Fiasco de l’école : ça s’explique très bien

Le Ministre de l’Education Nationale, Edouard Geffrey, prend acte du mauvais classement de la France en matière de scolarité. Ce n’est « pas une surprise », dit-il sobrement. Il a le mérite de reconnaître que depuis environ 40 ans, l’arrivée des socialistes au pouvoir en résumé, on a laissé tomber l’instruction et introduit pêle-mêle, le « vivre-ensemble », la nutrition, la sexualité, l’écologie, le sanitaire et social, la pâmoison devant la culture de l’autre, les sorties « culturelles » à connotation idéologique… en oubliant que les enfants ne font pas ce qu’on leur demande de faire, mais ce qu’ils voient les adultes faire. Et ils voient des adultes qui n’écrivent plus, ne lisent plus sur du papier et surtout, s’occupent beaucoup moins de leurs enfants, quand tout le monde a le nez plongé dans un écran…

Mais on aurait tort de penser que l’école est la seule en faute. De 0 à 3 ans, l’enfant est chez ses parents, moins sollicité qu’avant, toujours cette question des écrans, avec moins de vie expérimentale, il ne faut dorénavant plus qu’ils se fasse mal, comme si dans les années 50 et 60 nous étions morts d’avoir sauter par dessus les ruisseaux, grimpé aux arbres, ou avoir appris à faire du vélo sans casque. Moins de physique également, avec une perte moyenne d’un quart de la VO2max et une prise de poids moyen conséquente. Or l’apprentissage passe aussi et surtout par le corps chez les petits. Le tout assorti d’une curieuse « philosophie » : la frustration, la sanction, le travail, briment le développement psycho-affectif de l’enfant, alors qu’en réalité, ils le construisent. Il faudrait maintenant apprendre de manière ludique, sans effort, sans contrariété, en s’amusant, à égalité avec un adulte copain, transformé en « animateur du savoir », selon les nouvelles terminologies, pourquoi pas en moniteur de colonie de vacances ? Le tout avec des enseignants mal formés, mal payés, majoritairement féminins, et très majoritairement soucieux de principes de gauche. Et pour finir, il a fallu adapter tout le système scolaire au niveau des pires endroits et des pires élèves du pays, les établissements des zones sensibles, peuplés de gens qui ne veulent surtout pas de notre culture, mais plutôt nous imposer la leur.

Et pourtant, quand on interroge un par un tous les Ministres successifs de l’éducation nationale, ils ont tous été bons et ont tout fait pour améliorer le niveau scolaire des élèves et même la réalité des résultats ne les fait pas démordre. Personne n’a l’air de se souvenir que la France gaulliste a eu la meilleure instruction du monde, à une époque et que quasiment toutes les nations sont venues voir comment on faisait la classe, dans cette France qui a produit les meilleurs ingénieurs du monde, pour s’en inspirer. Ce qui laisse penser que tout cela n’est pas dû au hasard, mais relève bien d’une volonté de destruction qui colle aux nouveaux modèles sociétaux imaginés par des promoteurs occultes, qui d’ailleurs ne se cachent même pas : une élite à moins de vingt pour cent qui maîtrise le savoir et tient les commandes et 80 à 90 % de moutons, juste instruits de ce qu’il faut, manipulables à souhait.

Au RPF, nous avons déjà largement exprimé notre volonté de revenir à ce qui a été appelé après-guerre, la massification de l’enseignement, c’est à dire, amener chaque élève au plus haut niveau qu’il est capable d’atteindre. En réintroduisant des paramètres de base : travail, discipline, mérite, sanction, filières manuelles et technologiques, réindustrialisation, apprentissage, tutorat, recherche fondamentale… et la nécessité de créer un désir d’apprendre, qui s’obtient par l’apprentissage du manque et pas par un gavage permanent de biens de consommation et une satisfaction sans condition des caprices de l’enfant. Et c’est largement possible, je le sais pour l’avoir personnellement expérimenté dans les écoles. Mais cela ne se fera pas en 10 ans, ni même en 20 ans, il faudra quasiment deux générations et encore, en maintenant une volonté politique puissante dans le sens du savoir et du savoir-faire, avec constamment l’application d’un principe gaulliste de base : l’exemplarité.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/09/10/fiasco-de-lecole-ca-sexplique-tres-bien/

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