
Je n’ai pas encore lu « Le casse du siècle », dernier livre de Sarah Knafo, mais je sais qu’il sera une mine de renseignements sur les turpitudes de tout un système financier qui nous ruine depuis des décennies et nous dépouille des fruits de notre travail. C’est un braquage permanent que subit le pays, mené par une clique politicienne sans foi ni loi.
Nous le disons ici depuis des années, ce pays n’est plus gouverné. Toute la sphère politique s’en contrefiche et chacun ne gère plus que sa propre carrière, vivant sur le dos du contribuable le plus saigné de la planète, se prélassant parfois durant 60 ans dans les palais de la République. Qu’ont-ils fait pour la France au cours de toutes ces décennies ? Ils l’ont ruinée, pour ne pas dire détruite. Tout part en vrille et plus un seul responsable politique ne saurait vous dire combien la France a inventé de taxes et d’impôts.
Demandez à quelques députés de vous livrer deux ou trois chiffres économiques essentiels, vous serez sidérés par leur ignorance et n’aurez droit qu’à un silence gêné. Ils sont ignares et inconscients du désastre qui se profile.
Le pays le plus fiscalisé au monde est en faillite. Les rapports d’organismes comme la Cour des comptes ou la Fondation IFRAP estiment que la France compte entre 300 et 450 taxes, impôts, cotisations et contributions diverses ! Mais cela ne suffit pas à nos Rapetou de Bercy.
Pour vous donner un aperçu de cette fiscalité monstrueuse qui nous dévore tous, voici le regroupement des grands secteurs de prélèvements obligatoires qui pèsent sur les ménages et les entreprises en France. Le pire étant que bon nombre de candidats de 2027 envisagent d’alourdir le fardeau au prétexte qu’il faut freiner une dette devenue incontrôlable, mais sans toucher aux dépenses jugées incompressibles.
Impôts directs sur les particuliers
– L’Impôt sur le Revenu (IR) : Prélevé à la source
– La Contribution Sociale Généralisée (CSG) : Taxe prélevée sur les revenus du travail, du patrimoine et des placements
– La Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) pour amortir le déficit social.
– Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU / Flat Tax) : Taxe à taux fixe de 30 % sur les revenus de l’épargne
– L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) : Frappe le patrimoine immobilier au-delà de 1,3 million d’euros
– La Contribution Exceptionnelle sur les Hauts Revenus (CEHR) : Surtaxe applicable aux revenus fiscaux très élevés
Taxes sur la consommation (Impôts indirects)
– La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA), principale recette de l’Etat
– La Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Énergétiques (TICPE sur les carburants)
– Les Accises sur les alcools et les tabacs
– Les Taxes intérieures de consommation sur l’énergie : TICFE (électricité), TICGN (gaz naturel) et TICC (charbon)
– La Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) : déchets, émissions polluantes et huiles
– Taxes locales et immobilières, perçues par les communes, départements et régions
– La Taxe Foncière sur les propriétés bâties (TFPB)
– La Taxe Foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB)
– La Taxe d’Habitation sur les résidences secondaires
– La Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM)
– Les Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO ou « frais de notaire »)
– La Taxe de séjour
– La Taxe d’aménagement (pour tout agrandissement ou modification d’une habitation)
Impôts et taxes sur les entreprises, créatrices de richesses et d’emplois
– L’Impôt sur les Sociétés (IS)
– La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)
– La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE)
– La Taxe sur les Salaires
– La Taxe d’Apprentissage et Contribution à la Formation Professionnelle
– Le Versement Mobilité
– La Taxe sur la Masse de l’infrastructure Routière (Taxe sur les véhicules de société)
Cotisations et contributions sociales
– Cotisations salariales
– Cotisations patronales
– Le Forfait Social appliqué sur les employeurs
Les innombrables « Micro-Taxes »
– La Taxe sur les friches commerciales (TFC)
– La Taxe sur les remontées mécaniques
– La Redevance pour création de bureaux en Île-de-France
– L’Imposition forfaitaire sur les pylônes
Certains de ces fossoyeurs de la nation, pour s’exonérer de leur criminelle incompétence, vous objecteront que le Danemark est encore plus fiscalisé que nous. Mais ce qu’ils vous cachent c’est que le Danemark est très peu endetté et observe une gestion comptable rigoureuse, avec un budget excédentaire chronique.
| Pays | Part des taxes et cotisations dans le PIB | Statut mondial |
|---|---|---|
| Danemark | 45,2 % à 45,8 % | 1er (Champion du monde) |
| France | 45,3 % | 2e (Vice-champion du monde) |
| Belgique | 45,1 % | 3e position |
| Autriche | 43,4 % | Dans le top européen |
| Allemagne | 38,0 % à 40,9 % | Proche de la moyenne européenne |
| États-Unis | 25,6 % | Fiscalité faible (modèle anglo-saxon) |
La dette française approche les 120 % du PIB, tandis que le Danemark conserve une dette brute d’environ 34 milliards d’euros, ce qui représente toujours moins de 28 % de son PIB avec un budget largement excédentaire.
La situation aux Etats-Unis n’est pas comparable puisque les frais de santé et de scolarité ne sont pas pris en charge par l’Etat. La France a fait le choix du tout gratuit, école et hôpital, avec une retraite par répartition entièrement pilotée par l’Etat. Un choix respectable, certes, mais qui est en train de nous détruire dès lors que la natalité s’effondre et que nous partageons le fruit de notre travail avec toute la misère du monde, car nous avons l’immigration la plus pauvre et la moins qualifiée de tous les pays de l’OCDE. Le dernier budget à l’équilibre remonte à 1974 ! Plombés par l’immigration extra-européenne de masse. Nous empruntons donc perpétuellement pour maintenir artificiellement notre niveau de vie et acheter la paix sociale.
Avec un patronat qui ne jure que par l’immigration sans en financer le fardeau social, puisque seulement 15 % des arrivées relèvent d’une immigration du travail, le pays ne peut que couler. Que nous dira Patrick Martin quand la France sera devenue une nation paupérisée à outrance, biberonnée à l’assistanat du berceau au tombeau ? Que sans immigration l’économie française serait à l’arrêt ? Il sait très bien qu’un immigré surdiplômé est une richesse pour le pays d’accueil et qu’un arrivant quasi illettré, issu des régions les plus analphabétisées du monde (Sahel et Afghanistan), ne peut que nous appauvrir.
La priorité des priorités est de diviser par 10 cette immigration annuelle de 500 000 déshérités.
Jacques Guillemain
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