
Pierre Lellouche s’emporte, et il a raison. Ce qu’il décrit, c’est exactement ce que nous dénonçons au RPF depuis des mois : un président hors sol, hors contrôle, incapable de maîtriser la situation qu’il prétend diriger.
Il pointe les incohérences diplomatiques et stratégiques d’un pouvoir qui navigue à vue. Il rappelle que nous avons laissé nos capacités de raffinage s’effondrer au point de manquer de gasoil. Que nous avons accepté de couper tout approvisionnement russe en gaz et en pétrole pour acheter quatre fois plus cher aux États‑Unis.
Et il s’interroge sur les gesticulations guerrières d’un chef de l’État qui envoie 80 % de notre flotte, avec notre seul porte‑avions, « faire des ronds dans l’eau » dans le Golfe, pour annoncer que « quand la paix reviendra », on rouvrira le détroit d’Ormuz.
Cela confirme ce que nous voyons tous, c’est-à-dire un homme qui ne maîtrise rien, qui se met en scène alors que la seule chose qu’il pourrait faire c’est agir sur les taxes sur l’essence et il ne veut pas en entendre parler. Face à une telle situation il n’y a qu’une chose à faire, le destituer ! Pour toute réponse à cette question que se pose de très nombreux Français, il y a un mur qui se dresse, de silence voir de connivence. Toutes les questions qu’il pose lors de son passage sur CNEWS sont légitimes et devraient appeler une réponse claire de la part de nos parlementaires. Or il n’en est rien, personne ne veut le sortir au risque de le laisser nous entraîner dans une catastrophe pour satisfaire son égo ! Et là, que croyez-vous que nous entendrons, enfin si on peut encore entendre quelque chose ? Eh bien que personne n’est responsable d’avoir laissé un égocentrique à la tête d’une puissance nucléaire sans jamais avoir osé lui demander des comptes !
Comme si cela ne suffisait pas la dernière sortie de Bardella devient lunaire. Est-il devenu le porte-parole du gouvernement ? On peut se le demander tant il reprend la rhétorique macroniste au point qu’on ne sait plus qui il représente. Bardella fait du Macron non pas comme Jourdain faisait de la prose sans le savoir, lui sait, enfin il croit savoir, alors pour faire bien il s’aligne sur la doxa ambiante, c’est d’ailleurs ce qu’il fait de mieux, s’aligner. Dutronc chantait qu’il retournait sa veste toujours du bon côté, Bardella s’aligne ! Il parle de démarche hostile faisant sans doute référence aux mesures prises contre Auchan et Nestlé, en oubliant que c’est une réaction à ce que fait la France contre la Russie. C’est aussi ça la guerre et Bardella le découvre, ça ne se fait pas avec des règles que l’on invente pour se rassurer.
Mais pour Bardella comme pour Macron, il faudrait pouvoir frapper sans être frappé en retour. Le monde de la guerre ne fonctionne pas ainsi.
Qui envoi de l’argent, des armes, des instructeurs, jusqu’à certains militaires directement sur le terrain ? Bardella reprend mot pour mot le discours sécuritaire de l’UE, en totale méconnaissance de la réalité et de toute logique. Les propos de Pierre Lellouche contrastent tellement avec ceux de Bardella, lui voit juste, tandis que l’autre répète ce qu’il ne comprend pas. Mais Lellouche reste isolé, pourquoi n’arrive-t-il pas à convaincre ses anciens amis que la seule chose à faire pour le bien de tous est de destituer Macron. Il vient encore de vendre un de nos fleurons industriel Everllence, aux américains sans que cela n’émeuve nos parlementaires. Mais que leur faut-il pour qu’ils réagissent ? Il y a une méfiance de plus en plus grande vis-à-vis de ceux qui sont censés nous représenter et qui laisse en place un homme dont le but n’est pas de préserver la France et ses intérêts mais de détourner les regards sur sa gestion catastrophique depuis dix ans, et l’homme est prêt à tout pour, si ce n’est conserver le pouvoir, du moins empêcher que ce procès ait lieu. Il est comme Merz en Allemagne, il n’a plus de majorité mais reste au pouvoir, il n’a plus de légitimité mais cherche des boucs émissaires, des coupables, pour éviter de devoir s’expliquer clairement. Peut-on encore faire confiance à ces députés, ces sénateurs ?
Dans une future réorganisation de nos institutions, il faudra s’assurer que les grandes décisions ne leur appartiennent plus. Le peuple devra retrouver son pouvoir de validation et de contrôle, puisqu’ils ont démontré qu’ils ne voulaient plus s’en charger, ou qu’ils préféraient se protéger eux‑mêmes.
Il serait intéressant de demander à Pierre Lellouche ce qu’il propose pour pallier ce déficit de courage et de lucidité. Car lui, au moins, voit ce que les autres refusent de voir.
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