[POINT DE VUE] Carburants : au nom de l’écologie, pas de pétrole français !

station service pétrole gaz oil

Ce dimanche la station Total la plus proche de chez moi était fermée. Pour être clair, elle était à sec, tant les prix proposés, malgré leur importance, étaient attractifs au regard de ceux, vus le même jour, affichés ailleurs, qui frôlaient les 2,50 euros !

À propos des carburants, on entend tout et son contraire. On nous explique que ce sont les conflits qui font flamber les prix, mais on nous rassure du côté du gouvernement en nous disant qu’il n’y a pas de risque de pénurie. Et, en même temps, on nous explique que compte tenu du blocage des deux détroits qui encadrent la péninsule arabique au sud, 30 % de la production mondiale n’est plus disponible.

Il y a quelques jours, un reportage télévisé m’a fait découvrir un des derniers puits de pétrole de France. Il est situé à Parentis-en-Born dans le département des Landes. On avait filmé les mouvements de balancier de la pompe dite, je crois, « tête de cheval » qui sortait du sol de France ce pétrole qui vaut si cher aujourd’hui. Cela ne représente qu’un petit pour cent de nos besoins, mais pour répondre à nos lois écologiques, la concession ne sera pas renouvelée dans quelques mois. Cette information m’a conduit à vérifier la législation en la matière.

Nous regardons faire les voisins

Comme toujours dans le domaine de l’écologie, certains chevaliers blancs de la nature et de l’environnement veulent que notre pays soit le meilleur de la classe. C’est ainsi qu’une loi du 13 juillet 2011, dite loi Chanteguet, a interdit l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures, liquides ou gazeux, par fracturation hydraulique, au sujet de laquelle quelques contre-vérités ont circulé et qui se pratique en particulier aux USA.

Et puis, il y a eu la loi Hulot. Vous connaissez, celui qui faisait des émissions de télévisions, où l’écologie était beaucoup oubliée dans les moyens utilisés, mais qui l’ont rendu célèbre, riche et ministre. La loi du 30 décembre 2017 qui porte son nom, a mis fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures dans notre pays, y compris outre-mer. On sait qu’en Guyane, sur terre et en mer, il existe d’importantes réserves que les pays voisins ne manquent pas d’exploiter sur leurs façades maritimes. Nous, nous regardons faire les voisins et nous allons explorer et exploiter ou acheter ailleurs ce qui existe sur notre territoire. Cette loi a été promulguée par le président de la République avec la signature du Premier ministre de l’époque, monsieur Édouard Philippe. Ce dernier, candidat à l’élection présidentielle, nous donnera, rapidement j’espère, ses solutions face à la crise actuelle puisqu’il fait partie de ceux qui ne veulent pas  qu’il y ait du pétrole français. Je me permets de lui suggérer de proposer de limiter la vitesse des véhicules automobiles à 60 km/h pour moins consommer et d’imposer des ZFE (zones à faible émission) dans toutes les villes. Les gueux resteront chez eux. Nous pleurons sur le prix des carburants indispensables pour nous déplacer et travailler, et dans quelques jours, pour nous chauffer cet hiver, et nous nous sommes interdit d’avoir du pétrole ou du gaz français. Cherchez l’erreur !

Jean-Louis Esperce

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