Mes chères impertinentes, chers impertinents,
« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », dit Philippe Aghion dont le concept central de sa pensée repose sur l’innovation comme moteur de croissance.
Voilà ce qu’explique Public Sénat dans son article.
L’idée est la suivante, selon Philippe Aghion : « Si tu innoves, tu fais des rentes pendant un certain temps puis les nouvelles innovations remplacent les anciennes technologies. » Il remarque néanmoins que ce processus comporte en lui-même une contradiction « car les innovateurs d’hier sont tentés d’utiliser leurs rentes pour empêcher l’innovation et ainsi ne pas être sujets à la destruction créatrice ».
Pour équilibrer cette relation entre acteurs économiques, le prix Nobel d’économie propose de mettre en place certaines limitations des monopoles produits par l’innovation. « Réguler une économie de marché, c’est à la fois encourager l’innovation, pouvoir croitre et prospérer, et en même temps s’assurer qu’un acteur qui a prospéré n’empêchera pas d’autres générations d’innovateurs d’arriver », estime-t-il.
Le prix Nobel communiste !
« J’étais communiste pendant 10 ans (…) je ne pouvais pas supporter que des enfants qui, parce qu’ils venaient d’un milieu défavorisé, n’aient pas accès aux mêmes savoirs et opportunités que d’autres », rappelle Philippe Aghion dont la famille de pensée s’inscrit à gauche. Il a compris plus tard dans sa formation intellectuelle que « pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », la richesse étant produite par la croissance et la croissance par l’innovation.
« Si l’on regarde le PIB mondial, il est constant de Jésus-Christ jusqu’à 1820. Le décollage est la révolution industrielle grâce à la machine à vapeur. Puis, il y a eu l’électricité, les technologies d’information et maintenant l’IA », ce sont ces vagues d’innovations et de progrès technologiques qui ont permis, selon lui, de créer de la croissance.
Sauf que c’est faux et notre Nobel se trompe !
Disons qu’il faut relativiser le rôle de l’innovation pour être plus précis.
Bien évidemment l’innovation technologique joue un rôle important dans la croissance économique, mais cette innovation technologique ne peut pas survenir n’importe comment, et elle n’intervient pas de manière spontanée.
Il faut des conditions préalables à l’innovation.
Pour innover il faut d’abord avoir l’autorisation de le faire. Dans les Etats communistes, l’innovation n’a jamais été facile pour ne pas dire impossible car une innovation nécessite généralement de dire que ce que l’on faisait jusqu’à maintenant n’était pas terrible et que l’on peut faire nettement mieux. Allez dire ça à Staline et vous terminez au mieux au Goulag et en général avec une balle dans la tête dans les sous-sols lugubres de la Loubianka.
Ensuite, généralement l’innovation nécessite une accumulation importante de capital pour pouvoir être financée. Cela a été le cas pour les machines à vapeur, le train, le rail, de même que rien n’a changé pour financer la conquête spatiale de Space X ou l’IA il faut des milliers de milliards de dollars. Pas d’accumulation de capital = pas d’innovation (ou une innovation freinée).
Enfin pour voir de l’innovation surgir, il faut que ceux qui innovent puissent (quelle horreur) gagner de l’argent (une autre horreur).
Pour distribuer de la richesse il ne faut pas simplement de l’innovation.
L’innovation permet d’habiller ce que les gens de gauches (forcément gentils, vertueux, et qui eux veulent le bien des autres) ne veulent pas voir dans le mécanisme de la création des richesses.
Ils ne veulent pas voir qu’il faut des bâtisseurs.
Les bâtisseurs sont peu nombreux et en France nous aimons les crucifier. Il faut des entrepreneurs et ils ne sont pas nombreux. Il faut aussi des transgresseurs de l’ordre établi, sinon vous n’avez pas d’innovation.
Que faisons nous en France ?
Nous interdisons, nous étouffons sous les Cerfa, les amendes, les peines, les procès, les poursuites tous ceux qui « transgressent » qui veulent « innover », « inventer ». Ils ne rentrent par définition et par nature jamais dans les cases du Cerfa ou de l’administration.
Je vous passe les insultes dont sont également victimes ceux qui « réussissent » comme si c’était le mal absolu.
Il faut donc pour créer des richesses créer les conditions favorables à la création de richesses pour avoir au bout du compte de quoi distribuer.
La première des conditions, n’en déplaise aux communistes, c’est le respect de la propriété privée et de pouvoir détenir son entreprise, son brevet, son patrimoine qu’il soit financier, immobilier, culturel ou… intellectuel (les brevets par exemple).
La seconde c’est de permettre l’accumulation du capital.
La troisième c’est de favoriser les investissements.
La quatrième c’est de n’étouffer aucun talent.
La cinquième c’est de ne pas euthanasier le tout avec des taxes, des impôts et des prélèvements pour nourrir un Etat obèse qui ne protège plus personne mais ruine tout le monde… comme tous les Etats communistes et la France est le dernier Etat communiste avec presque 60 % du PIB qui est constitué de la dépense publique donc… de taxes et de prélèvements qui à ce niveau étouffe toute innovation.
La France n’innove plus et ne produit plus de richesses.
Tout ceci est parfaitement compréhensible, lisible et prévisible.
Il faut donc rendre énormément de liberté aux gens, il faut cesser le tout assistanat pour revenir à la seule chose qui marche et qui soit moralement nécessaire… ce que j’appelle la juste solidarité qui n’est certainement pas le droit à la paresse et de refuser de participer à la société.
De la même manière que nous devons tous contribuer en fonction de nos possibilités aux impôts nous devons travailler et construire la société qui est notre bien commun en fonction de nos capacités. Nos Esat en sont la preuve vivante et quotidienne où nos concitoyens en situation de handicap mental par exemple participent en travaillant.
Il ne faut abandonner personne, mais personne ne doit non plus abandonner la société.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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