’affirmant supérieurs à l’autre moitié de l’humanité. Or la biologie et la psychologie sont formelles : un zob et une paire de couilles ne rendent ni meilleur ni plus intelligent qu’un vagin et deux ovaires.
Des expériences ont été répétées dans des universités nord-américaines. On a constitué trois groupes de dix étudiants chacun, du même âge et d’un haut niveau d’études scientifiques. Un groupe avec des garçons, un autre avec des filles et un troisième fifty-fifty. Et on leur a soumis séparément, dans le même laps de temps, des problèmes d’intrication quantique exigeant pour leur résolution autant de créativité que de connaissance pure. Résultats : le groupe masculin et le groupe féminin parviennent à des solutions proches, parfois avec des raisonnements différents. Mais le groupe mixte l’emporte par sa rapidité à répondre et sa capacité à produire des idées originales.
Si les mâles et les femelles sont juridiquement égaux dans notre civilisation, la nature les a faits complémentaires. Pas seulement sur le plan biologique et affectif, mais aussi sur le plan intellectuel. Avec le bonus de l’émulation. Car s’ils sont compétitifs entre eux, ils le sont encore plus en concurrence avec l’autre sexe. Les garçons veulent briller et les filles refusent d’être prises pour des billes.
S’il n’y a pas de races supérieures, chacune a eu ou aura sa chance à un moment T de son histoire, on trouve partout et à toutes les époques des individus plus éclairés que la moyenne. Ces gens font avancer l’humanité dans le domaine des sciences et de la culture. Chinois, Hindous, Européens, Austronésiens, tous y ont contribué à leur manière. Avec une exception notable : les mahométans. Ils stagnent depuis mille ans parce qu’ils se sont privés de la moitié de leur intelligence collective au nom d’une croyance archaïque.
Entre l’être et le paraître, le savoir et le faire-valoir, le créneau est étroit pour les personnalités authentiques
On ne peut affirmer sa propre valeur que si on accepte de la confronter à celle des autres. Celles et ceux qui sortent du lot par leurs talents, leurs connaissances, leur ouverture d’esprit, leur créativité. C’est pourquoi les médiocres qui détiennent une parcelle de pouvoir et peuvent influencer l’opinion usent de sordides manigances pour se barricader dans le donjon de la cenSSure. Là où il sera malaisé de dénoncer les impostures, et dangereux de le faire s’ils détiennent les armes d’un pouvoir totalitaire.
Sur les réseaux sociaux, des jeunes qui ne lisent plus sont omniprésents. Porteurs d’une contre-culture de l’exhibitionnisme et de la mise en scène de soi. Comme si chacun était le centre du monde. Comment peut-on dans un tel contexte prôner une évaluation objective des mérites ? En suggérant une remise à plat de la frime à tout va, ne condamne-t-on pas ceux qui ont le sens de la mesure à rester en retrait, voire à être pris pour des losers ? Quant tant de critères sociaux et médiatiques ignorent l’être et privilégient le paraître.
La lucidité est-elle compatible avec l’inculture ?
Tous les voyants sont au rouge. Et cela ne concerne pas seulement la dégringolade du niveau de l’enseignement. Quant une société sollicite et valorise l’opinion de chanteuses, d’actrices ou de sportifs sur tous les sujets, pourvu que ces personnes en vue répondent bien en récitant la doxa simplifiée pour les nuls… tandis que cette même société ostracise et condamne de grands savants parce qu’ils ont exprimé des désaccords avec les lubies du pouvoir ou les diktats du politiquement correct… on est vraiment très mal barrés !
La lucidité n’a plus droit de cité quand des médias pervers encouragent, pourvu qu’ils aillent dans leur sens, des médiocres à afficher une excellence autoproclamée, aussi factice qu’ostensible. Macron est l’archétype du pantin frimeur et caractériel qui résume toutes les tares des m’as-tu-vu et des consommateurs de prêt-à-penser. Ajoutant à la comédie claudicante d’un politicien intellectuellement limité, imbu de sa personne, une épouse décatie qui fut un homme dans une autre vie, et que les loufiats des médias ont reçu ordre de trouver irrésistible.
Christian Navis
Quelques arnaques climatiques archivées
https://climato-sceptique.blogspot.com/
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