
La gauche s’insurge contre les propositions du RN en matière de logement, criant à la stigmatisation, et bien entendu surtout, à la démagogie. Jusque-là rien de nouveau, nous l’avions écrit il y a peu, les mêmes moralisateurs et donneurs de leçons ne manqueront pas, comme ils l’avaient fait avec Milei, le président Argentin de dire que toutes les propositions qui iront dans le sens de plus de liberté, et moins de contraintes seront hors sol, irréalisables et que non seulement il ne faut pas les mettre en œuvre mais qu’il faut au contraire accentuer celles qui ont échouées. Les résultats en Argentine ont depuis fait fermer le clapet de cette caste. Mais revenons sur les arguments de cette bien-pensance gauchiste, qui ne conçoit le social que lorsqu’il s’adresse en priorité aux étrangers.
Ils brandissent des chiffrent pour démontrer que ce que dit le RN est faux. Il faut rappeler que Marine Le Pen s’est appuyée sur ceux communiqués en 2022 par le Ministère de l’intérieur lui-même, qui annonçait que les immigrés occupaient 30% des places en HLM, contre 11% de non étrangers. Nous reviendrons sur ces données un peu plus tard. Selon Emmanuelle Cosse, l’ancienne ministre du Logement, les immigrés ne seraient pas sur-représentés puisqu’ils seraient 15% des locataires pour une part de 7% de la population nationale. Eh oui, madame Cosse vous venez de nous apporter la preuve que la population étrangère est 2.14 fois plus représentée que sa part réelle. Un groupe qui représente 7 % de la population mais 15 % des personnes présentes est sur‑représenté de 114 %, soit plus de deux fois son poids réel. Le tout avec un autre chiffre que la gauche oublie : la France possède à elle seule un quart des logements sociaux de l’Europe entière. Comment font les autres ? Non seulement, n’en déplaise à la gauche, il y a assez de logements sociaux, mais il y en a beaucoup trop. Et nous y logeons des gens que nous ne devrions pas loger. Dans quels pays, un étranger qui arrive se voit fournir un logement et des aides sociales ? Aucun… à l’exception de quelques pays européens. La planète n’est pas d’extrême droite que l’on sache ?
Oui la loi SRU doit être abolie, pas pour Mélenchon, qui immédiatement se dresse et crie que le RN veut faire des ghettos de riches. Il préfère créer des ghettos de pauvres, pour s’assurer son fonds de commerce sans doute ? En quoi un village paisible qui n’a rien demandé à personne deviendrait une « réserve » de nantis tout ça parce qu’il ne veut pas construire des logements sociaux, sauf à considérer la mesure comme une punition pour ce village ? Qu’on ne vienne pas nous parler d’enrichissement culturel, depuis le temps, on devrait être les premiers partout, c’est loin d’être le cas. Mais ce procédé est d’ailleurs la méthode stalinienne de la gauche et des écolos, que de vouloir leur imposer, sous prétexte de mixité, une population non désirée. Parce que pour LFI et la gauche en général, il est hors de question de choisir sa population, c’est un acte bourgeois répréhensible à ses yeux, elle qui envoie ses enfants dans des écoles privées le plus souvent et qui vit dans des quartiers ou il n’y aura aucun risque de se mélanger avec cette population, dont elle veut imposer la présence aux autres. Qu’arrive-t-il dans ces endroits idylliques une fois le brassage effectué ? Il ne reste plus qu’une population immigrée, le plus souvent de confession musulmane, avec ses codes, ses règles, et les non-immigrés, comme ils sont pudiquement désignés, finissent par partir. Mais ça non plus il ne faut pas le dire. Bien entendu il y a l’argument que grâce à cette loi, il se serait construit entre 2000 et 2022 un million de logements sociaux, en 22 ans, soit 45 000 par an. Et il faudrait crier victoire pendant qu’en face le déficit de construction et de mise à disposition de logements s’écroulait, sans que cette gauche ne cherche les causes, s’ingéniant à préférer rester sur sa position, c’est-à-dire imposer des constructions que plus personne ne peut réellement financer. En réalité cette chute est due à une fiscalité écrasante et à des mesures, dont celles issues des DPE et autres joyeusetés, rendant la location plus contraignante, ne garantissant pas au propriétaire de récupérer son bien rapidement en cas de non-paiement des loyers.
L’offre locative a chuté de 55% depuis 2019. Les mises en chantier sont en baisses… les contraintes sont telles que les investisseurs ne se lancent plus. La conjugaison de la loi ELAN et les normes RT 2012 puis RE 2020, ont fait exploser les coûts, le choc réglementaire sur les passoires thermiques n’y est pas étranger non plus. Les annonces sur les futures interdictions, ou obligations ont conduit les propriétaires à vendre ou à laisser inoccupés les logements qu’ils ne pourraient pas rénover sans s’endetter considérablement. Ne pas analyser le pourquoi de l’effondrement est typiquement de gauche, surtout ne pas incriminer des lois absurdes, et poursuivre dans la voie de la ruine. La gauche créé des obligations qui ont des coûts démesurés et ils les compensent avec des aides, qui nécessitent forcément de trouver des ressources supplémentaires c’est-à-dire des hausses d’impôts et des taxes nouvelles. En réalité il faut effectivement en finir avec ces réglementations absurdes, redonner de la liberté aux acteurs et cesser de vouloir tout régenter pour retrouver une dynamique de construction avec des coûts bien plus abordables épurés de toutes les normes environnementales qui sont la principale cause du déficit de logement à la construction et à la location. De facto un coût de construction plus bas engendrera des loyers plus abordables, c’est mécanique. Donc oui le RN a raison de maintenir cette position.
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