
Ainsi donc, une assemblée générale de journalistes de France Inter a décidé d’impulser un mouvement de grève massif pour les 12 et 13 septembre prochains, suite à une motion votée à l’unanimité. Rien que ce principe d’un vote à 100 % devrait interroger quant à la démocratie du mouvement. On connaît la manœuvre. Celui qui anime le mouvement pose une question à la quelque dizaines de journalistes présents, et demande qui est contre. Bien sûr, personne n’ose lever la main. Il demande qui s’abstient ? Bien sûr, personne, car ne pas voter pour, c’est devenir suspect d’être complice de l’extrême droite. Donc, triomphant, il demande qui est pour, et tous les bovins lèvent la main. Et on annonce triomphalement que la grève est déclarée, votée à l’unanimité. Il paraît que cela s’appelle la démocratie d’une AG souveraine…
Hier, personne ne connaissait le journaliste Charles Sapin, et sans le crétinisme de quelques journalistes gauchistes de France Inter et de Radio France, personne n’aurait prêté attention à la chronique hebdomadaire de trois minutes qu’il va tenir tous les dimanches matin, à l’heure de la messe, sur la radio d’État. Mais il se trouve que la direction de France Télévisions, dans l’œil du viseur depuis la remarquable enquête du député Charles Alloncle, doit donner quelques gages de pluralisme à l’Arcom, du moins faire semblant. D’où l’embauche du journaliste qui, après avoir officié au Point, a travaillé à Valeurs Actuelles. Casus belli pour les gauchos !
Dans le même temps, 71 universitaires, tous des gauchistes également, demandent pour la deuxième fois au Conseil d’État de fermer immédiatement CNews, avant la présidentielle, pour absence de pluralisme. Ces mêmes universitaires, s’ils étaient journaleux à France Inter, feraient partie des meneurs qui s’opposeraient à la venue de Charles Sapin, dont la parole représentera 0,005 % de l’ensemble du programme quotidien de l’antenne.
Lors des auditions de la mission parlementaire de Charles Alloncle, Vincent Bolloré, interrogé, faisait connaître son attachement au service public, à condition qu’il ne coûte rien au contribuable français. Mais la plupart des personnalités politiques de droite estimaient, eux, que la seule solution était la privatisation, l’ouverture à la concurrence, et le grand nettoyage des différentes rédactions et des gauchistes qui, déguisés en syndicalistes, ont pris les chaînes en otage.
Le moins qu’on puisse dire est que les crétins qui dirigent les syndicats leur ont donné des arguments qui clôturent le débat…
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